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 (JANVIER 2022 - MORGANGE) smoke and mirrors

Vers les étoiles, à travers les difficultés
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❝ HIBOUX : 48
❝ CÔTE DE POPULARITE : 964
❝ MIROIR : imogen poots
❝ CREDITS : oberlyn (avatar) ; alaska (signa') ; p!atd - house of memories (lyrics) ; tumblr (gifs)
❝ DIALOGUES : #01A9DB
❝ ÂGE : 29
❝ STATUT SOCIAL : de la royauté admirée, princesse essoufflée qui continue de se lever pour toujours plus d'égalité.
❝ OCCUPATION : assistante médicomage, elle préfère troquer ses carnets de bals contre l'adrénaline des couloirs hospitaliers. Première princesse de sang royal, seconde prétendante au trône, elle hésite entre écouter ou repousser toutes les rumeurs quant à l'ordre de succession royal.


(14 janvier) ɤ Le port de tête ploie à chaque Aubin qu'elle croise. Ils se font rares pourtant, ces sorciers surentraînés, dans les coursives les plus reculées du palais de l’Étoile. Ce dédale, qu'elle arpente d'un pas gracile et lent, est très certainement le lieu le plus sécurisé de France : elle peut sentir les centaines de sortilèges levés alourdir considérablement l'atmosphère de l'aile privée qu'elle arpente.

Bien sûr, Solange Desclève aurait pu s'éviter de tels désagréments, prendre un chemin plus rapide pour rejoindre son lieu de destination du jour. La cheminée privée de son hôtesse lui avait toujours été grande ouverte, d'aussi loin qu'elle s'en souvienne. Pourtant elle sait aussi que la sorcière à qui elle rend visite en ce doux mois de janvier n'est pas du genre ponctuel. La ponctualité, même lorsque les rencontres se passaient à domicile, n'avait jamais été son fort. Solange préfère prendre des chemins de traverse lorsqu'elle rend visite à Morgane Leblois ; elle préfère même se perdre au-delà de la réalité physique environnante pour simplement passer le temps. Les souvenirs affluent dans l'esprit de la princesse de France qui, à presque trente ans, se souvient surtout des longues heures passées qu'elle a passé entre ces murs, à jouer à cache-cache plutôt que de parader docilement devant tous les adultes de sa famille. Ne pas sentir le regard sévère d'Eugenius lorsqu'elle riait un peu trop fort était d'ailleurs une véritable bénédiction pour la petite Solange à l'époque. Mais aujourd'hui, elle en vient presque à regretter les situations malaisées dans lesquelles ses cousins et elle étaient régulièrement placés ; à regretter le passé. Son père la regardait comme une enfant, sa fille à l'époque. Maintenant, tout ce que lui renvoie le regard acier d'Eugenius Desclève ne se résume qu'à l'image de la future reine de France.

Les racontars populaires vont bon train ces derniers temps et il n'est pas rare que l'aînée Desclève reçoive une missive frappée par le sceau du duché de Provence plusieurs fois par semaine. Son père lui rapporte à la virgule près son taux de popularité auprès des sorciers français, de la Cité jusqu'aux recoins les plus reculés du Royaume. Mais elle se fiche bien de tout ça, Solange. Elle fiche complètement de ce que les gens peuvent bien penser d'elle – et c'est avec regret qu'elle constate l'attitude inverse avec laquelle déambule toujours son père. Il continue de rêver à cette place qui, selon lui, lui revient de droit. Sa mère aurait du être Reine, à l'époque. Le Destin ne les aura pas deux fois. Une mais pas deux, ne cesse-t-il de clamer lorsqu'il pense les oreilles de Solange hors de portée. Elle se fiche de cette place, vraiment. Tout ce qui compte pour elle, c'est que le monde change. Et elle fait tout pour que cela arrive. Gagner des points, bien se faire voir, ce ne fut jamais, n'est pas, ne sera pas non plus dans le futur, son but ultime. Oui, tandis qu'elle parcoure les tapis luxueux drapant les couloirs, Solange regrette vraiment ses jeunes années, où la vie était plus simple et plus douce. Secrètement, elle est amère, en pensant à ce titre qui prend le pas sur tout le reste. Elle a l'impression que sa vie ne se résume plus qu'aux bals, n'est plus rythmées que par les visites officielles organisées par les conseillers des Desclève. Elle ne se pare plus uniquement des joies de la vie, les faux-semblants de la Cour empiètent de plus en plus de terrain sur son quotidien et ce constat ne lui plaît aucunement. Ne lui sied guère, d'ailleurs : elle a l'impression d'étouffer lorsque les carcans royaux sont omniprésents, l'oppresse malgré toute la bonne volonté qu'elle utilise pour enjoliver la situation réelle. L'amertume pure est rare mais lorsqu'elle survient, l'envahit, la plombe, elle se met à comprendre entièrement les (trop) nombreuses évasions de sa mère, ses envies de voyages, d'hier et d'aujourd'hui. Il n'y a rien de pire que de se sentir pris au piège derrière les barreaux invisibles des titres. Elle a besoin que ça change.

Son regard océan se perd un instant vers les moulures dorées du plafond. Elle se demande comment la Reine, une femme telle que Morgane, réussit à vivre au beau milieu de ces murs imbibés de magie ancienne, au beau milieu de cette atmosphère asphyxiante. Lorsque la haute porte à double-battants sculptée se profile face à elle, Solange chasse les mauvaises pensées et se met à presser son allure arienne. Plus vite elle sera dans les quartiers de Morgane, plus vite elle pourra de nouveau sentir son cœur battre, respirer, penser, espérer. Elle laisse échapper un rire cristallin une fois la pointe de sa baguette magique apposée contre l'ultime sécurité qui la sépare de la Reine. Elle qui fuit tout ce qui se rapproche de la noblesse, elle espère trouver une bouffée d'oxygène dans les plus hautes sphères de cette dernière. Déclic, la porte finement taillée s'ouvre et c'est avec une énergie nouvelle qu'elle passe le seuil des appartements de Morgane Leblois, la véritable Reine de France.

Comme à son habitude, la Reine est absente : il n'y a que l'arôme enivrant de son parfum qui embaume le grand salon... et l'odeur particulière des Fléreurs, bien évidemment. Le sourire de Solange vient alors illuminer son visage tandis qu'elle observe du coin de l’œil les deux bêtes fidèles de sa tante – plutôt que de les simplifier, les alliances de la royauté ne faisaient que compliquer les relations de Solange avec le reste du monde. « Elle n'est pas encore prête, n'est-ce pas ? », qu'elle souffle en direction de Lady et Fido, qui restent aussi immobiles que des statues marbrées. Ils la vraiment font rire, ces deux-là : on ne pouvait pas mieux illustrer l'idée populaire qui voulait les félins domestiqués étaient propriétaires de l'humanité toute entière. Rectification : ceux de Morgane semblaient posséder la totalité de l'univers. Leur air supérieur et suffisant pourrait faire pâlir de jalousie l'entièreté de l'aristocratie sorcière.

Comme à son habitude, lorsqu'elle rend visite à Morgane et que cette dernière prend des lustres pour ne serait-ce que revêtir une robe de chambre, ses pieds la mènent jusqu'au lourd piano qui siège en souverain au beau milieu de la pièce. C'est ainsi qu'elle les aime, ces lourds et monstrueux instruments de musique : lorsque le couvercle du clavier n'est jamais rabaissé. «  On lui joue un petit morceau pour la faire sortir de son terrier ? ». L'index frôle l'une des touches, fait résonner une note étouffée tout autour d'elle. Lady (ou est-ce Fido?) se redresse puis saute de son perchoir, s'enfuit le plus loin possible de l'instrument à cordes qu'elle s'apprête à réveiller. Fido (ou Lady?), lui, se rallonge pour retourner au pays des rêves. Lui au moins, ne semble jamais gêné lorsque c'est un autre humain qui s'assied sur le banc matelassé de sa maîtresse. « Les Barricades ? », demande-t-elle à l'animal tout en plaçant le pied droit contre l'une des pédales du piano. N'obtenant aucune réponse de la part de l'animal, pas le moindre petit feulement, elle laisse courir ses doigts le long du clavier, souriant sereinement tandis que l'air des Barricades Mystérieuses s'élève tout autour d'elle. Elle joue bien, Solange, mais elle sait qu'elle ne jouera jamais aussi bien que ne le fait Morgane. C'est d'ailleurs bien l'une des qualités de la Reine que Solange jalouse secrètement. Morgane se transforme, et transporte le monde entier, lorsqu'elle fait vibrer ces cordes nobles. Jamais Solange n'a entendu meilleur pianiste que l'épouse de l'Oncle Géo. Et jamais elle ne voudrait entendre plus merveilleuse qu'elle.

Comme à son habitude, elle joue pour avertir Morgane de son arrivée. Et comme à son habitude, elle jouera indéfiniment le même morceau avant de pouvoir enfin être graciée de la présence de son auguste personne. Elle ne met pas plus de trois ou quatre ritournelles avant de se manifester, généralement... mais une porte s'ouvre alors, tandis qu'elle transformait les dernières notes en premières, initiant un cercle sonore parfait. Les doigts de Solange ont bien failli déraper tant l'apparition avancée de Morgane lui paraissait irréelle. Elle semble pressée, aujourd'hui, sa Majesté la Reine. « Dorian n'arrivera pas tout de suite », l'avertit-elle d'emblée, sans même se retourner afin de vérifier l'identité de sa vis-à-vis. Il n'y a qu'à entendre les miaulements de Fido (et Lady, oui) s'élever pour savoir que c'est bel et bien leur maîtresse qui venait d'apparaître à l'autre bout de la pièce.

Spoiler:
 

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memories turn into daydreams
i don't want to be afraid, the deeper that i go, it takes my breath away, soft hearts electric souls, heart to heart and eyes to eyes, is this taboo?

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❝ CREDITS : FAUST. TUMBLR. ÉMILE ZOLA.
❝ DIALOGUES : DARKSEAGREEN.
❝ ÂGE : TRENTE-CINQ ANS.
❝ STATUT SOCIAL : FILLE DE COMTE ÉLEVÉE AU SOMMET DE LA PYRAMIDE: MORGANE EST REINE DE FRANCE.
❝ OCCUPATION : ICÔNE DE LA MODE, IMPLIQUÉE DANS UN GRAND NOMBRE D'ASSOCIATIONS CARITATIVES BIEN PENSANTES ET SOUVERAINE À SES HEURES.


solange desclève
Never did the world make a queen of a girl who hides in houses and dreams without traveling.


Les premières notes résonnent et un léger sourire s'invite sur les lèvres de Morgane. Solange est arrivée. C'est un peu devenu une blague entre elles — au goût douteux, souligne la reine avec une moue boudeuse, quand elles y font référence —: sa nièce par alliance s'amuse toujours à jouer ce morceau quand elle l'attend dans l'antichambre menant à ses appartemments, et les murs ont tôt fait de relayer les notes pour hâter la reine qui, comme à son habitude, continue de prendre tout son temps avec un malin plaisir. Non, au fond, ce n'est pas véritablement de sa faute: il s'avère que ses journées, qu'elle aime régler à la minute près la veille, finissent toujours en queue de poisson, avec un imprévu ici, une surprise là. Il y a toujours un comte qui demande son conseil avisé pour une raison mystérieuse, un Aubin absent qui l'empêche de se déplacer ou le roi qui la surprend avec une invitation à dîner dans son emploi du temps chargé; toujours quelque chose qui, au final, pimente un peu ses journées. Elle est la dernière du royaume à plaindre, assise sur son trône d'or, agacée parce que son emploi du temps n'arrête pas de changer — il y a des choses plus graves que ça dans le monde, après tout.
Il y a une chose, dans son emploi du temps, qui ne peut pas changer et c'est bel et bien les rendez-vous qu'elle prend avec les membres de sa famille étendue. Il y a toujours, chez Morgane, cette peur intime de leur déplaire et de les décevoir: elle préférerait se crever les yeux que d'annoncer à Marien qu'elle ne peut pas le visiter à Beauxbâtons et l'accompagner lors d'une chasse, se couperait plus volontiers la main que de reporter une entrevue avec Hortense, serait plus encline à s'affamer que d'annuler un thé avec Solange ou Dorian. Les Leblois et les Desclève la remplissent, encore aujourd'hui, d'une angoisse sourde tant elle a peur de les embêter et de les contrarier à jamais. Quand elle est devenue reine — si jeune, si empressée de plaire, si empressée d'être aimée —, la plupart lui ont offert un accueil glacial et agacé. Oh, elle ne leur en veut pas (pas vraiment: ils étaient si jeunes après tout) mais le souvenir des petites médisances et des petites piques agaçantes laisse encore aujourd'hui un souvenir amer dans sa bouche, et un mal-être difficilement refoulé.

Solange, en revanche, n'a jamais été que douceur et acceptation; il faut dire que Morgane la connaissait avant même d'être reine. Elle était encore un peu jeune, un peu naïve, pas encore amoureuse du roi: juste une étudiante normale, en somme, faisant le tour des plus beaux châteaux de France au bras d'un Cyprien attendri et amusé, tendre et amusant. Ils avaient fini chez les Desclève, en Provence, et elle avait rencontré Solange et Dorian, une jolie chose fragile et une petite chose cassée. Ils avaient grandi maintenant. Un peu trop vite, au goût de Morgane. Ils étaient princesse et prince et pourtant, Morgane avait toujours eu l'impression qu'ils étaient ceux qui portaient cette responsabilité avec le plus d'aisance, avec même un rien d'espièglerie. Comme si c'était une blague, persuadés qu'ils étaient de ne jamais réellement avoir le poids de la couronne sur la tête et celui du royaume sur les épaules. C'était pourtant à eux qu'allait la préférence du roi, après Marien évidemment, et aussi à eux — Solange, plus précisément — qu'allait celle du peuple. Et celle de Morgane.
Oh, elle adorait Marien. Elle n'avait rien contre lui, pas vraiment. C'était un jeune homme exemplaire et gentil, poli et très sérieux: Morgane ne doutait pas une seule seconde qu'il ferait un bon, juste, fier souverain. Il avait grandi comme Dauphin, il avait été élevé roi et pourtant, sa place n'avait jamais été moins sûre que ces derniers temps où les rumeurs allaient bon train au sujet de Solange. À l'aube de janvier, pourtant, alors que la plupart retournent en cours et que tous se félicitent d'une saison des fêtes bien passée, ce n'est qu'une histoire qui enfle, qui enfle et qui commence à prendre de la place: dans quelques mois, tout le monde en parlera et les racontars seront incontrôlables mais pour l'instant, ce ne sont que des petits articles dans des journaux indépendants et des on dit dans l'oreille des nobles aux soirées mondaines. Tout le monde parle, tout le monde espère, tout le monde raconte et personne ne sait.

Morgane elle-même en ignore tout. Géodor et elle n'en parlent pas — Géodor et elle ne parlent pas beaucoup, à vrai dire, ces derniers temps. Ce n'est pas tant de la froideur ou de la distance: juste des conflits d'emploi du temps, argue la reine avec un sourire crispé. Et une routine qui a mis une petite décennie à se mettre en place: l'étincelle est sans doute partie, mais le couple royale demeure tout de même dans une harmonie que seule l'expérience et le temps passé confèrent. Toujours est-il qu'ils trouvent un malin plaisir à ne pas parler de ce genre de choses, parce que Géodor n'ignore pas que Morgane se fiche poliment de la politique du royaume — même si souveraine, par mariage, elle sait qu'elle n'a rien à y redire tant que le roi est bien conseillé et surtout, toujours en vie — et qu'il trouverait suspect qu'elle lui demande soudainement son avis sur la petite Solange. Son coeur ne crie pas encore révolution, mais ses yeux cherchent encore des machinations partout. Les mois prochains vont s'avérer longs, même si la reine de France l'ignore encore; pour l'instant, elle se contente de penser à tout cela avec un certain amusement, comme si ce n'était qu'un jeu.
D'un mouvement agacé de baguette, elle change pour la troisième fois en moins d'une minute de coupe de cheveux, si bien que ceux-ci tombent lourdement sur son dos et ses épaules désormais, se tortillant finement en d'opulentes boucles blondes. Elle jette presque nonchalament une veste noire sur ses épaules, un dernier coup de baguette et ses pieds sont chaussés de ses escarpins les plus confortables. Et puis elle rentre dans l'antichambre, vaguement satisfaite.

Dressed to impress? Non, dressed to depress: c'est là son motto. Elle n'a aucune envie d'accabler Solange avec son talent absolument raffiné et parfait de la mode mais elle ne peut pas s'en empêcher. Il n'y a personne qu'elle n'a pas envie d'impressionner dans ce royaume. Sa nièce semble surprise de la voir l'accueillir si tôt — à peine deux Barricades, ça doit être un record pour elle —: Morgane l'entend hésiter un quart de secondes sur les touches et les notes d'une musique qu'elle commence à bien connaître, à force. « Dorian n'arrivera pas tout de suite, » lui dit Solange alors que la reine se baisse machinalement quand Fido et Lady se précipitent vers elle, ses deux Fléreurs de compagnie absolument amoureux d'elle, en miaulant pitoyablement.
Au tour de Morgane de faire quelques bruits franchement dégoûtants et vraiment peu royaux à mi-voix — “ ahhh Fido, moumoumou, Lady, ahlala, regarde-toi, oh naaaan, aaaaah, regarde-le, par Merlin, vous êtes trop mignons ” qui ne sont, finalement, pas vraiment adressés à quiconque — alors qu'elle les caresse l'une et l'autre avec une affection évidente, les laissant se frotter à ses jambes et lui griffer un peu les cuisses. Elle le repousse rapidement pour s'approcher de Solange, toujours assise au piano, les Fléreurs s'entrelaçant entre ses jambes dans une chorégraphie bien rodée. “ Sous-estimerait-il lui aussi ma ponctualité? ” réplique-t-elle en se plantant devant Solange, lui envoyant un sourire plein de défi de dire quoique ce soit. “ Je suis pleine de surprises, je sais. ” Elle est amusée, la reine, et un peu taquine alors qu'elle se penche pour planter un baiser sur la joue de sa nièce franchement préférée. Ça fait combien de temps qu'elle n'a pas vu Solange? Elle fronce les sourcils en essayant de se souvenir. “ Ça me fait plaisir de te voir, Solange. Comment vont les malades? ” demande-t-elle en remettant correctement sa veste sur ses épaules — elle n'a même pas pris la tête d'y passer ses bras — tout en chassant distraitement du pied les Fléreurs qui n'ont de cesse de miauler pour son attention. En temps normal, elle serait du genre à se mettre à genoux pour les câliner jusqu'à les en dégoûter mais pas aujourd'hui. La reine a d'autres choses en tête. “ Et comment vas-tu, toi? ” rajoute-t-elle avec le sourire le plus innocent du monde.

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Elle ne se sentait pas d’indignation contre ces mangeurs de curée. Mais elle les haïssait, pour leur joie, pour ce triomphe qui les lui montrait en pleine poussière d’or du ciel. (...) Et elle, au fond de son cœur vide, ne trouvait plus qu’une lassitude, qu’une envie sourde.
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