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 what were you thinking - Anthéa

Vers les étoiles, à travers les difficultés
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❝ MIROIR : Clément Chabernaud
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❝ STATUT SOCIAL : Haute Noblesse
❝ OCCUPATION : Saphiroy, septième année, parcours social et politique, option droit magique. Membre du club de duel. Serveur à mi-temps.


what were you thinking


Une bouffée d’air fraîche le percute lorsqu’il pose un pied à l’extérieur. Il prend quelques secondes, une, deux, un temps pour respirer.  C’est une douce chaleur qui l’enveloppe après quelques pas et le changement de température lui cause un frisson qui lui parcoure l’échine.  La sensation passe néanmoins, n’a duré qu’un bref instant. Anselm lève les yeux vers le ciel, les derniers rayons du soleil étant sur le point de se coucher. Il les laisse lui caresser doucement le visage, se permet ce moment de quiétude après avoir passé quelques heures à la bibliothèque à réviser ses cours. Le studieux garçon qu’il est mérite ce temps de paix. Il pourrait s’asseoir, admirer le coucher du jour. Il voudrait se laisser aller, s’étendre dans l’herbe verte du jardin de Beauxbâtons, conter fleurette aux nuages et au bleu du ciel. Il est fatigué de sa journée chargée,  pourrait facilement se perdre dans ses pensées, se bercer dans l’épuisement, là, maintenant, à l’extérieur. Il ne le fait pas. Il ne le ferait pas. Pas sous ses regards, pas lorsqu’il n’est pas seul. Il n’y en a aucun fixé sur lui pourtant. Il pourrait très bien le faire à vrai dire, mais il a besoin d’être totalement seul ou d’être entouré de gens de confiance pour se laisser aller à dormir sur la verdure.  Et puis, il a une mission à accomplir. Il n’était pas sorti sans raison ni but.

Dans sa main, un bout de parchemin. Une lettre. Il avait eu un sursaut, craignant un instant un nouvel avertissement de ses persécuteurs.  Il avait pris ses affaires rapidement, s’attirant les regards par la fébrilité de ses gestes et le vacarme qu’il avait causé dans son départ précipiter. Un autre sujet à faire discussion qui durera qu’un temps, s’épuisera de lui-même.  Il ne s’était même pas excuser pour le dérangement, une attitude à l’opposition des manières habituellement si polies du Buffenoir.  Tout cela lui avait bien passé par la tête à ce moment-là, le cœur battant à toute allure. Ce n’est qu’une fois dans ses appartements qu’il avait calmé son rythme cardiaque et soufflé avant de lire le message. Et c’était un rire nerveux, soulagé, moqueur de lui-même qui avait résonné lorsqu’il avait vu l’écriture de sa mère. Ses parents évidemment. Donnant des nouvelles. Anselm se doutait bien qu’il devait être le seul de la fratrie à recevoir des lettres régulièrement de la part de ses géniteurs.  Son aînée étant déjà au courant, aux premières loges,  et Anthéa… Justement ses parents lui demandaient de lui transmettre le message.  Parce qu’il était une valeur sûre. Anselm répondait. Pas à la minute près,  souvent avec du retard, mais il répondait. Le messager attribué d’office.

Ses pas l’avaient mené naturellement vers l’extérieur. La fraicheur, la liberté, les électrons libres. Anthéa. Ce sont ces mots qui résonnent lorsqu’il pense à sa cadette. Il se dirige vers le terrain de Quidditch sans hésitation. Parce que lorsqu’il la cherche, c’est le premier endroit qui lui vient à l’esprit. La passionnée, la rebelle, la sportive.  Anselm  s’arrête en bordure du terrain, à quelques mètres après l’entrée du stade. Une pause. Le silence. Le vide. Le coucher du soleil se prépare, enveloppant le lieu sportif d’une douce lumière orangée. Il lève les yeux au ciel, les plisse légèrement, mais ne voit ni balai ni cognard pour lui défigurer son joli minois. Pas d’âme vivante, pas d’Anthéa, seulement lui, immobile dans un lieu où il fait tâche, où il n’appartient pas, lui.

Et pourtant, les talons prêts à faire demi-tour, un éclat capte son attention. Où était-ce un rire, faible, lointain, mais présent, bel et bien vivant, qui l’avait stoppé sur son départ ? Peu importe. Il ne se sent plus seul, prend conscience que le lieu ne lui appartient plus. Il cherche l’origine qui confirme la présence d’autrui et ses yeux balayent le terrain,  le ciel, avant de finalement se poser sur les hautes estrades. Anselm ne voit pas grand-chose, l’effet du contre-jour lui permettant que de distinguer que deux vagues silhouettes sombres. Il se sent voyeur, lui dans l’ombre, observant à tout coup ce qui semble être une fin de soirée intime parce que les ombres sont, cela ne fait aucun doute, trop rapprochées, trop collées pour que leurs propriétaires ne soient liés que par une simple amitié. Un bref sourire apparaît sur son visage, doux, un peu amer peut-être, qui disparaît aussitôt qu’Anselm prend la décision de quitter le stade. À quoi bon s’attarder et se faire témoin quand il n’a aucune raison de rester.

Le Buffenoir avait à peine quelques pas hors du terrain lors qu’un bruissement, celui d’un corps claquant au vent, le fait retourner par réflexe. Et comme par magie, comme si elle avait deviné sa présence,  Anthéa Buffenoir se tient dos à lui, balais à la main, ignorant que son frère l’observe. Il l’a reconnaît bien évidemment, n’a pas besoin de voir le visage pour la reconnaître, la stature suffisant. Alors, il l’appelle,  sans hésitation, sa voix résonnant parfaitement si bien qu’il n’aurait sans doute pas été nécessaire de crier pour se faire entendre.  Et ce n’est que lorsqu’elle se retourne qu’Anselm se souvient des ombres amoureuses, craint de les avoir dérangé, et il lève son regard vers les estrades, mais il ne réussit maintenant qu’à distinguer une silhouette masculine qui se faufile, disparaît aussitôt. Un silence.

Anselm n’est pas con. Il soupire et lève un sourcil en direction de sa sœur cadette. Comme un et un font deux, la conclusion se fait d’elle-même. « Qui était-ce ? »  Il tente de contrôler sa voix, ne veux pas que le reproche transparaisse dans ses intonations. Mais il sent l’échec de la tentative à peine la question posée.  Il ne peut s’empêcher n’est-ce pas ?  Malgré le court écart qu’il a avec Théa, cela était suffisant pour le faire sentir responsable et protecteur. Sa petite sœur, sa cadette, souvent dans les ennuis et Anselm ne peut s’empêcher de vouloir l’aider, la soutenir, la raisonner, parce qu’il considère que c’est son rôle de grand frère.  Mais il la connaît aussi, sait parfaitement qu’Anthéa refuse toujours les moindres efforts d’Anselm. Alors, cette fois, quand il parle de nouveau, il n’essaye même pas de camoufler son inquiétude et son découragement. « À quoi tu joues Anthéa ? » Dans quels ennuis t’es-tu encore mise pourrait-il dire. Cela reviendrait au même.
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« Sur le terrain, vers 15H ? ». Et cela marquait toujours le début de tout. Lorsqu’ils avaient envie de se voir, Anthéa et Narcisse partaient s’entraîner sur le terrain de quidditch, rien que tous les deux. Ils faisaient ça depuis des mois, même si le jeune homme avait laissé tomber le sport sorcier depuis bien longtemps déjà. Pour certains, ce choix de continuer à s’entraîner avec la fille Buffenoir paraissait bien étrange mais la plupart des élèves de Beauxbâtons n’y prêtaient même pas attention. Après tout, ils étaient majeurs et vaccinés non ? Ils faisaient bien ce qu’ils voulaient. Et si Narcisse de Boisbleau avait envie de perdre son temps avec une fille comme Anthéa Buffenoir, il avait le droit. Alors, les deux jeunes gens continuaient sur ces faux entrainements. Enfin, ils pratiquaient le quidditch véritablement, à chaque fois. Ils y prenaient même plaisir. Ils étaient deux bons joueurs et la demoiselle rêvant d’en faire sa profession avait toujours à apprendre de ces heures sur le terrain. Mais oui, il fallait être honnête, c’était aussi un sacré bon prétexte. Dans les airs, ils avaient le droit d’être proches. Personne ne pourrait en dire quoi que ce soit. Ils aimaient se mettre en danger, parfois, s’approchant un peu trop près du balai de l’autre et tentant même un baiser. Fort heureusement, ils n’avaient jamais été surpris. Jamais. Mais ils jouaient avec le feu, ils le savaient tous les deux.

Il fallait faire attention, qui plus est. Si par malheur, Clémence de Boisbleau apprenait ce rapprochement entre son fils et cette vermine de Buffenoir, les choses risquaient d’être absolument dramatiques. Ils n’avaient pas le droit. Ils ne pouvaient pas être ensemble. Mais qui, par Merlin, pouvait leur dicter une vie qu’ils ne voulaient pas ? Personne. Surtout pas leurs parents. Ils étaient en apparence, des jeunes gens civilisés, exécutant les ordres de papa ou maman mais au fond, ils étaient si différent. Ils rêvaient de toute autre chose, ils rêvaient de liberté. Anthéa avait moins de mal que Narcisse, de ce côté. La famille Buffenoir n’était pas aussi stricte. Les parents de la jeune femme avaient parfois des idées arrêtées, certes (comme l’envie de continuer à faire croire au monde que rien ne pouvait les atteindre), mais ils n’étaient pas mauvais. Clémence de Boisbleau, elle, était la méchanceté par excellente. Elle détestait Anthéa, elle détestait ce qu’elle représentait, elle détestait la savoir si proche de son fils bien aimé. Bien aimé ? Oh pitié. Il n’était qu’un pion. Rien de plus que cela. Et cela rendait la jolie blonde folle de rage. Elle savait bien que la mère de Narcisse faisait tout cela dans le but de blesser son seul garçon, de le mettre plus bas que terre. Et le fait de le voir obéir, parfois, lui donnait envie de fuir.

Mais une fois encore, il arrivait à lui faire tout oublier. Il n’avait qu’à se montrer et elle ne pensait à rien d’autre qu’à lui, qu’à eux. Elle aimait leur couple. Elle aimait leurs moments de complicité. Ils avaient des bâtons dans les roues, à chaque nouvelle étape de leur vie à deux et pourtant, ils arrivaient toujours à braver les interdits. Ils restaient unis et forts. Pour combien de temps encore ? Il y a quelques semaines, Anthéa avait appris que son amant était promis. Il avait deux fiancées sur les bras et un mariage à préparer, qui lui tomberait dessus bien plus vite qu’il ne l’aurait espéré. Théa aurait pu être anéantie — et elle était plus triste que jamais — mais elle avait espoir. Ils finiraient par être ensemble. Pour de bon. Devant tous. Elle avait du mal à voir les choses autrement. Et puis, rien ne pouvait les éloigner, n’est-ce pas ? L’entraînement se termina enfin, juste avant la tombée de la nuit. Ils posèrent les pieds au sol et attrapèrent leurs balais, avant d’échanger un regard complice. Ils n’avaient pas besoin de mot. Ils se comprenaient. « Allez, viens par là », dit le jeune homme. Il regarda à droite puis à gauche et quand il fut certain que personne ne pouvait les voir, il l’attira à lui. Ils allèrent se poser sur les hautes estrades. Ils échangèrent quelques baisers, quelques rires et quelques moments rien qu’à eux, avant de se séparer enfin. Anthéa n’aimait pas ce moment, quand elle le voyait s’éloigner d’elle, sans être certaine qu’il y aurait un lendemain. Mais elle devait avoir confiance.

Puis, elle redescend, prenant son temps, lâchant un soupir. Elle se pose, triomphante, balai en main et regarde le soleil se coucher, laissant ses derniers rayons illuminer le terrain. Elle sourit. Puis, elle entend qu’on l’appelle. Elle se fige. Elle reconnaît cette voix, elle la reconnaîtrait entre mille, et se demande ce qu’il fait là. Elle se retourne et fait face à son frère. Ils se saluent silencieusement. Elle n’a pas à attendre longtemps avant de savoir ce qu’il a vu, ou cru voir. « Qui était-ce ? ». Elle cherche un moyen de se justifier, et vite. Pour la première fois, elle a peur. Oui, elle a peur de ce que son frère peut penser d’elle. Ils n’ont que quelques mois de différence, mais n’ont jamais réellement su se comprendre. Ils s’apprécient, on peut même aller jusqu’à dire qu’ils s’aiment, mais n’ont jamais rien échangé. Pas vraiment, du moins. Elle, tempérament de feu. Lui, si gentil, si mystérieux pourtant. « A quoi tu joues Anthéa ? ». Elle ouvre la bouche puis la referme. Elle fronce les sourcils. « En quoi est-ce que ça te regarde, Anselm ? ». Dans sa tête, cela sonnait tellement mieux. Elle déglutit. « Tu n’as jamais eu de petite amie ? ». Ne me dis pas que tu ne comprends pas. Arrête de te faire du souci pour moi. Elle le regarde, droit dans les yeux, attendant une réponse de sa part.

_________________


I remember tears streaming down your face
When I said, I'll never let you go, When all those shadows almost
killed your light. I remember you said, Don't leave me here alone
But all that's dead and gone and passed tonight. safe&sound
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Anselm ne comprend pas à réaction. Pas tout à fait. Il s’inquiète pour Anthéa, mais ne saurait dire pourquoi exactement. Il ne peut tout simplement pas l’empêcher. Naturel. Pas de temps de réflexion. Un sentiment qui vous attrape sans prévenir.  Théa avec un étranger l’inquiète, un homme dont il ignore tout jusqu’à son nom, et il ne peut empêcher l’émotion.

Évidemment, plusieurs grands frères de ce monde, une majorité même sans aucun doute, pourraient le soutenir et approuver sa réaction sous le prétexte de la protection innée.  Protéger.  Anselm, le protecteur.  Protéger Anthéa des monstres. Protéger Anthéa des vilains garçons (parce que cela revient quasiment au même, n’est-ce pas ?). Jeter un regard glacé à toute forme masculine osant parcourir des yeux avides sur le corps de sa sœur, sa petite sœur. Tous les grands frères, ou presque, ont se désir de préserver la pureté de la jeunesse de leur sang. Alors, Anselm, il n’est pas si différent, n’est-ce pas ? Il est frère et cela suffit à l’explication. Sauf qu’Anselm Buffenoir n’a pas à protéger Anthéa Buffenoir. Il n’a pas de devoir direct, pas de véritable raison de le faire parce qu’elle l’empêche de le faire. Parce qu’Anthéa n’a pas besoin de lui pour s’occuper d’elle.  Sa sœur n’a jamais voulu de lui pour ce rôle, même s’il essaye encore et toujours, s’obstine à le faire bien même qu’elle rejette constamment ses efforts. Ils sont frère et sœur, Buffenoir et Buffenoir, des jeunes gens qui ont grandi côte à côte et qui seront à jamais lié par le sang et par la même rage de combattre les préjugés.  Et pourtant, malgré tout cela, malgré qu’ils s’aiment indéniablement parce qu’ils sont une famille, malgré tout, ils ne se comprennent pas. Ils n’ont même jamais réellement cherché à le faire.

Alors, il ne devrait pas, non ? Il le sait très bien, les mots quittant à peine sa bouche. Anselm n’a pas faire de commentaires, pas lancer de réprimandes. Elle ne l’acceptera pas, comme elle n’a jamais accepté qu’il soit son chevalier blanc.  Anthéa l’indépendante. Anthéa, la fière. La forte.  À peine le fond de sa pensée sortit qu’il sait déjà qu’elle ne serait pas ravie de son intervention. Pourtant, il ne dit rien pour arranger la situation. Ne demande pas pardon tout de suite parce qu’Anselm est aussi fier qu’Anthéa peut l’être.  Et puis, ce sera hypocrite, parce qu’il est réellement inquiet, sent une envie de protection pointer le bout du nez même s’il sait parfaitement que ce rôle n’est pas accepté.  Alors, Anselm reste de marbre et ne détourne même un regard coupable. Il l’a fixe, sans rien dire,  un peu réprobateur malgré lui, mais laissant chance à l’explication.

Sauf que comme cela était à prévoir, Anthéa ne tente pas l’explication et reste à la défensive.  S’attendait-il vraiment à autre chose ?  Mais n’a-t-elle pas en partie raison ?  À quoi cela te regarde Anselm ? Une défense faible, mais teinté de vérité. Cela ne le regarde pas. Ce ne serait pas le premier petit-ami, ni le dernier après tout, mais il ne veut que son bien. Il veut le meilleur pour elle. Il veut tout simplement savoir si cet inconnu est assez bien pour sa sœur.

Alors Anselm, qui peut être aussi têtue que sa sœur, ne fait qu’hausser un sourcil devant la non-explication d’Anthéa. Et lorsqu’elle se défend en évoquant les anciennes conquêtes qu’il aurait pu avoir, il ne fait que croiser les bras, signe que cela n’était pas avec tout ça qu’il allait laisser tomber son investigation. « Là n’est pas la question Anthéa. N’essaye pas de changer de sujet. »  Il réplique, le ton sans doute un peu trop dur pour la situation. Bien évidemment, il en avait eu des petites-amies. Il n’était pas chaste, avait commis ses propres pêchés. Des nobles comme Juliette qu’il avait aimée chaleureusement. Et des roturières qu’il avait tout autant aimées. Mais c’était avant, avant que l’on parle de plus en plus d’histoires de fiançailles. Il faisait maintenant davantage attention, ne voulant tomber dans le piège des sentiments en sachant pertinemment que, tôt ou tard, plus près du tôt, il allait devoir respecter les attentes que lui destinaient ses parents. Anthéa devrait faire de même. La vérité sur son inquiétude ? Anselm était inquiet que sa sœur soit amoureuse d’une personne à qui  elle devrait briser le cœur…  en brisant le sien au passage.

Mais Anselm ne dit rien de tout ceci, ne va pas se mettre à parler de cœurs brisés ou de fiançailles  qui sont encore que des ombres à l’horizon. Alors, frère et sœur se fixent toujours du regard, trop fiers pour détourner de leurs buts. Quelques secondes passent. Un temps. Et puis, abruptement, Anselm décroise les bras et avance vers sa sœur, un ton accusateur sur le bout des lèvres. « Tu ne dis jamais rien.  Tu ne me dis jamais rien, il sous-entend presque à haute voix. Il le dit. Pas à moi. J’ignore tout de ce que tu fais. Mais ça va tu sais, je ne t’en veux pas pour ça. Jamais. Comment pourrait-il le lui reprocher ?  Ce n’est pas comme s’il avait toujours mis les efforts lui aussi et qu’il n’avait pas ses propres secrets.  Sauf que je suis là avec toi et que tu l’ignores peut-être, mais tu peux me parler Théa. J’aimerais que tu le fasses! De temps en temps du moins. Ne pas éviter les sujets comme tu le fais à l’instant! Et la petite foulure dans la voix, une minime trace de son tracas. Il voudrait, il en prend conscience à l’instant, qu’ils se parlent davantage comme une famille et non comme des connaissances dont le chemin se croise de temps en temps. Qu’Anthéa lui fasse confiance... Je ne vais pas… Un soupire. Un temps. Il se frotte la tempe, comme pour lui donner le temps de réfléchir.  Je ne vais pas confronter ce type en duel, tu sais ? Enfin, peut-être. L’ombre d’un sourire passe sur ses traits, sitôt remplacer de nouveau par cet air si sérieux que Théa connait sans doute trop bien.  Je ne vais pas le menacer de bien de traiter. Mais je veux ton bien et quelqu’un de bien pour toi. Et si je dois te suivre pour découvrir qui est ce mystérieux inconnu, alors tu sais quoi ? Je le ferais peut-être bien ! Or, comme je me doute fortement que tu n’aimes pas trop m’avoir dans les pattes, peut-être que dévoiler son identité te sauverais de mon embêtante présence de frère ? »

Oh, le voilà qui tente l’humour le Anselm. Pas trop évidemment. Une petite touche dans ce discours. Au final, il espère qu’elle le comprend. Il ne veut pas grand-chose. Seulement des réponses pour calmer son cœur de frère protecteur.

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