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 dance the demons away (augustine)

Vers les étoiles, à travers les difficultés
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❝ HIBOUX : 95
❝ CÔTE DE POPULARITE : 1066
❝ MIROIR : Clément Chabernaud
❝ CREDITS : NEPTUNIUM 237
❝ ÂGE : 22 ans
❝ STATUT SOCIAL : Haute Noblesse
❝ OCCUPATION : Saphiroy, septième année, parcours social et politique, option droit magique. Membre du club de duel. Serveur à mi-temps.


Dance the demons away


Fébrilité dans les veines, cœur retentissant au rythme des pieds qui sautent, des bras qui le lèvent, force sonore coupant court à son ouïs quelques secondes, perte involontaire, mais la sensation à quelque chose d’enivrant. Il se laisse transporter,  un peu naïvement, se laisse aller sans s’en apercevoir et sans retenue, fait rarissime. Et les corps le frôle, sueur contre peau nue de son bras, odeur d’adrénaline et d’endorphine dans les airs lui font doucement perdre la tête. Oh, peut-être est-ce l’alcool et son parfum  qui réussit déjà à le saouler doucement, vicieusement ? Sans aucun doute, les joyeux, nombreux, étrangers qui l’entourent sont déjà intoxiqués, bien plus que lui qui venait à peine d’arriver, l’happy hour des femmes ayant commencé depuis quelques heures assurément à voir l’état d’ébriété dont vibre le Gai Mandragot.  Et le rock alternatif semble avoir déjà fusionné avec son copain pop et balance dangereusement près de cet ami électro,  si populaire dans les soirées du vendredi soirs,  l’endroit magique ne faisant pas exception à ses semblables boites de nuits moldues.

Anselm n’avait pas mis les pieds au Gai volontairement. Pas vraiment.  Il n’était pas de ceux qui toutes les fin de semaine allaient se bourrer la gueule dans une foule tout aussi enivrée. Sauf qu’un « Come on Anselm,  j’te paye une tournée ! » l’avait convaincu, bien qu’on l’aurait sans doute embarqué dans cette virée de gré ou non.  Ce n’était pas une contrainte non plus, il appréciait l’endroit, son ambiance chaleureuse du jour comme ses folies du soir. Il assistait quelques fois au mardi scène libre pour se changer les idées et apprécier des talents qui lui ne possédait guère.  Il était même venu un mercredi soir, mais, plus jamais avait-il décréter après s’être volontairement humilié. Mais leurs vendredi soirs étaient davantage synonyme de relâchement. Lorsque les âmes les plus innocentes ont retraité dans le confort de leur lit,  banquettes de cuirs sont repoussés sur les côtés et la musique perd ses restrictions rendant les discussions quasi impossible sans s’écorcher les  cordes vocales. Débauche permise. De mise. Contrôlée, surveillée, mais vivante et éclatante de sa jeunesse éternelle. Et Anselm la savoure cette fébrilité rebelle, il se laisse bercer aux airs de rock,  invisible dans la masse humaine fiévreuse qui désire tout oublier le temps d’une soirée.  Il aime cette impression de se perdre parmi les inconnus, lui qui habituellement fait tâche dans les décors en ne parvenant pas à se fondre complètement dans la foule. Sentiment connu, trop familier.  En réalité, Anselm Buffenoir n’a jamais l’impression d’être à la bonne place. Parasite chez les uns, cul trop serré chez les autres. Alors, le sérieux Anselm qui ne se dandine pas, qui ne crie pas en à perdre la voix et qui est le bon garçon à sa famille,  aime ses soirées où il peut se perdre. Où il fait partie du tout, du monde. Pour une fois.

« ANSILLELM! »

Huh ? Nom écorché.  Perçage de tympan. Trop fort. Douleur. Une odeur d’alcool, whisky pur-feu il assume, collé contre sa peau. Il sent un poids sur ses épaules qui l’entraîne vers le sol. Reprend pied rapidement avant de toucher le parquet, titubant difficilement en raison de la lourdeur inconnue, pas si étrangère que ça. « AH, non. Anselm ! »  Identité retrouvée. Son pote s’accroche à lui comme à une princesse étrangle son héros, comme Rose s’accroche à sa porte dans la mer, mais Anselm n’est ni un sauveur, ni un bout de bois, alors il repousse sans ménagement cette énergumène qu’il nomme ami en d’autre circonstance. « Anselm, mon amiiii ! Écoute, je suis désolé, mais il y a une charmante dame qui me fait de petits signes qui m’encourage à aller la courtiser. Le temps d’une danse, promis, je dois te laisser ! » Certains bafouille sous l’effet de l’alcool, d’autres se découvrir un langage d’un autre siècle.  Mais Anselm, déjà bien éméché ne se rend compte de rien, éclate de rire bruyamment, joyeux luron alcoolisé. Et dans un élan d’affection que seul l’alcool lui accorde l’impudeur, il l’enlace son ami virilement, ou du moins, le croit-il. « Va, cours, vol ! Et rends-moi fier ! Fais-lui ton plus beau sourire et tu auras toutes les chances de ton côté. » Et il ponctue ses dires avec des hochements de tête sérieux, une petite tape dans le dos et déjà il s’éloigne, la démarche plus ou moins assurée, se dirige vers le bar.

Mais Anselm ne regarde pas où il va. Sa tête est tournée, observant curieusement et amusé,  les techniques de dragues maladroites de son ami, un pouce levé en signe d’encouragement. Alors, évidemment, parce que l’endroit est bondé, que les corps sont collés et se frottent au rythme du rock frénétique, les probabilités de foncer droit dans une poitrine sont élevées.  Et la main d’Anselm, celle qui ne fait pas de signe de soutien dans le vide, accroche violemment les courbes féminines sans préavis. « Par merlin ! Je suis désolé ! Mille désolés, je ne vous avais pas vu ! » Il est mignon, Anselm, tout rouge et tout confus. Pas qu’il soit un saint,  non non, mais ça ne se fait pas quand même ! Et puis, on ne met pas ses mains sur les poitrines de n’importe qui !  Il n’ose pas regarder la demoiselle dans les yeux, son regard se fixe au loin, essayant de rattraper un minimum de respect à accorder à cette inconnue à ne fixant pas le lieu du crime.  Mais son regard s’attarde rapidement à leurs pieds quand il sent son soulier glisser légèrement. Et la vision du sol baignant dans de l’alcool augmente son malaise et Anselm commence à bafouiller, son cerveau saoul qui n’arrive pas à expliquer la situation. « Je suis désolé, vraiment, vraiment » Il porte finalement son regard qui la femme qui lui fait face, s’excusant encore du regard. «Ah… Je vais vous payer un verre! J’insiste ! C’est la moindre des choses que je puisse faire. »

Et il croise les doigts que ce ne soit pas une coupe de champagne dispendieuse que son maigre salaire ne puisse supporter.
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❝ MIROIR : gemma arterton
❝ CREDITS : gentleheart.
❝ ÂGE : vingt-sept ans
❝ STATUT SOCIAL : enfant d'une infidélité, elle ne peut prétendre à la noblesse de son père et se mêle ainsi à la plèbe, roturière, comme sa mère.
❝ OCCUPATION : actrice au mélusine et alchimiste à son propre compte


Dance the demons away


« Aller viens Agos ça s’ra marrant. » Elle n’a pas hésité bien sûr, elle a hoché la tête tout en arrachant presque les lacets de son corset. Les coulisses étaient bruyantes au possible, mais tout le monde parlait de la même chose: qu’allait-on faire pour fêter la fin de la première semaine de représentation d’Hypatie et Cyrille ? L’acteur incarnant Cyrille avait proposé le Gai Mandragot, tout le monde avait tôt fait de suivre. Augustine avait du boulot chez elle, une pile de livres à éplucher, un rendez-vous à prendre avec un certain alchimiste breton, la bibliothèque nationale à dévaliser, sans compter un scénario a lire pour une audition prochaine. Et pourtant elle avait dit oui sans hésiter, parce qu’elle ne savait pas dire non devant une telle offre. « Aller viens Agos » la jolie blonde avait-elle dit avant d’attraper sa main et de l’entraîner sur la piste de danse. Deux ou trois verres avaient déjà été ingurgités, tranquillement, accoudée au bar le petit groupe de théâtreux papotant gaiement par dessus la musique. Mais la raison de leur venue est autre: on ne vient pas au Gai Mandragot un vendredi soir si on ne s’attend pas à danser, au moins un peu. Et Agos aime la danse alors, là encore, elle ne rechigne pas et suit son amie sans mot dire. Elle n’a pas besoin de l’alcool pour se désinhiber Augustine, elle n’a d’ordinaire même pas besoin qu’on le lui demande pour bouger en rythme avec la musique. Seulement bien sûr, l’alcool consommé de part ses deux cocktails et le verre de whisky-pur-feu accepté, là encore sans trop de mal après la simple proposition d’un camarade, elle se sent encore plus libérée que d’ordinaire et prête à donner tout son corps à la mélodie qui lui braille dans les oreilles. Mélange de genres, elle ne reconnait pas la chanson, mais elle s’en fout, elle est bien. On lui ramène un verre, cadeau de ceux du groupe encore au bar, ceux qui ont besoin d'un peu plus pour accepter de se trémousser en public. Elle le célèbre comme un don du ciel et prouve sa gratitude en l’avalant d’une traite. Après ça, il n’est définitivement plus temps de songer à tout le travail qu’elle devrait être en train de faire.

La piste est remplie, les corps collés, elle ne sait plus où elle commence et ou ses amis finissent. Pourtant quand une main surgit de nul part et se pose soudain au beau milieu de son décolleté, elle ne peut que la remarquer. Elle s’arrête dans son déhanché et cherche l'auteur de ce geste impudent. Il mérite de faire la rencontre de ses poings pour sûr car quand bien même l’endroit est bondé, quand bien même Augustine ose admettre qu’elle se la joue vile tentatrice, dans sa jolie robe qui ne néglige pas de mettre en valeur ses atouts, ce ne sont certainement pas des manières. Leur disponibilité visuelle, ne donne à personne le droit de tâter sans permission explicite.  « Par merlin ! Je suis désolé ! Mille désolés, je ne vous avais pas vu ! » Ses yeux noisettes tombent sur un visage inconnu et familier tout à la fois. Elle l’a déjà vu elle en est certaine, à Beauxbâtons certainement, mais elle ne le replace pas, pas encore. Elle fronce les sourcils. « Ah bas ça vous pouvez être désolé ! Et un petit conseil: je n’crois pas que m’dire que je suis invisible soit de nature à arranger les choses. » Il ne l’a pas vue et pourtant sa main a su trouver le chemin de sa poitrine, il ne la flatte même pas un peu, en avouant l’avoir remarquée de loin; quoiqu’à coup sûr l’aveu que ceci n’est qu’une tentative d’approche aurait valu au charmant jeune homme de goûter à son crochet du droit — pas si fameux que ça pour être honnête. Malgré sa remarque, elle est déjà prête à le laisser filer, après tout il semble sincère et elle préfère retourner danser. « Je suis désolé, vraiment, vraiment » Ses yeux jusque-là baissés se relèvent enfin vers elle et alors qu'elle apprécie l'azur de ses prunelles, le sentiment de familiarité grandit. Elle le connaît elle en est certaine. « Ah… Je vais vous payer un verre! J’insiste ! C’est la moindre des choses que je puisse faire. » Elle entend déjà une amie glousser dans son oreille. Un verre gratuit ça ne se refuse pas. Il vaudrait mieux qu’elle arrête au stade d’ébriété où elle en est: un bon stade sympathique, qui lui rend le rire plus facile, sans encore la rendre agaçante et qui ne promet pas un réveil trop difficile le lendemain. Oui, mais puisqu’elle est déjà là, puisqu’elle a déjà commencé… Elle hoche la tête. Pourquoi pas, elle a bien mérité de se faire offrir un verre après cet assaut indécent. « Très bien. » Elle fait un petit signe au groupe de danseurs qui l’accompagnent et accepte de le suivre. Contrairement à ce que semble en penser une comédienne aux yeux charbonneux qui hausse les sourcils de façon suggestive, elle compte prendre son verre et revenir. Il ne sera pas question de lui faire la conversation. Qu’aurait-elle à lui dire : eh t’as aimé ce que t’as touché ? Oh elle en est capable, mais ça ne veut pas dire qu’elle doit le faire, elle n'a plus quinze ans, il faudrait peut-être qu'elle l'apprenne un jour. « Un whisky-groseille. » annonce-t-elle quand ils atteignent le bar. L’idée ne lui effleure même pas l’esprit de demander quelque chose de plus onéreux. Elle ne lui épargne pas une dépense excessive par bonté d’âme après avoir joué avec l’idée, mais simplement parce qu’elle ne songe même pas à profiter de lui. Si elle y avait pensé, peut-être l’aurait-elle fait. Mais elle est occupée à reluquer le jeune homme. Elle a l’impression d’avoir fait bien plus que le croiser. Peut-être se trompe-t-elle toutefois. Peut-être ne lui a-t-elle jamais adressé la parole. « Tu t’appelles comment ? » Le tutoiement est instinctif chez elle, elle tutoie facilement les gens quand elle est sobre, la boisson n’aidant rien en la matière. Et puis, il est plus jeune qu’elle, ça se devine aisément, elle peut bien se le permettre. C'est avec une difficulté réelle qu'elle masque l’ampleur de sa curiosité. Et tant pis si ça sonne comme le flirt que ça n'est pas.

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- Got a hurricane at the back of her throat. -
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Dance the demons away


Anselm ne drague pas. Habituellement. Il l’a toujours eu relativement facile, un seul sourire charmeur sur les lèvres pour qu’on lui sourît en retour, un clin d’œil suggestif pour que l’on vienne à sa rencontre.  Après, tout n’était que jeu de parole, atome crochu trouvé ou inventé. On envahit alors l’espace, se fait maître à se rapprochant de quelques centimètres et la proie désirée tombe ou de désiste, là étant le point culminant de la réussite ou de la défaite. C’est un jeu quasi enfantin dont certains se font maîtres et Anselm y est doué sans même en avoir conscience. Certains diront que nul ne naît appris et instruit, mais pour lui, c’était un naturel, un cadeau que dame nature lui avait accordée par une génétique du « gentil gars à la belle gueule ». Un présent qui s’avérait d’ailleurs empoisonné par moment lorsqu’un simple sourire était malentendu, une politesse prise pour une invitation à la drague qui n’en était pas une.  Cependant, l’alcool est connu pour changer les normes.  Alors le noble enivré se découvre spécialiste de ce don qu’il ignore le jour levé. Ses sourires se font destiner aux promises, ses œillades choisies avec soin, ses paroles ne sont plus censurées et son sternum se rapproche des cages thoraciques féminines provocateur et conscient du moindre geste. Il est plus libre, vivant, plus affectif envers ceux qu’il apprécie comme auprès de ceux dont il recherche l’affection. Un joyeux séducteur né dans les brumes des nectars alcoolisés.

Cependant, cela ne signifie pas qu’il devient inconvenant.  Il est peut-être plus affectif, plus prompt à mettre de côté gêne et sérieux. Peut-être est-il même un peu lourd sur les bords,  accostant des demoiselles qui ne le désirent peut-être pas. Mais irrespectueux ? Vulgaire ? Tâteur de poitrine ?  Ce ne sont pas des termes que l’on associe à Anselm Buffenoir, saoul ou non. Le voir dérailler, oublier des valeurs profondes  comme le respect accordé à autrui ne se faisait pas sous le coup de la boisson, qu’importe son état d’ébriété avancée.  Alors, si certains trouveront  la scène banale, commune dans un lieu où la débauche est permise, où les femmes se savent regardées,  Anselm, lui, ne peut dissiper son malaise, cette gêne, malgré que cela n’était, après tout, qu’un simple accident.  

Le monde continue de tourner. La musique vibre autour d’eux, de lui, idiot maladroit, et de cette jeune femme, prise dans ce manège par inadvertance.  Ses idées ne sont pas toutes à faire clair,  son cerveau embrouiller, cherchant à se sortir de cette situation inconfortable tant pour lui que pour la brune lui faisant face. Et elle ne l’aide pas ! L’accusant en plus de ces mauvais choix de mot et Anselm ne sait sur quel pied danser, lui qui est déjà un bien piètre danseur.  Alors, il ne fait que hocher la tête, oui madame.

Il se sait observer, la belle brune lui faisant face le scrutant du regard, et le noble blond prie intérieurement qu’elle n’est pas en train d’enregistrer son visage dans une liste de délinquants sexuels. Il est déjà bien chanceux de ne pas avoir reçu un coup bien placé dans les c…. dans la prostate !   Alors, il se tient plus droit, essaye du moins, pour rattraper un semblant de convenance et pour effacer cette nouvelle image de palpeur de boules.  Il fait signe au barman, lance un regard questionneur à la jeune femme, demande silencieuse de son poison. Et Anselm ne peut retenir un sourire de glisser sur ses lèvres quand il l’entend prononcer le mot whisky. Bon, pas cher, assez puissant malgré tout, une boisson que lui-même apprécie énormément. Il lève d’ailleurs immédiatement deux doigts dans les airs, signalant son intention de commander. «Ce sera  deux whisky-groseille, s’il vous plaît » Et il se retourne finalement vers la demoiselle qu’il a bousculée, la regarder réellement pour la première fois depuis leur maladroite rencontre.  Elle est belle, à ne pas en douter. Plus âgée aussi, sans doute. Un air familier qu’il n’arrive pas à replacer. Mais ce qu’il retient est qu’elle ne semble pas lui en vouloir, ne le regarde pas d’un air méprisant. Alors, Anselm se détend et déjà l’accident semble un peu plus lointain, déjà une anecdote à pouvoir partager et à rire de sa maladresse.  Un sourire se dessine sur ses lèvres,  une trace de gêne, mais un sourire franc, sympathique, un qui dit « encore pardon » et « je tiens toujours mes promesses. » Il ne dit rien cependant,  ne compte pas nécessairement le faire ne voulant pas empirer sa situation. Il compte lui payer son verre et aller boire le sien, seul,  plus loin, pour ne plus risquer de collision thoracique.  Mais elle surprend. « Tu t’appelles comment ? »  La question lui parvient entre les résonnements sonores du rock. Curiosité ? Flirt ? Questionnement platonique ? Anselm ne peut le dire. Mais il sent son regard sur lui, désir réel de connaître son identité et non par pure politesse. Il ignore si elle demande pour ensuite le crier sur tous les toits. « Anselm Buffenoir, le toucheur de boules ! ». Alors, il ne répond pas immédiatement, d’ailleurs, le barman portant fièrement son stetson l’en empêche en plaçant devant lui  leurs verres whisky. Et c’est à lui tendait son poison qu’Anselm répond finalement. «  Anselm. Anselm Buffenoir. » Son nom, prononcé dans un souffle qui est destinée seulement à l’inconnue. Il se demande si elle a compris malgré la musique qui fait trembler les murs.  Il ne l’a pas crié, ne le crie jamais. Il s’attend à une réaction. Évidemment. Qui ne connait pas les pauvres Buffenoir ? On les connaissait depuis aussi longtemps que les têtes dolichocéphales n’étaient plus de mode. Il ne veut pas lui en laisser le temps d’ailleurs, alors il ajoute rapidement, un rire qui sonne légèrement faux pour ceux qui le connait « Et je t’assure que ce n’est pas dans mes habitudes de palper toutes les poitrines qui croisent mon chemin ! ».  Il est déjà plus à l’aise, Anselm, un verre à la main. Il n’est pas non plus du genre timide et les blagues et les sarcasmes ont toujours un moyen pour lui de se défendre et de se détendre lorsqu’une situation le rend mal à l’aise.

Il lève son verre devant lui. « Je suppose qu’au lieu de continuer à m’excuser, je peux lever ce verre à… je ne sais pas… toujours devoir regarder devant soi ? Oui, je pense bien qu’il faudra que je fasse ça l’avenir ! » Une gorgée appuis son toast. Il fait mine de hocher la tête, pensif, mais un rictus amusé trompe ses airs. Il s’en permet un peu plus, maintenant qu’il est persuadé de ne pas recevoir de baffes. Elle ne semblait pas vouloir  commettre un crime et avait sans doute accepté son verre pour l’offre alléchante d’alcool gratuit et non pour le faire sentir coupable. Cela suffisait pour lui ôter tous sentiments de culpabilité et pour qu’il reprenne ses habitudes sociales.
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Dance the demons away


Augustine est un peu jeune certainement pour être qualifiée de couguar et ce même alors qu’elle s’approche d’étudiants de Beauxbâtons - pourvu que ceux-ci soient majeurs, ce que le jeune homme en face d’elle semble être. Mais surtout, ça n’est pas son genre, elle préfère, si tant est qu'elle ait une quelconque préférence, les hommes un rien plus âgés qu’elle. Et puis elle a trop de respect pour elle-même pour flirter avec un étranger qui vient de faire connaissance avec son décolleté. Tout du moins, la seule présentation qui devrait avoir lieu est celle de sa main avec la joue du malotru. Il n’a pas l’air méchant cependant et elle lui a déjà pardonné son geste accidentel. Toutefois sa question n’est pas parfaitement innocente, elle ne cherche pas juste à combler le vide le temps que les verres arrivent, la musique qui lui braille dans les oreilles fait déjà un bon travail, il n'y a pas de silence à emplir. Elle veut véritablement apprendre son identité, pour se prouver qu’elle a raison et qu’elle le connaît, même si lui ne semble pas la reconnaître. Elle n’est pas assez célèbre pour s’en vexer, même si, elle l’avoue, elle aime être reconnue. Les boissons sont servies avant qu’il ne réponde et elle attrape le verre qu’il lui tend alors qu’il ouvre la bouche, son prénom est perdu dans l’air alourdi par la musique. C’est quand elle sirote sa première gorgée du nectar alcoolisé qu’elle lit sur ses lèvres son nom de famille. Bufflenoir. Elle avale de travers, toussote aussi discrètement qu’elle le peut et se réfugie dans son verre. « Et je t’assure que ce n’est pas dans mes habitudes de palper toutes les poitrines qui croisent mon chemin ! » Elle ne l'écoute même pas. L'enfer a été fait pour les curieux, songe-t-elle. Si seulement elle s'était tue, sa soirée aurait pu se terminer normalement. Elle serait rentrée en marchant de travers sûrement, se serait réveillée avec un mal de tête qu'elle aurait calmé d'une de ses pilules magique et aurait repris sa vie simplement. Un coin de sa lèvre se soulève, mais le sourire a des allures de grimace. Cette soirée ne sera pas ordinaire et le réveil du lendemain sera certainement plus troublé que d'habitude. C'est trop tard pour faire machine arrière, reprendre sa question et filer vers la piste de danse, trop tard pour empêcher sa soirée de dérailler. Buffenoir: c’est son cousin. L’un de ses cousins. L’un de ceux qui ne lui ont jamais adressé la parole, qui l’ont toujours ignorée, sur ordre de maman et papa elle n’en doute pas. Parce qu’Augustine n’est pas une de Rouvière, pas officiellement, non c’est une Leroy, une bâtarde, la fille de sa mère avant d’être celle de son père, le sang noble qui brûle ses veines de roturière depuis l’enfance.

Elle le dévisage plus franchement. Elle a fait ses recherches gamine, dans le secret de sa chambre, sans jamais rien dire à personne. Elle a recherché son arbre généalogique, le nom de ses cousins, leur âge. Mieux, elle a essayé de les contacter, elle a écrit une jolie lettre au cadet, Anselm. Le choisissant lui pour ce qu’il n’était pas encore à beauxbâtons et était un peu plus âgé que la benjamine un peu trop jeune. Elle s’était dit que, comme enfant du milieu il pourrait faire passer le message aux deux autres. Mais elle n’eut jamais aucune réponse. Ni de lui, ni de personne. Elle a attendu des mois et après un an a laissé toute trace d’espoir s’éteindre en elle. Ses cousins ne voulaient pas d’elle, même par écrit, même en secret. Elle n’aurait jamais la famille unie qu’elle voulait ça elle l’avait bien compris, mais elle avait cru un instant qu’elle pourrait avoir quelque chose. Un petit lien, une petite interaction avec ceux dont elle partageait le sang. Au moins l’expérience eut le mérite de la faire grandir. « Je suppose qu’au lieu de continuer à m’excuser, je peux lever ce verre à… je ne sais pas… toujours devoir regarder devant soi ? Oui, je pense bien qu’il faudra que je fasse ça l’avenir ! » Elle n’a pas le cœur à rire, et quand elle lève son son verre, elle ne sourit pas. « Je préfèrerais qu'on le lève aux goujats qui ignorent les lettres de cinq pages que leur envoie leur cousine. » fait-elle sèchement. Elle plisse les yeux et boit une longue gorgée du liquide ambré, pour ne pas être tentée de le lui jeter à la figure. Il le mérite. C’est Anselm évidemment. Le jeune homme est facile à reconnaître quand elle connait son patronyme; il est le seul garçon de sa fratrie. C'est lui qu’elle a repéré à son entrée à Beauxbâtons, lui qu’elle a immédiatement détesté pour l’affront qu’il lui a fait dans l’enfance. Peut-être qu’elle aurait accepté des excuses s’il était venu vers elle adolescent, réalisant son erreur, sa petitesse. Mais la question ne se posa pas. « Je t'aime pas. » avoue-t-elle, le plus naturellement du monde. Il l'a sûrement déjà compris. Son attitude soudain renfermée, ses bras brusquement croisés contre sa poitrine, montrent suffisamment bien son changement d'humeur. Pourtant elle tend une main vers lui. « Augustine Leroy, la cousine en question. » Elle esquisse un maigre sourire. « Je m'attends pas à ce que mon nom te soit familier il n'est certainement pas sur la tapisserie du salon. » Elle n'a jamais mis les pieds chez eux, elle ne saurait pas dire si un arbre généalogique délicatement tissé orne leurs murs ou non. Probablement pas, les Buffenoir sont pauvres pour des nobles. Mais l'image reste claire. Si elle a jamais été mentionnée au sein de leur manoir ce fut certainement dans un sermon du père du jeune homme pour montrer à quoi mène l'imprudence. Et puisqu'Anselm n'a jamais daigné répondre à sa missive, elle devine qu'il a bu les paroles de Réjéan.

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Dance the demons away


Anselm ne remarque rien.  Il n’a aucunement conscience que l’annonce de son nom a changé le comportement de la femme qui lui fait face. Depuis sa plus tendre enfance, il avait compris que son nom faisait réagir.  Il n’avait pas piqué des hannetons après tout. Buffenoir. Les précieux nobles de la haute. Les pauvres de l’excellence.  On les admire. On les déteste. On s’agenouille, on s’élève. Révérence ou moqueries sur les lèvres. Il pourrait néanmoins avoir la vanité de dire que son nom est source de réactions. Inévitablement. Il avait donc l’habitude des regards et de ceux qui dévorent chacun de vos pas et mouvements. Il en avait vu des centaines  des coups d’œil admiratifs comme des rictus moqueurs.  Alors il s’est immunisé, a appris à les ignorer, à ne plus les voir que lorsqu’il le désire réellement. Il avait grandi en comprenant qu’il fallait choisir ses batailles, ne plus réagir impulsivement. Ainsi, et peut-être sans rendre compte complètement,  il s’était créé un filtre lui permettant d’ignorer les regards que son nom évoque. Donc Anselm Buffenoir annonce son identité sans penser que cela change quoique ce soit. Il reste le goujat qui a mis ses mains où il ne fallait pas. . Il a déjà oublié que l’on puisse enfin mettre un visage sur une identité connue. Il continu de sourire, le moment étant passé, et s’intéresse seulement à ce futur proche. Un futur qui aurait dû être une conversation entre deux êtres qui ne se connaissent pas, mais qui partage un instant de vie qui n’aurait qu’un minime impact, voir aucun, sur le restant de sa vie.

Non, il n’a aucune idée, Anselm, que son nom a déclenché une tempête, une émotion. Alors, il ne comprend pas la réponse de son interlocutrice, ne comprend pas en quoi cela le concerne. « Je préfèrerais qu'on le lève aux goujats qui ignorent les lettres de cinq pages que leur envoie leur cousine. »  Il avait pris une deuxième gorgée de son whisky quand elle prononce ses paroles assassines. La boisson bloque sur le choc, le manque d’air lui broyant le larynx. Il s’étouffe à la fin des mots, tousse pour se libérer du liquide essayant de se faire meurtrier. Il sent le sang lui monter à la tête, les larmes lui brouillant la vue.  Et le regard de la femme n’est que plus pesant et Anselm, qui ne comprend toujours pas, finit par retrouver l’oxygène le maintenant en vie. Il reprend constance, mais pas tout à fait, parce qu’il réussit seulement à sortir un «  Quoiii ? » stupéfait de celui qui n’a pas tout à fait ses esprits en ce moment. Ses  yeux cherchent réponses pour cette remarque qui sort du néant. De quoi parle-t-elle ? Cousine ? Pourquoi parle-t-elle de ses cousines Desfontaines ?

Il voudrait demander, mais il ne trouve pas les mots. Parce que l’expression qui lui fait face est dure, blessée.  Cette expression le fait reculer d’un pas, manque de tomber lorsqu’il se percute contre un tabouret du bar. Il ne la connaît pas, mais il sait que la femme qui lui avait évité, il y a encore quelques instants, de perdre sa fertilité semble trouver cette envie de le frapper.  Les paroles suivantes le confirme et elles  le blessent, sans savoir pourquoi. « Je t'aime pas.  » Il est habitué que l’on ne l’aime pas, à cause de son titre, à cause de sa pauvreté. Mais Anselm veut s’offusquer, dire que non, elle devrait l’aimer! Il est gentil Anselm, il s’efforce à ne jamais faire de mal à quiconque sauf si cela est mérité !  Le Buffenoir s’apprête se lance, à crier haut et fort qu’elle doit le confondre, parce que vraiment, comment peut-elle ne pas l’aimer sans le connaître ?  Elle le devance néanmoins. Alors, enfin, il comprend « Augustine Leroy, la cousine en question. Je m'attends pas à ce que mon nom te soit familier il n'est certainement pas sur la tapisserie du salon. »

Il serre la main tendue vers lui d’un geste automatique, l’esprit ailleurs. Leroy. Un nom qu’il n’avait pas entendu depuis bien longtemps et les souvenirs enterrés refont soudainement surface. Leroy comme ses cousins inconnus, jamais mentionnés sauf dans les murmures de son père, fâché des infidélités de son frère qui nuit davantage à la réputation de leurs maisons. Jamais auparavant. Anselm est surpris. Cela parait évidemment puisqu’il ouvre la bouche, ne trouve aucun mot, la referme quelques secondes plus tard. Et pendant les quelques autres qui suivirent son silence, il l’observe, cette Augustine Leroy, plus intensément et plus ouvertement qu’il ne l’avait fait jusqu’à maintenant. L’espace d’un bref instant, il croit même se noyer dans les yeux  de son cousin, Roman. Cela ne dure pas. Elle ne ressemble pas à oncle Mathurin volage, dégage un charme qui lui est propre.  Il ne la reconnaît pas, pas plus qu’il ne comprend de quoi elle parle. Il n’avait jusqu’alors eut que brièvement conscience de son existence. Il n’avait jamais pensé à elle. Elle n’était qu’alors qu’un mythe que l’on gardait cachée dans la famille.  « Tu… Tu m’as écrit ? » Sa voix, surprise et choquée. Ce n’est sûrement pas ce qu’elle veut entendre. Sauf que c’est la seule chose qu’il trouve à dire. Il ne pense même pas à se défendre, sur le coup, Ce n’est pas tous les jours que l’on se fait soudainement agresser du regard par une cousine ignorée. D’ailleurs, ses yeux perçants le fait lever les bras vers l’avant comme l’on fait pour se protéger, pour calmer une bête en colère. Elle l’est n’est-ce pas, en colère ? Par sa faute, même si Anselm se sait innocent.  « Augustine Leroy. Non… oui. Je te connais. Ton nom, Leroy, je veux dire. Tu as un frère je crois bien ? »  Une pause. Il tente un sourire. Hésitant. Chaleureux. «  Je sais que tu dois sûrement pas me porter dans ton cœur, mais je t’assure, je n’ai reçu aucune lettre de ta part. Je t’aurais répondu. » Il  baisse ses bras et hoche la tête, sûr de lui. Il l’aurait fait. Contre l’avis de ses parents, contre tout ce que la noblesse enseigne, mais il l’aurait fait. Parce qu’Anselm connait le rejet, ne le souhaite à personne.  Et puis, elle est de la famille. En quelque sorte. « Je t’aurais répondu. » Il se répète,  la voix plus affirmative, très sobre malgré les verres qu’il a pris, voulant être certain qu’elle le comprend. Il ne dirait sûrement pas ça si elle était la bâtarde de son père, parce que sa tâche l’honneur d’une famille et Merlin sait que la leur est conservée précieusement. Mais elle n’est pas Buffenoir. Elle n’est même pas noble et personne ne sait. Personne ne sait qu’il veut sympathiser avec sa cousine. Il n’y a aucun mal.  « Cela ne signifie sûrement pas grand-chose aujourd’hui, mais j’aurais été ravie de te connaître plus tôt, Augustine Leroy. »  Peut-être. Peut-être pas. Mais le passé n’était plus et Anselm sait que maintenant, il le souhaite. Il le souhaite pour pouvoir effacer le regard blessé de la femme qui lui fait face, pour corriger ses fautes et celles de sa famille.
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❝ OCCUPATION : actrice au mélusine et alchimiste à son propre compte


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La surprise du jeune homme n’atteint pas Augustine. À dire vrai, elle serait bien incapable de dire si celle-ci est sincère ou feinte. Elle n’est pas douée pour déceler les faux-semblants des autres, surtout quand ceux-ci ont de l’expérience dans le mensonge. Elle-même est une mauvaise menteuse quand elle ne joue pas de personnage. L’alcool est toutefois connu pour faire ressortir la véritable nature des gens et elle hésite à laisser le bénéfice du doute à ce cousin perdu. Certainement, elle veut bien croire qu’il puisse être surpris de la voir devant lui. En tant que cousin, même un cousin ayant décidé de l’ignorer, il aurait pu prendre le soin d’apprendre son visage comme elle-même a pu le faire et comme elle connaît le métier de l’aînée Buffenoir ainsi que le cursus suivi par Anselm et Anthéa bien qu’elle ne leur ait jamais parlé il aurait pu avoir la jugeote de se renseigner à son sujet. Visiblement la curiosité ne fait pas partie des gênes qu’ils ont en commun. « Tu… Tu m’as écrit ? ! » Elle roule des yeux. Elle préfèrerait le voir se défendre, débiter de plates et maigres excuses, rejeter la faute sur son éducation, sur ses parents, elle préfèrerait le voir lui affirmer qu’il a changé que ses pensées sont libres et indépendantes désormais et qu’il regrette de l’avoir ignorée. Tout plutôt que de jouer les ignorants, que d’oser essayer de la faire douter même un court instant. Elle n’est pas raisonnable quand elle est en colère. Elle ne réfléchit pas comme elle devrait, elle dit des bêtises et ne voit pas toujours ce qui pourtant crève les yeux, comme la sincérité du jeune homme. « Augustine Leroy. Non… oui. Je te connais. Ton nom, Leroy, je veux dire. Tu as un frère je crois bien ?  Elle grimace. Elle ne parlera probablement pas de cette rencontre à Anatole. Ces histoires de titre le tiraillent plus qu’elle. Du moins c’est l’impression qu’il donne alors qu’il se soucie de son héritage à elle plus que du sien. Il n’a pas cherché à connaître ses cousins, vit très bien sans eux et elle ne compte pas réveiller ce qui ne peut être chez son jumeau qu’une vieille plaie. Il n’a pas besoin de ça, surtout en ce moment. « Anatole Leroy, joueur de quidditch. » fait-elle malgré tout. Parce qu’elle est déçue qu’il ne fasse que “croire” qu’elle a un frère alors que celui-ci joue chez les Spirales de Fontainebleau. Alors qu’il est, comme elle, une personne publique. Déçue, sans vouloir l’admettre, que leur patronyme n’ait pas refait son apparition dans la salle à manger des Buffenoir, que la célébrité des bâtards de Mathurin ne soit pas venue les hanter. Leur ascendance n’est pas la cause de leur célébrité, mais n’est-elle pas une des raisons au moins de leur quête de reconnaissance, chacun à sa manière ? Il lui serait doux de penser que par sa réussite elle a pu indisposer son oncle et jusqu’à cette rencontre elle était libre de se l’imaginer. Voilà qu’Anselm ruine tout. « Je sais que tu dois sûrement pas me porter dans ton cœur, » un rictus amusé déforme ses lèvres devant l’euphémisme. « mais je t’assure, je n’ai reçu aucune lettre de ta part. Je t’aurais répondu.. » Elle renifle, méfiante.

Augustine passe sa vie avec des acteurs plus talentueux les uns que les autres. Elle connaît les astuces. Alors elle oscille entre ne croire personne et croire tout le monde. Cela semble un peu gros pour être un mensonge toutefois. Et une partie d’elle n’a-t-elle pas une folle envie de le croire ? De toucher du doigt ce rêve d’enfant d’avoir une famille unie ? D’apprendre à connaître ses cousins du côté paternel ? Ses bras ne se décroisent pas de sa poitrine pour autant. C’est trop facile. « Je t’aurais répondu. » répète-il. Et dans ses yeux bruns elle croit déceler le vrai de ses propos. Elle ne voit pas de malice, que du sérieux, de la franchise. Et du regret peut-être ? « Cela ne signifie sûrement pas grand-chose aujourd’hui, mais j’aurais été ravie de te connaître plus tôt, Augustine Leroy. » Elle plisse les yeux et jauge Anselm du regard. Son hésitation est quasi-palpable. Elle s’en voudrait certainement si elle tournait les talons et renonçait à sa chance de connaître au moins l’un de ses cousins. Mais elle s’en voudrait aussi de laisser ne serait-ce qu'un germe d’espoir prendre pousse en elle, si Anselm ne devait plus tard que la décevoir de nouveau. Le temps semble s’être arrêté pour l’alchimiste, qui change d’avis à la vitesse de la lumière et bat à peine des cils alors qu’elle continue de fixer son vis-à-vis. « Ok. » marmonne-t-elle. Et peut-être que c’est l’alcool, qui parle, peut-être que c’est le fait que cette soirée a bien commencé et qu’elle n’aime pas laisser les choses se gâter, qu’elle est de ceux qui prennent leur destin en main et ne laissent pas la malchance les arrêter bien longtemps. Toujours est-il qu’Augustine accepte l’idée que peut-être il est sincère, que peut-être il a envie de la connaître et que peut-être elle aussi n’a jamais véritablement renoncé à ce rêve de gamine. « Ok. » répète-elle assez fort cette fois pour qu’il l’entende. Mais avant qu’il n’ait pu se réjouir - ou pas d’ailleurs - elle décroise les bras et sa main droite vient s’écraser contre la joue du jeune homme. La baffe méritée quelques minutes plutôt est trop violente, teintée de la rancœur accumulée pendant presque deux décennies. La lumière tamisée l’empêche de voir les conséquences de son geste, aussi elle ne s’inquiète pas le moins du monde et même, une fois cet accès de colère et d’amertume passé elle esquisse un sourire, sincère cette fois, soulagé. « Maintenant je suis prête à essayer de faire ta connaissance. » Il n’est pas certain qu’il soit pour sa part aussi avide de faire la sienne que quelques instant plus tôt, mais elle au moins a su par ce geste laisser exploser sa rancœur et s’en libérer (presque) pleinement. Elle est prête, peut-être pas à l’accueillir à bras ouvert dans sa vie, mais à lui laisser une chance de mériter sa place. « Je suis actrice. » fait-elle le plus simplement du monde avant de siroter tranquillement sa boisson. Cela pourrait être interprété par certains comme une façon de s’excuser, de dire: je suis comédienne une drama queen, je m’emporte un peu trop parfois. Et malgré elle c’est sûrement ce qu’elle fait. Cependant la jeune femme n’y songe même pas; elle ne révèle son métier qu'au passage, pour se présenter et lancer la conversation.

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Anselm voit le jugement d’Augustine dans son regard, son hésitation à croire sa sincérité et son amertume. Il se sent soudainement pris d’un sentiment de culpabilité. Il est bel et bien coupable du crime commis. D’une certaine façon. Celui de l’ignorance.  Il avait fermé volontairement les yeux, des années auparavant. Trop jeune, trop naïf, prêt à tout pour s’attirer les bonnes faveurs, ne pas décevoir ces parents, car ceux-ci ont déjà bien suffisamment d’ennui. Il avait pris connaissance de l’information, mais ne l’avait pas analysée, n’avait pas cherché à la décoder. Il l’avait prise, puis rangée dans un coin de son esprit et, les années passantes, cette information s’était un peu plus cachés dans l’ombre. Anselm connaissait donc l’existence de ses cousins, ses bâtards, le fruit des infidélités de son oncle. Il savait qu’Augustine existait, ne connaissait pas son nom auparavant, ne connaissait pas plus celui de son frère, mais il savait que, quelque part dans le monde magique, deux jumeaux qui partageaient son sang se baladaient et construisaient leurs vies loin de la noblesse. Il savait aussi que quelque part, une troisième enfant oubliée du de Rouvière n’avait peut-être nullement conscience de ses origines.  Et peut-être même en avait-il d’autre dont il ignorait l’existence. Mais le Buffenoir n’avait jamais cherché à en savoir davantage, n’avait même jamais eut conscience d’avoir envie de rencontrer ses cousins illégitimes. Il pourrait bien mettre tout cela sur le dos de la jeunesse, de son insouciance, et du fait qu’il avait déjà bien assez de problème à porter son nom, pas de besoin de rajouter une couche à sa déchéance en fricotant avec des bâtards. La vérité ? Il avait tout simplement fini par oublier qu’ils existaient.  Anselm avait causé sa propre ignorance en fermant les yeux à l’époque. Alors, peut-être qu’une lecture de cette fameuse lettre aurait tout changé. Il aurait répondu avec plaisir et réelle envie de la connaître parce qu’Anselm considère la famille importante, parce qu’on ne laisse pas des gens derrières. Oui, Anselm l’aurait fait. Mais, lui, ne lui avait jamais écrit. Il n’avait jamais cherché à en connaître davantage sur ces bâtards. Il était coupable. Augustine avait finalement raison de le détester, il pensa quelque temps après s’être remis du choc de la découverte.

Bâtards.  Il déteste soudainement ce terme. Là, maintenant, en voyant la colère d’Augustine, il haïssait cette insulte, de nom de chien, comment peut-on nommer ainsi des êtres humains ?  . Parfois, souvent, Anselm détestait la noblesse. Si protocolaire, si fière de sa splendeur et si vicieuse parce qu’elle se permettait de rejeter  des enfants qui étaient innocents.  À cet instant, Anselm Buffenoir était loin d’être fier de faire partie de cercle particulier, d’avoir participé inconsciemment à cette étiquette en ne la reconnaissant pas à sa juste valeur.

Alors, parce qu’il ne peut s’empêcher de se sentir coupable de son ignorance, parce qu’il est un de ses nobles de la haute méprisante, il accepte la gifle qu’Agustine Leroy.  Elle fait mal. Elle a une bonne droit sa cousine dites donc ! « Maintenant je suis prête à essayer de faire ta connaissance. » Il la voit sourire, sincère et Anselm quitte la garde qu’il avait inconsciemment prise.  Il sent sa joue chauffée, devine qu’elle doit sans aucun doute commencer à devenir rouge. Un rouge vif si la rougeur est proportionnelle à la douleur. Anselm porte sa main là où  celle d’Augustine a atteint à son visage. Il masse doucement, tentant de chasser l’irritation, mais ne dit s’offusque pas,  ne lui jette même pas de regard noir « Je ne peux pas dire que ce ne soit pas un peu mérité. »   Ce l’est. Pour plus tôt un peu,  peut-être, pour toutes ses années d’ignorance assurément.  Anselm sourit à son tour, mais reste un peu éloigné malgré tout, ne voulant pas prendre le risque de recevoir une deuxième baffe. Et il voit la lueur d’hésitation qui résiste dans les yeux de la brune. Ouverte, mais prudente. Le Buffenoir ne peut que comprendre.  Il ferait la même chose s’il avait été dans sa position. Même qu’il n’était pas certain qu’il aurait été aussi conciliant.

« Je suis actrice. » Elle ne dit pas davantage, mais Anselm comprend. Comprend qu’elle lui ouvre une porte, mais que c’est à lui de voir faire les efforts si elle veut qu’elle l’accepte. « Ça explique cette réaction un peu… drama queen ? » Il tente l’humour, fini les excuses à tort et à travers. Il pourrait le faire, il a des années à se faire pardonner,  mais cela ne mènerait nulle part. Il faut avancer.  Anselm appuie sa déclaration d’un clin d’œil, craignant qu’elle ne comprenne pas l’humour, se vexe. Il ne la connaît pas après tout, ne sait pas ce qui le choque, la fait rire encore.  « Actrice, hein ? Je m’excuse, je t’avoue ne pas te reconnaître, je ne fréquente pas tellement les cinémas ou les théâtres ! Bref. Il n’a pas l’argent quoi. Quelque chose de connue dont je pourrais connaître ou regarder pour rattraper le coup ? Sourcil interrogateur. Nope, il a beau la regarder, rien ne lui vint à l’esprit. Par merlin, il faudrait vraiment qu’il retape sa culture générale ! Et tu dis qu’Anatole joue au Quiddith ? Merlin, voilà pourquoi je n’ai jamais fait de lien ! Le Quiddith, ce n’est pas pour moi! Par contre, Anthéa, ma sœur,  elle adore ! Et après, des années, il ne comprend toujours pas pourquoi. Qui prend plaisir à être sur des balais qui vous coincent dans les fesses et risquent de vous tuer ? Théa apparemment…. Elle est sympa,  un peu bourrue sur les bords parfois, mais elle t’aimerait bien je crois ! »  Avec un frère professionnel du vol et une bonne droite, oui, Anselm croit que Théa apprécierait Augustine. Quant à lui, il n’arrivait pas encore à se faire une opinion précise de la femme qui se tenait devant lui. Il faut dire que leur rencontre n’avait pas été propice à la connaissance dès le départ. Mais il appréciait le caractère dont il avait un bref aperçut. Elle ne se laissait pas marcher sur les pieds et savait ce qu’elle fallait. Elle avait réussi, son frère aussi. Elle n’avait rien à envier à la noblesse.

Anselm finit son verre, sent déjà sa tête tournée. Il ne tient pas vraiment l’alcool. Cela explique un peu pourquoi il est aussi pipelette d’un coup. L’alcool aidant, ainsi que l’excitation de la nouveauté, Augustine, la cousine inconnue. « Tu sais, si jamais un jour on te demande…. Je pense qu’il faudrait mieux laisser de côté cette histoire de main sur la poitrine comme première rencontre. Et de la gifle… Tu imagines un peu, les commentaires sur le cousin pervers et sa cousine violente... ! »  Les gènes sont de famille n’est-ce pas ?  

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Elle n’est pas trop sûre de savoir à quoi s’attendre de la part d’Anselm. Si elle ne voit aucun problème avec sa propre attitude, il ne serait pas si étrange que lui en revanche n’en soit pas ravi et mette les voiles. Elle l’a giflé après tout, sans provocation immédiate et sans aucune excuse. Sa réaction aura le mérite quoiqu'il arrive de lui donner une idée de l’homme qu’il est. Et il accepte son geste finalement, sans faire montre de la moindre hostilité et Augustine sait alors qu’elle a fait le bon choix en décidant de lui laisser sa chance. «Ça explique cette réaction un peu… drama queen ? » Elle pourrait le prendre mal. Pour beaucoup, drama queen est une insulte, une façon de pointer du doigt les attitudes de diva des uns et la théâtralité grotesque des gestes des autres. Elle pourrait bouder. Mais Augustine hausse une épaule et hoche la tête. Elle accuse le coup avec un sourire. C’est une drama queen en effet, dans tous les sens du terme, une reine de la scène, qui n’aime pas faire dans la demi-mesure même loin des projecteurs. Et elle assume pleinement. «Actrice, hein ? Je m’excuse, je t’avoue ne pas te reconnaître, je ne fréquente pas tellement les cinémas ou les théâtres !  Quelque chose de connue dont je pourrais connaître ou regarder pour rattraper le coup ? » Petite moue sur ses lèvres menues, elle ne fait pas - encore - toutes les couvertures et sa préférence pour le théâtre fait de son succès encore parfois un secret bien gardé par les classes aisées. Tout le monde ne peut se payer des billets de théâtre au Mélusine. L’idée ne lui vient cependant pas à l’esprit que l’argent puisse être un obstacle si important pour lui. D’autant qu’elle travaille sur sa carrière cinématographique et a déjà tenu la vedette dans deux films importants. Son public s’élargit. Son avenir semble brillant: c’est ce qu’ils disent tous. « Et tu dis qu’Anatole joue au Quiddith ? Merlin, voilà pourquoi je n’ai jamais fait de lien ! Le Quiddith, ce n’est pas pour moi! Par contre, Anthéa, ma sœur,  elle adore ! » Ni art, ni quidditch, ce cousin lui semble être un curieux spécimen. Difficile à croire que la vie ne se découpe pas précisément entre l’un et l’autre. Au moins il est honnête. « Elle est sympa,  un peu bourrue sur les bords parfois, mais elle t’aimerait bien je crois ! »  Augustine connaît Anthéa, de loin, très loin, elle l’a croisée une fois dans les couloirs de Beauxbâtons, mais ne lui a jamais adressé la parole la détestant par association. Peut-être qu’elle fera un effort à l’avenir, peut-être qu’elle lui écrira une lettre - ou non, elle ira la voir directement sait-on jamais qu’elle lui ressorte la même excuse que son frère.

« J’peux t’avoir des places pour la pièce que je joue actuellement…fin si tu veux quoi. » Propose-t-elle avant d’avaler une gorgée d’alcool. C’est pas compliqué à arranger deux billets quand elle joue le rôle principal, surtout pour un membre de la famille. « Tu peux emmener Anthéa avec toi. » Elle n’est pas certaine que ça leur plaira: les tragédies ça n’est pas pour tout le monde. Et peut-être que pour des non-initiés la pièce est un peu trop…dure ? Elle n’a pas envie de les dégoûter de l’art du théâtre, au contraire, elle veut les initier de la meilleure façon qui soit. « J’ai joué Pénélope dans l’Odyssée sinon. » Premier grand film qu’elle ait fait, premier grand pas vers la reconnaissance, c’est ce film-là qui lui a valu de faire la couverture de Ma Sorcière Bien Aimée pour la première fois. Il semble donc logique qu’il commence par là. « Anatole joue pour les Spirales de Fontainebleau. » sourit-elle, pas peu fière de son jumeau. Elle devrait arranger un rendez-vous entre Anatole et Anthéa dans le futur, mais chaque chose en son temps. Elle n’a pas envie d’envoyer Anatole rencontrer n’importe qui, d’autant que le convaincre de rencontrer ses cousins risque d’être difficile, elle ne s’en donnera la peine que si elle est sûre que ça vaut le coup, que les Buffenoir ne vont pas les abandonner. Elle doit donc rencontrer Anthéa d’abord. « Tu sais, si jamais un jour on te demande…. Je pense qu’il faudrait mieux laisser de côté cette histoire de main sur la poitrine comme première rencontre. Et de la gifle… Tu imagines un peu, les commentaires sur le cousin pervers et sa cousine violente... ! » Elle n’est pas vraiment violente si la gifle est méritée - elle l’était - elle sourit franchement malgré tout et hoche la tête. « C’est pas notre meilleure heure en effet. » Elle, elle ne regrette rien et serait même plutôt fière d'elle-même, mais elle veut bien lui accorder cette fleur. De toute façon elle n’avait pas particulièrement l’intention de faire en sorte que cette histoire traverse Paris. Elle ne promet en revanche pas que Margot ne sera pas mise au courant dès le lendemain, qu’il se rassure néanmoins, il y a peu de risque que celle-ci les juge vraiment. « Du coup toi qu’est-ce que tu fais ? T’es encore étudiant ? Tu veux faire quoi plus tard ? » Elle en a vu qui quittaient les bancs de Beauxbâtons très jeunes, sitôt leur ASPICS en poche pour certains. C’est assez rare chez les nobles pour autant qu’elle le sache, mais ça ne lui semble pas impossible. Tous ne sont pas à la botte de parents trop stricts. Y a des exceptions à toute règle, Valentine par exemple en est une bien belle. Et puis elle n’est même plus certaine de son âge, une vingtaine d’année à peu près, il a sûrement déjà ses ACCORS en poche, peut-être travaille-t-il déjà. Peut-être qu’il a déjà pris son indépendance - elle en doute, mais sait-on jamais - et que c’est pour ça qu’il se sent libre de lui parler désormais.

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