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 my loneliness is killing me + (victoire)

Vers les étoiles, à travers les difficultés
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❝ HIBOUX : 760
❝ CÔTE DE POPULARITE : 1325
❝ MIROIR : daniel bederov
❝ CREDITS : créateur supprimé, alas & tumblr
❝ DIALOGUES : #669966
❝ ÂGE : vingt-trois années envolées
❝ STATUT SOCIAL : roturier célibataire, là où la douleur persiste
❝ OCCUPATION : améthysse, huitième année dans le parcours maîtrise de la magie dans l'espoir de devenir soigneur de créatures magiques. batteur dans l'équipe de quidditch diamant, violoncelliste dans l'orchestre, serveur au cafey desplat et amant de la solitude





Ces heures, toujours ces heures lancinantes et interminables d'enseignements rabâchés, la mort dans l'âme à guetter l'aiguille de sa montre effectuer sa ronde dans un balais nonchalant et alangui. Il ne restait que quelques minutes avant d'être enfin libéré du cour pénible d'histoire avancé, prêt à massacrer des gobelins si il en entendait encore une fois parlé. Assis au fond de la classe, il n'avait pas participé aux débats mollasse de l'assemblée qui ne rêvait que de retrouver la liberté. Sa cravate pendouillait négligemment autour de son cou, prêt à s'en servir pour se pendre et s'ôter la vie si il devait encore supporter le récit assommant du professeur d'histoire de la magie. Il était jugé comme bon élève malgré le manque de participation et d'efforts à contribuer. Yann n'avait qu'une seule hâte : quitter l'académie pour commencer enfin à bosser dans sa branche souhaitée. Serveur n'était qu'un moyen pour lui de se payer ses études et autres extras nécessaires à sa vie de jeune adulte. Il ne voulait pas compter sur l'aide généreuse de ses parents, pas du genre à quémander, pas pur fierté et esprit d'indépendance. Son uniforme n'était pas de toute fraîcheur comparé à l'élite noble assise aux premiers rangs de la classe, drapés de tissus parfaitement repassés et préservé des vicissitudes de la vie de roturier. La cloche sonna enfin l’amnistie interminable du cour et de la fin de journée, prêt à aller se terrer dans sa chambre pour ne plus avoir à supporter les sourires faux de ses camarades aux médisances dépravés. Le breton se foutait de savoir avec qui la dernière pétasse de l'académie avait couché contrairement à sa sœur qui se nourrissait de ce genre de racontars bon marché. Décalé, le brun quittait alors la salle aux lumières trop vives pour embrasser l'obscurité alléchante des corridors menant vers un repos bien mérité. Il croisa alors sur la route un des nobles responsables de son arcade défoncé, toujours accompagné de gorilles prêts à protéger sa soit disant virilité. Il prenait sur lui pour ne pas retourner dans la mêlée et faire connaître aux crétins responsable de ses bleus la douleur amer d'un bon coup de pied bien placé. Mais pour une fois, le breton passa inaperçu tandis qu'il tournait vers l'aile la voisin pour rejoindre la salle des améthystes.

(...)

Couché à plat ventre sur son lit, il n'avait même pas prit la peine de se déshabiller ou de se déchausser, bien trop crever pour ça. Son camarade de chambré n'était pas là, certainement au banquet du soir donné quotidiennement dont les absences remarquées du breton commençait à peser lourd sur son dossier. Il préférait dîner seul, loin d'une foule qu'il avait de plus en plus de mal à apprécier et du manque d'effort de l'académie pour offrir aux élèves végétariens un dîner respectable. Exilé entre quatre murs qui manquaient cruellement de créativités, notamment celui du breton qui était immaculé et dépourvue de fantaisies comparé à celui de son coloc' fortuné. Son téléphone vibrait dans sa poche, effort surhumain pour l'extraire tandis qu'il plissait les yeux pour lire le message affiché. Un sourire ... Le premier de cette putain de journée. C'était Victoire qui se demandait où le breton était passé — la seule qui semblait s'en soucier d'ailleurs. "J'ai un coup de barre. 22 heure devant la cheminée ? " Il cliqua et laissa tomber le mobile sur son oreiller en tentant d'éviter de sombrer aux bras tendus de Morphée. Un bon moment qu'il n'avait pas profiter de la compagnie rafraîchissante de sa meilleure amie, trop occupé à se battre, à voler et à traîner avec cette solitude gangrenée. Sa montre indiquait vingt heure, lui laissant cent vingt minutes de marge avant de devoir quitter la douceur réconfortante de son plumard désiré.

« Putain ! » Sursauta alors le sportif en apercevant sur sa montre vingt et une heure trente. Son colocataire dormait déjà tandis qu'il quittait avec regret son lit pour rejoindre en vacillant la douche. Une eau bouillonnante salvatrice venu le laver des péchés consumés la veille en charmante compagnie, crevé, la fatigue cruelle et pesante sur son corps cabossé par l'ennemi. Une jet brûlant qu'il savourait, la brosse à dent dans la bouche et les crachats colgate sur la faïence parme abîmée. Il ne lui fallut que quinze minutes pour se préparer tandis qu'il rejoindrait la salle commune abandonnée en milieu de semaine où seulement de trois élèves continuaient de réviser à peine éveillés. La tête blonde de l'anglaise se profilait à l'horizon tandis qu'il se laissait tomber lourdement sur le sofa couleur aubergine en face du feu crépitant de la chemisée. « Désolé je me suis endormie .. » Souffla alors le breton dans un sourire navré. Il portait un bas de jogging noir large, un marcel blanc qui épousait son torse musclé, les bras égratignés et le visage pas rasé. Des cheveux châtain encore mouillés et pas coiffés, barbu, l'air dépassé ... C'était bien Yann qui venait de s'échouer au côté de la sublime blonde dont l'apparence soigné lui faisait penser au conte moldu de la belle et la bête. Roméo cabossé qui souriait fébrilement devant une Juliette toujours sublimée. « Tu vas bien ? J'ai l'impression que ça fait une éternité qu'on s'est pas retrouvé,   » ajouta alors le brun en laissant tomber sa tête blessée contre le dossier moelleux du canapé.

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“Nous avons dit souvent d'impérissables choses.”
Viens-tu troubler, avec ta puissante grimace, la fête de la vie ? Ou quelque vieux désir, Éperonnant encore ta vivante carcasse, Te pousse-t-il, crédule, au sabbat du Plaisir ? ©️alas.
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❝ DIALOGUES : darkcyan.
❝ ÂGE : vingt-deux ans.
❝ STATUT SOCIAL : simple roturière hybride de sang, son coeur de vélane est pris depuis bien longtemps.
❝ OCCUPATION : en septième année chez les améthysses, parcours scientifique, future médicomage. membre de la troupe de théâtre et poursuiveuse dans l'équipe cristal.





Lovée dans un canapé moelleux aux teintes violacées, elle replie ses longues jambes contre son corps, laissant sa joue se plaquer contre le velours sombre. Un instant, ses doigts fins effleurent la couverture de cuir de l'énorme volume qu'elle tient et qu'elle s'acharne à lire depuis plus d'une heure, et ce malgré son manque de concentration évident. Alors qu'elle lâche un bref soupir, ses prunelles claires parcourent encore les lettres dorées ornant l'ouvrage ancien. Traité d'anatomie sorcière. Une discipline qui en théorie devrait l'intéresser, si l'on oublie le nombre de chapitres qu'elle est censée ingurgiter pour son prochain cours. Elle est plutôt studieuse, Victoire, comme en témoigne sa répartition chez les aigles lorsqu'elle avait onze ans, mais le niveau de beauxbâtons n'a décidément rien à voir avec celui d'hogwarts, et les diadems approchent à une vitesse qui la dépasse complètement. Découragée, elle s'arrache à la contemplation du maudit ouvrage, et se saisit au vol de sa tasse de thé fumant. Les paupières closes, elle laisse le liquide brûlant s'écouler dans sa gorge, tout en songeant à l'endroit où elle aimerait se trouver en ce moment. Naturellement, ce sont les côtes bretonnes qui s'imposent à son esprit, et les rires entremêlés de Teddy et Yann qui parviennent à ses oreilles. Cela fait plusieurs jours qu'elle n'a vu ni l'un, ni l'autre, et elle décide soudainement qu'elle a bien besoin d'un petit remontant. Rapidement, ses doigts pianotent sur l'écran de son smartphone, alors qu'elle envoie un message à son meilleur ami. Vingt-deux heures, devant la cheminée trônant dans la salle commune des améthysses. Voila qui lui semble être une excellente idée, tant son être épuisé réclame la présence réconfortante du breton.

Un instant, elle décide de s'accorder une pause dans ses révisions, s'asseyant en tailleur tout en nouant habilement ses longs cheveux blonds en un chignon artistiquement confectionné. En guise de repas, elle se contente d'une pomme verte juteuse, qu'elle croque tout en laissant ses prunelles claires se balader sur la pièce quasi déserte. L'agitation qui anime d'ordinaire l'endroit lui manque, tant elle croise toujours chez les améthysses des personnalités hautes en couleur. Elle préfère d'ailleurs les appartements et l'atmosphère chargée d'énergie de son écrin, tant elle contraste avec la luxueuse décoration des loges réservées aux étudiants en échange. Elle est parfois frustrée d'être mise à l'écart ainsi, Victoire, et c'est pour cette raison qu'elle passe les trois quarts de son temps entre les murs violacés de l'aile la Voisin. Déjà, parce qu'elle se sent plus à son aise au milieu des cris et des rires de ses camarades, ensuite, parce qu'elle sait pertinemment qu'elle a bien plus de chances de tomber sur la frimousse de Yann ici qu'ailleurs. Lorsque finalement, elle se décide à se plonger de nouveau dans ses révisions, le temps lui semble filer à une vitesse folle, et elle ne relève la tête qu'en percevant au loin les bruits de pas caractéristiques d'une démarche qui lui est plus que familière. Instantanément, l'expression contrite qui orne le visage du breton lui arrache un sourire, alors qu'il se laisse lourdement tomber à ses côtés. Sa présence vient soudainement éclairer une soirée qui n'a été jusqu'ici que maussade, et la blonde ne cache pas sa joie d'être enfin tirée de l'ennuyeux volume trônant encore sur ses genoux. « Désolé je me suis endormi .. ». Elle jette un bref coup d'oeil au cadran doré de sa montre, et hausse les épaules avant de déposer un baiser léger sur sa joue. À cet instant, elle se fiche complètement des quelques minutes de retard que peut avoir le breton, tant elle apprécie le fait d'avoir un peu de compagnie. Et pas n'importe quelle compagnie, évidemment, car la sienne est précieuse, et elle compte bien en profiter. « T'inquiète, j'ai aucune notion de l'heure, vu que j'ai de quoi m'occuper ». Elle désigne le livre d'un bref mouvement de tête, tout en esquissant une grimace équivoque. D'un geste vif, elle balance l'ouvrage en direction de la table basse, sur laquelle il s'écrase lourdement. Un instant, elle scrute détaille ses traits marqués par la fatigue, et une lueur malicieuse vient éclairer son regard. « Dis donc, qu'est-ce que t'as fait hier soir, pour être crevé à ce point ? ». Elle lui adresse une moue moqueuse alors que l'irrésistible curiosité qui la caractérise s'empare de son âme. Son expression malicieuse s'éteint pourtant rapidement, lorsqu'elle examine plus en détail le visage que lui présente son meilleur ami. Elle est observatrice, Victoire, et elle ne peut s'empêcher de fixer son arcade marquée, fronçant les sourcils de mécontentement. Instinctivement, elle croise les bras sur sa poitrine, bien incapable de masquer la colère grondante qui menace de monter en elle. « Tu vas bien ? J'ai l'impression que ça fait une éternité qu'on s'est pas retrouvé ». Elle ne peut qu'approuver ce dernier point, la blonde, mais elle ignore pourtant la remarque, les yeux rivés sur la blessure du jeune homme. À cet instant, elle ne songe qu'à la manière dont elle cracherait bien son venin sur les abrutis qu'elle sait coupables, encore, tant les responsables sont perpétuellement les mêmes. « Oh, moi ça va » elle lâche en guise de réponse, ne cherchant même pas à adoucir le sarcasme évident qui se dégage de sa voix. Les révisions, l'ennui, la solitude, tous ses problèmes s'évanouissent en quelques secondes, car elle se soucie bien davantage de l'état de son ami que de ses petits soucis dénués d'importance. « On ne pourrait pas en dire autant de ton visage, par contre ». Elle pince les lèvres de mécontentement tout en se rapprochant de son ami, toujours sans quitter des yeux l'arcade colorée qu'arbore le breton. Sa colère ne lui est évidemment pas adressée, car elle ne le blâme pas lui, qu'elle adore, mais eux, ces brutes épaisses à peine digne du profond mépris qu'elle leur témoigne lorsqu'elle les croise. Quelques secondes s'écoulent, et elle réalise que Yann n'a décidément pas besoin de subir un mécontentement qui ne lui est pas adressé. Elle ne peut pas rester sérieuse bien longtemps, Victoire, et elle échappe un long soupir alors que ses épaules s'affaissent. Le pire, c'est que connaissant l'extraordinaire capacité du jeune homme à être aussi buté qu'une mule et surtout son orgueil, il n'est probablement pas passé par la case infirmerie, ce qui explique l'aspect désastreux de son arcade. « Tu veux bien que je jette un oeil à ça ? ». Elle murmure, désignant du regard le visage malmené tout en tentant vainement d'anéantir la colère intérieure qui l'habite encore. Elle se mord la lèvre, Victoire, tant son exaspération se mêle à une inquiétude dévorante, celle qui l'habitude à chaque fois qu'elle sait qu'on a touché à son Yann. Elle n'est encore qu'étudiante, mais ses connaissances en médicomagie sont bien suffisantes pour apaiser ce type de blessures qui au fond, restent superficielles, bien que leur aspect soit particulièrement repoussant.

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ADVENTURE OF A LIFETIME

Turn your magic on, to me she'd say, everything you want is a dream away. Under this pressure, under this weight, we are diamonds. ©️ signature by anaëlle.
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Il touchait enfin du bout des doigts cette tranquillité tant espérée. Les ragots et autres bavardages insipides de la journée dorénavant derrière lui. Il pouvait enfin profiter du calme de la nuit avec la plus charmante des compagnies. Son sourire illuminait la pièce, l'académie et même ce pays d'après les dires du breton. Sa beauté était indéniable et incontestable au vu du huitième de sang de vélane qui l'habitait. Une particularité qui l'a rendait inévitablement attirante pour le commun des mortels, mais qui ne venait en aucun cas troubler les sentiments amicaux et sincères qu'il éprouvait pour elle. Il se souvenait de la première fois qu'il avait posé ses pupilles sur sa silhouette envoûtante, aveuglé par sa blondeur éclatante, ce regard captivant et cette aura ensorcelante. Ce n'était pas ce physique somptueux qui avait séduit ses yeux, mais bien la nature altruiste et bienveillante de la sorcière qui avait su apporter dans la vie du breton un peu de soutien et de bonheur qu'il retrouvait de nouveau ce soir auprès du feu. Posé sur le canapé dans l'optique de ne plus y bouger pendant un long moment, il accueillait le baiser de l'anglaise avec un sourire non dissimulé. La douceur des lippes de la belle sur sa joue piquante de pilosité effaça rapidement de sa mémoire torturée les bribes d'une journée harassante et enfin terminée. La détente comme seule perspective tandis qu'il étendait ses longues jambes devant lui, les iris cuivrées brillantes observant le feu danser dans la cheminée. « T'inquiète, j'ai aucune notion de l'heure, vu que j'ai de quoi m'occuper. » Il suivit alors du regard l'imposant ouvrage de médicomagie s'envoler pour atterrir lourdement sur la table basse dans un bruit sec et sourd qui le fit presque sursauter. Un livre qui ne semblait pas émoustiller la blonde et encore moins le brun qui affichait une mine amusée à la grimace de sa fidèle acolyte. Il ne comprenait que trop bien le calvaire qu'elle endurait, lui même baigné dans cet univers tandis qu'il comptait plus tard embrasser aussi le domaine médicale afin de soigner les maux de créatures magiques plutôt que ceux de ses semblables dont il se sentait beaucoup moins proche. « Je vois. L'éclate totale ! » Ironie sifflée dans un fin de sourire en retrouvant l’œillade malicieuse de la sorcière. Il ferma un instant les yeux pour apprécier plus intensément ce moment de complicité retrouvé que les études s’évertuaient à vouloir tuer. Peu importe la fatigue et la douceur de ses traits cabossés — elle était là et c'était tout ce qui comptait.

« Dis donc, qu'est-ce que t'as fait hier soir, pour être crevé à ce point ? » Le sportif capta de nouveau les traits moqueurs de la belle améthysse, sentant cette curiosité perceptible dont il était devenu familier avec le temps. Il fit alors deux jolis haussements de sourcils pour laisser planer le mystère. Il aimait bien la taquiner, mais il savait pertinemment qu'elle arriverait coûte que coûte à lui arracher des informations. Elle était très douée pour ça et de toute façon il n'était pas du genre à lui cacher des choses. « Suis sortie boire un verre, » répondit alors le breton, évasif en sachant pertinemment que cette maigre indication ne suffirait pas à apaiser l’appétit curieux de sa meilleure amie à son sujet. « Je te raconterai t'inquiètes pas, » finit-il par ajouter en tirant sa baguette de sa poche pour la poser à côté de lui. Il voulait d'abord s'assurer qu'elle allait bien, c'était le plus important à ses yeux. Il se doutait que la vie parisienne ne devait pas toujours être rose pour la blonde qui avait dût laisser sa famille derrière elle. Elle avait Teddy, des bons amis, mais les études arrivaient toujours à déborder sur le précieux temps et rendre les bons moments plus difficile à toucher du bout des doigts. « Oh, moi ça va. » Il soutint alors le regard de son amie, le ton sarcastique ne lui ayant pas échappé, il déclencha à son tour la curiosité du celte. « On ne pourrait pas en dire autant de ton visage, par contre. » Le brun poussa alors un soupir en laissant de nouveau sa tête tomber en arrière. Il portait quelques ecchymoses violacées sur les pommettes qui avaient fini par presque disparaître. Il ne restait que cette arcade défoncée qui ne passait pas inaperçue et qui continuait à le faire souffrir la nuit. Ce n'était pas la première fois qu'il se battait avec des aristos élitistes et belliqueux. Si Yann semblait manier sa baguette avec aisance, ses verbes et ses poings n'en étaient pas moins douloureux quand ils étaient dirigés vers des camarades à qui répondre signifiait porter les stigmates de la connerie pour le reste de l'année. Cinq mecs contre un, il avait perdu mais conservé sa fierté qui valait selon lui beaucoup plus que quelques os pétés. C'était beaucoup moins douloureux qu'un ego blessé. Il la regarda s'approcher, reconnaissant qu'elle évite de le sermonner. Sa sœur avait déjà hurlée en voyant le visage fracassé de son aîné dont elle craignait que l'action de son frère puisse entraîner une chute de sa côte de popularité aux yeux de cette élite frelatée ardemment convoitée. « Tu veux bien que je jette un oeil à ça ? » Le brun capitula rapidement en hochant la tête tandis qu'il laissait la sorcière se pencher au-dessus de son sourcil explosé. Elle poserait beaucoup moins de questions que l'infirmière et il lui faisait beaucoup plus confiance surtout.

« Faut croire que deux guerres n'ont pas suffit à faire apprendre l'histoire à une bande de connards. » Souffla alors le breton qui laissait la blonde regarder sa blessure sans rechigner. Il plissait parfois les yeux quand l'auscultation devenait douloureuse, mais il avait aisément vu et connu pire ces dernières années. Il se souvenait des récits de sa mère sur la guerre qui avait secoué le territoire britannique. Irlandaise, la génitrice du breton avait vécue le règne de terreur des soldats de la pureté. Harry Potter, Voldemort et Dumbledore, des noms légendaires qui avaient bercé l'enfance du breton. Au-dessus de lui flottait la nouvelle génération née de cette guerre qui avait sordidement entachée l'histoire du monde des sorciers. La preuve irréfutable de la victoire du bien sur la connerie et la sorcière au-dessus de lui portait le nom de cette exploit. « Tu dois en avoir marre de me rafistoler. » Les lippes étirées, ce n'était pas la première fois que la belle anglaise aidait le celte à se remette sur pieds. Trop borné pour aller à l'infirmerie, il se retrouvait souvent comme patient clandestin sous la baguette de son amie. Il lui en était évidemment reconnaissant et son regard en témoignait longuement. « Merci. » Souffla le brun qui regardait la blonde s’exécuter. Teddy avait énormément de chance de l'avoir à ses côtés et le couple qu'elle formait avec lui était devenu un modèle pour le sorcier qui espérait secrètement trouver une jeune femme pour l'accompagner et lui éviter de céder à son impulsivité.

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La présence du jeune homme est pour elle une véritable bouffée d'oxygène, tant elle est envahie par l'impression que cette semaine n'en finit plus. Boulot, dodo, entraînement, répétition, et encore boulot. En boucle, encore et encore, alors que les jours se succèdent et défilent à une vitesse folle. Sa septième année d'étude touche bientôt à sa fin, et décidément, elle a l'impression que tout va beaucoup trop vite pour elle. Les cours suivis assidûment, le mémoire déjà bien entamé, les examens qui se profilent en un horizon pas si lointain. Et les espoirs placés en elle, le soutien d'une famille qui la pousse autant qu'elle l'étouffe, parfois. On croit en elle, et on attend d'elle qu'elle réussisse, comme s'il s'agissait d'une évidence. L'aînée, l'exemple, le modèle. Un rôle qu'elle s'est toujours inconsciemment imposée, Victoire, tant elle craint profondément de décevoir. Oh, bien sur, on ne lui demande pas d'être parfaite. Ses défauts, les membres de sa famille les connaissent un peu trop bien, tant il est simple de lire en elle comme dans un livre ouvert. Orgueilleuse, susceptible, bornée. Persuadée de détenir une vérité absolue, moralisatrice, trop autoritaire, franche au point d'en être dérangeante, piquante, blessante. Du Fleur tout craché, souvent, et on ne cesse de comparer sa fille aînée avec cette figure maternelle plus qu'imposante. Fleur, la française, Fleur, la championne, la représentante de beauxbâtons lors du dernier tournoi des trois sorciers ayant jamais eu lieu, plus de trente ans auparavant. Fleur, l'héroïne, décorée par ses deux pays, celui d'origine et celui d'adoption, après sa participation vivace à la victoire d'une guerre qui n'était pas la sienne. En quittant hogwarts, la blonde se disait qu'il serait plus simple de vivre en France en portant le nom Weasley, mais elle oubliait que dans ses veines coulait aussi le sang des Delacour. Un héritage qui, selon elle, n'est pas plus facile à porter qu'un titre de noblesse, même si ce dernier confère à ses détenteurs des privilèges uniquement susceptibles d'attiser son mépris. Au milieu de toute cette angoisse et de tous ces doutes qu'elle peine parfois à dissimuler, Yann est l'un de ses piliers les plus solides, sa bouée de sauvetage, son point d'ancrage. Parce qu'il lui rappelle d'un simple regard qui elle est, et ce à quoi elle aspire dans la vie. Profiter, rêver, défendre les valeurs qui lui sont chères et qui lui correspondent. Ne pas céder à cette pression qu'elle s'impose elle-même. Montrer au monde que non, elle n'est pas Fleur, et qu'elle ne prétendra jamais en faire autant que les illustres membres de sa famille. Tous ces préjugés, ces attentes démesurées, ces murmures qui l'accompagnent en permanence, Yann les balaie d'un revers de main, et elle ne le remerciera jamais assez pour cela.

« Je vois. L'éclate totale ! ». L'ironie du jeune homme ne lui échappe pas, et elle étire un sourire en coin. Dans l'obscurité, il parvient toujours à faire naître la lumière, et il l'apaise probablement bien plus qu'il ne l'imagine. Le sarcasme est l'un de ses modes d'expression favoris, et une fois encore, les deux amis parlent définitivement la même langue. « Vivement que ces foutus diadems soient passés ». Elle n'en ajoute pas davantage, Victoire, car elle réalise qu'elle n'a plus vraiment envie de parler de ses cours. En la compagnie de son meilleur amie, son seul désir reste de mettre toutes les sources d'angoisse de côté, afin de se blottir enfin dans leur petite bulle à eux. Lorsqu'elle l'interroge, il hausse les sourcils en affichant un air mystérieux, et elle sent instantanément qu'il la fait marcher. Avec le temps, il est devenu plutôt expert en la matière, le breton, et il sait pertinemment comment attiser la curiosité dévorante de son amie. « Suis sorti boire un verre ». « Je te raconterai t'inquiètes pas ». Hum hum. Elle fronce les sourcils, et son visage se pare d'une moue faussement boudeuse. Ses prunelles inquisitrices détaillent un instant le visage de son ami, et elle hausse les épaules, presque résignée à devoir attendre que monsieur se décide à lui conter ses péripéties de la veille. « T'as plutôt intérêt ». Elle le taquine, évidemment, et une lueur moqueuse éclaire de nouveau ses orbes azurées. Son attention est bien vite captée par le mécontentement que fait surgir en elle la vue de la blessure du jeune homme, et elle ne peut s'empêcher de laisser échapper une remarque à ce sujet. La réaction du breton la conforte dans son idée que décidément, il a bien plus besoin de se confier qu'elle. Lorsqu'elle lui demande avec précaution si elle peut examiner son arcade violacée, elle ne se fait pas prier une seule seconde, et s'agenouille sur le canapé, laissant son visage s'approcher à quelques centimètres du sien.

« Faut croire que deux guerres n'ont pas suffit à faire apprendre l'histoire à une bande de connards ». Concentrée, elle pince les lèvres, effleurant du bout des doigts la plaie à peine refermée qui orne son front. La simple vue de la blessure la rend folle, tant elle supporte difficilement l'idée qu'on puisse faire preuve d'une telle lâcheté. Et elle s'efforce de ne pas imaginer la scène, Victoire, car elle sait pertinemment que cela peut la plonger dans une rage sourde. La violence, un mot qui ne fait pas partie de son vocabulaire, tant elle le déteste et en méprise l'usage. Il n'a pas tort, Yann, lorsqu'il lâche avec cynisme que les guerres sanglantes ayant agité l'histoire n'ont pas servi de leçon à l'homme. Elle a beau être optimiste, la jeune femme, et faire partie de ces idéalistes qui se battent chaque jour pour un monde meilleur, l'attitude de ceux qui ont agressé son précieux ami ébranlent sa foi en l'espèce humaine. Une raison supplémentaire pour les haïr corps et âme, en somme. « C'est clair qu'ils t'ont pas raté, ces cons » elle murmure, peinant à dissimuler une colère qui en vient presque à faire trembler sa voix. Elle se concentre, pourtant, et palpe le plus délicatement possible la peau violacée. Bien qu'à première vue, la blessure soit superficielle, l'énorme hématome qui s'étend sur son arcade est une conséquence prévisible des coups, et ne peut qu'être douloureux. Comme souvent, c'est son éclatement qui a provoqué la naissance d'une plaie, et elle l'examine un instant avant de pousser un soupir de soulagement. La blessure est certes spectaculaire, mais elle semble au final peu profonde. Au vu de la violence de l'altercation, le breton ne s'en tire pas si mal. « Tu dois en avoir marre de me rafistoler ». « Merci ». La remarque que lui souffle Yann parvient à lui arracher un sourire, et elle contemple un instant ce visage qui lui est désormais familier. Il est beau, le breton, et elle ne peut s'empêcher de penser qu'il le serait encore davantage si des abrutis ne s'amusaient pas à amocher régulièrement ses traits. Soutenant son regard, elle secoue légèrement la tête, bien décidée à le contredire. « Disons que je préfèrerais ne pas avoir à le faire » elle répond doucement, tout en se penchant vers son sac. Concentrée, elle le fouille un instant, et en ressort une petite trousse qui ne la quitte jamais. Réflexe de future médicomage, peut-être, mais elle a toujours sur elle quelques produits de base qui peuvent être parfois bien utiles. Lorsque finalement, ses doigts effleurent le cristal glacial de la fiole qu'elle cherche, elle étire un sourire victorieux. « Même si au fond, tu sais que je ne me lasserai jamais de prendre soin de toi ». Car quoi qu'il fasse, elle sait qu'elle sera la, Victoire. Elle ne cautionne pas la violence, et elle exècre en contempler les traces sur le visage de son meilleur ami. Elle ne peut pourtant pas s'empêcher de panser ses plaies à chaque fois, et de laisser de côté les discours moralisateurs dont elle n'épargne pas ses cousins. Il n'a pas besoin de ça, Yann, et même si elle se retient bien de l'avouer, elle comprend ce qui le pousse à en venir aux mains avec ces abrutis. Une colère dévorante qu'il a besoin d'extérioriser avant qu'elle ne le ronge à petit feu. Une constatation qu'ils partagent, celle d'évoluer au sein d'une société profondément inégale, dominée par des puissants pour la plupart pourris jusqu'à la moelle. Elle ne le comprend que trop bien, Victoire, et c'est justement ce qu'elle craint, puisque tout cela lui rappelle ce qu'elle a pu lire dans ses manuels d'histoire, à l'époque où elle siégeait encore sur les bancs d'hogwarts. C'est comme ça que naissent les guerres. Dans la division, dans la colère, dans l'inégalité. Chassant ces images de ses pensées, la blonde se penche de nouveau sur le visage de son ami, débouchant la fiole d'essence de dictame. Une goutte, deux gouttes, trois gouttes. Pas plus, car la substance est puissante, et la plaie plus légère qu'elle ne l'imaginait. Comme par miracle, la blessure se referme lentement, et elle étire un sourire satisfait. Il faudra encore quelques jours pour que les teintes violacées s'atténuent, mais la jeune femme reste confiante. Elle fourre alors dans les mains du breton un petit pot d'une substance végétale qu'elle affectionne, et dont elle connait les vertus curatives. « Du baume d'asclépiade tubéreuse » elle lâche avec assurance, avant de planter ses prunelles dans celles du jeune homme. Elle se veut autoritaire, mais son ton trahit néanmoins une certaine tendresse. « Tu l'appliques matin et soir, et ça devrait s'arranger rapidement ». Et ne t'avise pas d'ignorer mes conseils, ajoute sa conscience dans un coin de son esprit, comme si elle ne pouvait pas s'empêcher de pointer le bout de son nez. Elle sait que ce n'est pas grand chose, Victoire, mais elle est quand même heureuse d'avoir pu se rendre utile, même si elle n'a pas été capable d'éviter à son ami d'avoir à se frotter à ces cons.


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ADVENTURE OF A LIFETIME

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Victoire. Un prénom qui résumait à la perfection l'ascension de la relation qui unissait le protagoniste à la sublime sorcière assise à côté de lui. Elle avait gagné son cœur il y a de cela bien des années, se souvenant alors de son sourire illuminant ce fameux soir d'été où il avait posé son regard fatigué sur sa silhouette ensorcelante pour la toute première fois. Il n'avait pas été charmé par le sang de vélane de l'anglaise bien qu'intrigué, mais bien par ses paroles censées, ses idées révolutionnaires qu'il épousait et tous les points communs qui les unissaient. Une simple réplique donnée qui débouchait sur une représentation shakespearienne merveilleuse qui ne voulait plus s'arrêter. Elle était un peu comme sa boussole, elle lui permettait de ne pas se perdre dans les tourments de la colère et de la solitude, espérant chaque jours un peu plus la croiser entre deux corridors pour ne serait-ce qu'éprouver un peu de bonheur au sein de ses journées gaillardes et monotones. Des sentiments qu'il se gardait bien d'exprimer par des mots, sachant pertinemment que de toute façon elle savait. Il était là pour elle, il n'avait pas besoin de lui écrire, de lui dire ou bien de lui chanter — les mots finiraient de toute manière par manquer. C'était comme une bouffée d'oxygène, le doux berceau de sa délivrance que de sentir son parfum et d'être réconforté par ses sourires. Une amitié qu'il espérait sempiternelle, se voyant plus tard se retrouver au milieu d'une table et de leurs familles respectives à parler du temps d'avant, celui de maintenant. Bien que séparer par une année, il comprenait le calvaire des diadems qu'il avait étrangement réussi à passer, entamant désormais la dernière ligne droite des grammes. Il avait hâte de quitter l'académie, pas vraiment un amoureux du grand Paris. Il aurait sans doute préféré étudier à Poudlard comme sa mère, mais il fallait avouer que Beauxbâtons offrait de meilleures perspectives d'avenir et un excellent taux de réussite. Il lui tardait d'avoir son diplôme et de commencer enfin à vivre de sa passion. Il comptait se prendre une année sabbatique pour partir explorer le monde et les étranges créatures qui le peuplait. Amoureux de la flore, mais surtout de la faune, il rêvait de reprendre l’élevage de ses parents et de transmettre plus tard à ses enfants cette passion familiale. « Vivement que ces foutus diadems soient passés. » Il offrit à la blonde un sourire compatissant en repensant avec une nostalgie douloureuse à ses longs moments passés à réviser. « Si tu as besoin d'aide n'hésites surtout pas, » avait-il ajouté en offrant à la sorcière un clin d’œil complice. Il n'était pas présent que pour rire et s'amuser, mais aussi pour les trucs pas marrants qu'il aimait tout de même partager avec elle. Une conversation qui dériva rapidement sur les activités nocturnes du breton, un sourire amusé sur les traits tandis qu'il sentait la curiosité de Victoire le titiller. « T'as plutôt intérêt. » De toute façon il n'y échapperait pas la connaissant. Il avait envie de lui raconter, il fallait juste être un peu patient afin qu'il décide de se livrer. La pudeur et les secrets faisant inévitablement parti de sa palette de défauts.

Le confort des banalités épuisées, les plaies du breton semblait ramener un peu de sel à cette conversation. Ce n'était malheureusement pas la première fois qu'il se présentait marqué face à la sorcière, pas vraiment fière mais pas non plus honteux d'avoir décidé de ne pas se laisser faire face à la connerie royale. Quand les mots ne suffisaient pas à les recaler ou que les sorts venaient à manquer, les poings venaient douloureusement s'en mêler et c'était toujours à Victoire de réparer les os brisés. Il était chanceux de l'avoir et il ne pouvait pas le nier. Penchée au-dessus de son visage abîmé, il ferma alors les yeux pour ne pas avoir à s'épuiser à chercher un point à fixer. Il sentait le bouts de ses doigts l'effleurer tandis qu'une douleur aiguë se réveillait et lui transperçait l’œil dans un tiraillement lancinant. « C'est clair qu'ils t'ont pas raté, ces cons. » Un constat qui venait ébranler la fierté du breton, pas vraiment content de s'être fait démonter par la petite escouade de sang-bleu frelaté. Il ouvrit alors les yeux en plongeant son regard fatigué dans celui de la blonde après l'avoir remercié. Il aurait aimé qu'elle le retrouve sous un meilleur jour, mais le destin semblait toujours vouloir les réunir dans un contexte brûlant, le crépitement de la cheminée comme douce symphonie à cette scène devenue répétitive. « Disons que je préfèrerais ne pas avoir à le faire. » Si la situation avait été inversée, il ne sait pas comment il aurait réagi. Sûrement qu'il serait enfermé dans une prison de haute sécurité pour meurtres et tortures sur les responsables d'une telle atrocité. Il ne pouvait pas imaginer qu'on puisse s'en prendre à elle, oser abîmer des traits parfaits et une âme dépourvue de méchancetés, se serait un crime contre nature qu'il ne pourrait pas laisser impuni. « Même si au fond, tu sais que je ne me lasserai jamais de prendre soin de toi. » Il avait sourit en refermant les yeux pour laisser son infirmière favorite arranger les traits du breton qui n'en faisait qu'à sa tête. « Suis trop chanceux, même dans l'adversité. » Il sentit un liquide chaud réveiller sa plaie tandis que la douleur semblait enfin se taire pour se transformer en un petit picotement presque imperceptible. Un soupir d'aise expiré tandis qu'il retrouvait la vue en accueillant entre ses mains un petit pot offert par son amie. « Du baume d'asclépiade tubéreuse. » Il hochait la tête en détaillant la pommade, l'ouvrant pour la sentir tout en se forçant de ne pas céder à la grimace, l'odeur lui piquant même les yeux. « Tu l'appliques matin et soir, et ça devrait s'arranger rapidement » Il hocha alors la tête en continuant d'inspecter le médicament comme un enfant récalcitrant, la moue presque boudeuse. Se connaissant, il allait respecter les consignes deux ou trois jours et laisser le temps l'aider à cicatriser, tête en l'air comme jamais.

« Merci ! Comme neuf grâce à toi. » Souffla alors le brun qui tira la blonde contre lui pour l'étreindre affectueusement. Il déposa ensuite ses lèvres sur son front en laissant ses lippes conserver un éternel petit sourire heureux. Il avait de suite moins l'air d'un boxeur tandis que ses traits retrouvaient un semblant de normalité. Les appartements des améthystes étant désormais vide, le salon appartenait maintenant au duo près du feu. Yann attrapa alors sa baguette pour faire danser les flammes de la cheminée, celle-ci prenant alors l'apparence d'un phénix enflammé qui semblait passionner le sorcier. « Vivement les vacances qu'on puisse quitter cette foutue capitale. J'étouffe ici. » Il avait besoin de retrouver ses terres, sa famille et d'entendre le bruit des vagues se fracasser contre les falaises. Ici hormis les coups, les désillusions et le goût amer des études, il n'était pas vraiment heureux. « Puis si t'as pas trop de trucs de prévus, tu pourras passer me voir avec Teddy. Comment il vas ? » Demanda alors le brun en s'enfonçant confortablement dans le canapé, prêt à l'épouser pour la nuit tellement il semblait fusionner avec lui. Il avait toujours vu Victoire & Teddy comme un couple modèle, espérant secrètement trouver une fille avec qui reproduire ce même schéma. La solitude devenant parfois pesante, il rêvait de concret comparé aux autres mecs de son âge qui ne pensaient qu'à draguer et bousiller le cœurs de pauvres filles naïves à peine formées. Il laissa alors tomber sa tête sur l'épaule de la blonde, reposé et détendu en regardant le feu s'animer par magie. « Ah et du coup tu as mérité d'entendre le récit de ma soirée. Suis sortie boire un verre avec Orna. » Souffla alors le breton amusé qui ne pouvait pas voir le visage de son amie. Il savait qu'elle était proche de la rubissane, peut-être qu'il allait aussi avoir un avis tranché sur les conclusions de cette soirée qui continuait de le faire sourire comme un niais.

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“Nous avons dit souvent d'impérissables choses.”
Viens-tu troubler, avec ta puissante grimace, la fête de la vie ? Ou quelque vieux désir, Éperonnant encore ta vivante carcasse, Te pousse-t-il, crédule, au sabbat du Plaisir ? ©️alas.
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my loneliness is killing me + (victoire)

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