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 (marien) hunger of the pine.

Vers les étoiles, à travers les difficultés
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❝ HIBOUX : 263
❝ AUTRES VISAGES : VOTRE DISCRÈTE VOISINE
❝ CÔTE DE POPULARITE : 903
❝ MIROIR : NATALIE DORMER.
❝ CREDITS : FAUST. TUMBLR. ÉMILE ZOLA.
❝ DIALOGUES : DARKSEAGREEN.
❝ ÂGE : TRENTE-CINQ ANS.
❝ STATUT SOCIAL : FILLE DE COMTE ÉLEVÉE AU SOMMET DE LA PYRAMIDE: MORGANE EST REINE DE FRANCE.
❝ OCCUPATION : ICÔNE DE LA MODE, IMPLIQUÉE DANS UN GRAND NOMBRE D'ASSOCIATIONS CARITATIVES BIEN PENSANTES ET SOUVERAINE À SES HEURES.

MessageSujet: (marien) hunger of the pine.   Ven 29 Avr - 14:39

marien leblois
I know places we won't be found. And they'll be chasing their tails tryin' to track us down.


Anticonstitutionellement. Ah! Qu- - tu me lasses, Morgane, tu le sais ça? ” Il plisse des yeux. “ Pros-tate. Mot compte triple. PARDON? Non. T'as triché. Arthus, t'as triché! Je vais- attends! Sternum! S-T-E-R-N-U-M.JE T'AI VUE PRENDRE DANS LE SAC DES NOUVELLES LETTRES. Non. Tu mens.
Il n'y avait vraiment qu'Arthus pour la faire sourire ainsi. Pour la faire redevenir enfant, quand tout semblait plus simple, quand tout était plus simple, quand ce n'était que lui et elle et Raphaël dans la cour du château d'Orléans, à raconter des histoires et à inventer des étoiles. Oh, évidemment, comme toute bonne famille, ils ont leurs problèmes: des conflits implicites et des chamailleries qui durent depuis des années, des secrets terribles et des demi-vérités effrayantes. Mais les de Valverde n'ont jamais été plus heureux qu'ensemble, et il n'y qu'Arthus pour hisser sur les lèvres de la reine un tel sourire satisfait et faussement innocent. Qui ne dure pas longtemps quand il lève la baguette. “ Tu n'attaquerais pas ta reine, Arthus! Les tricheurs ne connaissent pas la vraie joie de gagner. ” Ça, c'était une phrase qu'elle lui avait dit toutes ces années auparavant, lorsqu'ils n'étaient qu'enfants, alors qu'il avait triché en jouant avec elle au seul jeu qui semblait bien vouloir séparer les de Valverde pendant des heures et des heures: le Scrabble. Ça, c'était aussi une phrase qui était devenue une blague intime entre eux, et une phrase qui voulait dire- - “ Tu n'oseras pas! Regarde moi! ” Et le sortilège est lancé.

Votre Majesté, est-ce que tout va bien? ” demande un Aubin tandis que la reine, flanquée de son neveu moqueur, avance sur les herbes du terrain de Chantilly pour aller rejoindre Marien, qui l'attend patiemment et sérieusement plus loin avec le Portoloin. Elle ne répond pas, grommelle quelque chose et l'Aubin fronce les sourcils. “ Elle va bien. Elle n'est juste pas très bavarde, aujourd'hui, ” répond gaiement Arthus, passant son bras dans celui de sa tante en lui murmurant un: “ sale tricheuse ” à l'oreille qui, il le sait, lui vaudra un coup de coude dans les côtes. L'Aubin a l'air un peu perturbé, et méfiant, mais n'insiste pas en reprenant sa position quelques mètres derrière eux, gardant une distance respectable de sécurité entre le prince, la reine et lui. Finalement, ils arrivent devant Marien qui les attend avec le Portoloin et Morgane sent Arthus sourire plus encore. “ Ah! Marien. Pardonne notre retard. Je t'amène la reine, elle est un peu maussade. Elle n'est pas habituée à se lever avec l'aurore, tu comprends. Arthus! Si ce que tu a à dire est moins beau que le silence, alors tais-toi! ... et elle a un certain problème de diction, apparemment. Une histoire de tricherie, de malédiction et de citations. Est-il permis de détester les gens à cause de leurs bonnes intentions? Nul ne naît appris et instruit. Je ne sais pas, rétorque-t-il, une nouvelle chose qu'elle lui assénait souvent quand ils étaient gamins. Marien, je compte sur toi pour prendre soin d'elle et la faire parler: je te jure que ça dériderait n'importe qui, même toi. Et sur ce, votre Altesse, votre Majesté. ” Et puis de se détourner, sous le regard furibond de Morgane et les yeux plissés incompréhensifs de l'Aubin, qui ne sait pas trop qui suivre. “ Il y a dans la jalousie plus d'amour-propre que d'amour! ” lance-t-elle à son neveu, qui leur adresse un signe de main sans pour autant se retourner (et se renforgne légèrement).
Les moments privilégiés entre Marien et Morgane n'appartiennent qu'à eux et la reine sait, la reine comprend que parfois, Arthus aimerait aussi en être. Mais la dernière fois qu'ils ont invité quelqu'un à observer les jolis animaux avec eux, ça c'est mal passé, la tente a failli s'écrouler et deux ou trois espèces en danger d'oiseaux ont failli s'éteindre subitement. Depuis, ce n'est que eux — même si Géodor est toujours dubitatif de l'entente entre son neveu et sa femme, même si Arthus regarde Marien avec un air tant suspicieux que prudent, même si Morgane elle-même est parfois gênée en la présence du possible futur roi. C'est quelque chose dans son regard trop sérieux, qui ne s'est pas déridé une seul fois devant l'échange tant embarassant que cocasse entre neveu et tante, prince et reine; quelque chose de profond et de sage, que Morgane envie et qui l'effraie un peu.
Elle lui adresse un petit sourire désolé, évitant de prononcer le moindre mot — qui sera invariablement transformé en citation moralisatrice et stupide dès qu'il passera ses lèvres, et qui travestira le sens de sa phrase — en lui montrant le sac qu'elle a apporté. Deux bouteilles de jus de citrouille — précieux nectar qui les empêchera de s'endormir en guettant l'animal —, le sempiternel stetson un peu ridicule qu'elle lui a acheté pour son précédent anniversaire, les petites rations de nourriture, les jumelles spécialisées et enfin, la tente magique qui n'est pas plus grande qu'une paume lorsqu'elle est pliée. “ On est toujours trop prêt quand on a du courage, ” lâche-t-elle pour dire qu'elle est prête, puis elle soupire machinalement, puis ils prennent le Portoloin et disparaissent.

Quelques heures plus tard, ils sont silencieux, pas trop loin l'un de l'autre, les yeux vissés derrière des jumelles en essayant d'attraper les premiers éclats d'un oiseau magique particulièrement rare qui n'apparaît qu'au lever du soleil.  Marien porte le stetson porte-bonheur qu'elle lui a offert (et qui, accessoirement, masque son odeur aux animaux de la forêt) et quand il bouge légèrement de la tête, le bord du chapeau rentre dans l'épaule de la reine qui sursaute, surprise. Elle est... tendue mais elle ne sait pas trop pourquoi. Prête à dérailler. Apparemment, l'oiseau si il est observé trop longtemps, peut rendre les gens confus et incroyablement... nerveux. Mais ils ne l'ont pas encore vu. Si? “ Je ne vois rien, mais si je voyais, je haïrais tout ce que je vois, ” commente-t-elle, frustrée, comme si la simple collision du chapeau et de l'épaule lui rappelait la position presque inconfortable dans laquelle ils se trouvent, allongés sur le ventre l'un à côté de l'autre dans la protection toute relative de la tente, les jumelles traversant le mur de toile comme s'il n'existait pas pour chercher les environs. “ L'enfer a été fait pour les curieux, ” dit-elle ensuite en tapant un moustique qui vient de se poser sur son bras. La malédiction — qui se soulèvera dans quelques heures certainement — la frustre aussi, l'agace et l'exaspère. Arthus a vraiment un mauvais sens de l'humour et elle se demande ce que peut bien en penser Marien. Comme d'habitude, elle est incapable de le lire. De le comprendre. Et ce n'est pas comme si elle n'avait jamais essayé.
Avec un soupir, la reine se redresse en abandonnant les jumelles, les laissant pendre autour de son cou alors qu'elle s'assied en tailleur, étirant le dos et faisant craquer ses vertèbres avec un léger grognement sourd. Ils sont tranquilles. La forêt est discrète, s'éveille doucement; pas d'Aubin, pas de Couronne, pas de journalistes, rien, juste eux; et elle se sent humaine, Morgane, elle se sent réelle. Sincère, peut-être. Même quand ils partent dans des quêtes aussi saugrenues qu'inattendues, cherchant les piafs dolichocéphales rares appartenant à l'aurore ou faisant la promesse de maîtriser la chorégraphie de ce duel historique pour le lendemain, même quand ils ne parlent pas pendant des heures et qu'ils s'adressent à peine un mot lors des grandes réceptions royales, même comme ça, Morgane a toujours l'impression d'être honnête avec Marien. Son téléphone vibre sur son genou, avant de se fendre d'une petite mélodie agaçante et les doigts de Morgane volent pour l'éteindre; trop tard, Marien se tourne vers elle d'un air vaguement agacé, zyeutant l'objet bruyant qui fera à coup sûr fuir l'oiseau qu'ils cherchent depuis une bonne petite heure maintenant et la reine se sent rougir. “ Je suis désolée, Marien, je ne sais pas ce qui m'arrive aujourd'hui, ” parvient-elle à formuler, sans citaiton cette fois. Aussitôt, ses traits s'éclarcissent et elle pense au premier mot qui lui vient à la tête (amis, comme elle et Marien) en disant, testant la fin de la malédiction: “ Les amis sont des voleurs de temps, ” et aussitôt, ses traits s'assombrissent. Maudit sois-tu Arthus.

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Elle ne se sentait pas d’indignation contre ces mangeurs de curée. Mais elle les haïssait, pour leur joie, pour ce triomphe qui les lui montrait en pleine poussière d’or du ciel. (...) Et elle, au fond de son cœur vide, ne trouvait plus qu’une lassitude, qu’une envie sourde.
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