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 (cyprien) maybe in another universe.

Vers les étoiles, à travers les difficultés
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❝ HIBOUX : 263
❝ AUTRES VISAGES : VOTRE DISCRÈTE VOISINE
❝ CÔTE DE POPULARITE : 880
❝ MIROIR : NATALIE DORMER.
❝ CREDITS : FAUST. TUMBLR. ÉMILE ZOLA.
❝ DIALOGUES : DARKSEAGREEN.
❝ ÂGE : TRENTE-CINQ ANS.
❝ STATUT SOCIAL : FILLE DE COMTE ÉLEVÉE AU SOMMET DE LA PYRAMIDE: MORGANE EST REINE DE FRANCE.
❝ OCCUPATION : ICÔNE DE LA MODE, IMPLIQUÉE DANS UN GRAND NOMBRE D'ASSOCIATIONS CARITATIVES BIEN PENSANTES ET SOUVERAINE À SES HEURES.


cyprien leblois
maybe in another universe i deserve you.


Les tests étaient tous revenus positifs.
Positif.
Positif.
Positif.
Morgane ne savait pas, ne savait plus ce que ça voulait dire. Elle les regardait, les tests, elle les avait tous mis dans un sac, elle les avait tous examinés, elle les avait tous relâchés avec des doigts tremblants.
Positif.
Positif.
Positif.
Elle était enceinte.
Ça n'avait aucun sens. Ça n'avait, vraisemblement, véritablement, complètement, aucun sens. Ils avaient pris leurs précautions. Et quand bien même! Ce n'était pas possible. Ça ne pouvait pas lui arriver à elle, pas ça, pas maintenant, jamais.
C'était vraiment la semaine des mauvaises nouvelles.
Lundi, on lui avait annoncé que sa mère était morte. Oh, pauvre Élaine...! Si vieille, si sénile et finalement, si morte. Bon. Morgane et Rufus s'y attendaient, mais ça n'avait pas empêché la reine veuve de France de verser une petite larme à l'enterrement, à Orléans, en se serrant contre le flanc de son frère. Il lui avait caressé les cheveux et elle avait gémi contre son épaule. “ Ça ira, ” lui avait-il dit.
Mercredi, elle avait déjeuné avec Désirée. Ça avait ruiné sa journée.
Jeudi, la Reine Solange abolissait les privilèges de la noblesse.
Et vendredi, elle apprennait qu'elle était enceinte de nul autre que son Altesse Cyprien Leblois, frère de feu roi son propre époux, ministre des Affaires Étrangères, son frère par alliance et son meilleur ami.

Oui, définitivement, elle avait passé une très, très mauvaise semaine.
Sa première réaction aurait été d'en parler à son frère, mais même lui ignorait que ça faisait des mois qu'elle et Cyprien... couchaient ensemble. Berk. Les termes étaient vraiment terribles, aussi... crus. Qu'elle et Cyprien avaient une affaire. Elle aurait pu en parler à Solange, mais n'était pas vraiment disposée à lui dire toutes les machinations qui l'avaient menée à favoriser son ascension sur le trône plutôt que celle de Marien. Elysée aurait été ravi d'apprendre que sa marraine était enceinte mais... well, le problème Cyprien était vraiment énorme. Comment expliquer à quiconque, même ses proches, qu'elle avait une affaire avec le frère du roi qui était mort depuis seulement trois ans?
Et ce n'était même pas comme si elle ne l'avait pas aimé, Géodor. Elle l'avait aimé de toutes ses forces, de toute son âme, ce salaud.
Mais il ne lui avait pas donné d'enfant.
Positif, positif, positif.
Cyprien lui en donnait un.
Et il allait se marier.
C'était ça, la nouvelle du mardi. Cyprien Leblois allait se marier et il avait fait de son mieux pour cacher la nouvelle à Morgane. Sa meilleure amie et sa propre soeur! Et la femme avec qui il avait une affaire...!
Encore une journée épuisante à Chantilly. Elle avait refusé de lui adresser le moindre geste depuis qu'elle avait reçu le faire-part (cet idiot lui avait envoyé un faire-part, pour l'amour du ciel) et qu'elle avait manqué de broyer le papier entre ses doigts.
Mais les tests étaient tous revenus positifs donc elle lui avait envoyé un message par téléphone le matin-même, vers sept heures du matin: viens. Et puis un second, vers huit heures, convenant que c'était peut-être trop cryptique: rdv chateau danjou à 17h. Là où tout avait commencé et là où tout devrait finir.
Parce que Morgane ne pouvait pas se défaire de cet enfant. Pas après avoir passé des années, plus d'une décennie, à en attendre un. Pas après avoir passé des années sans amour ni futur ni rien au bras de Géodor. Et si Cyprien devait se marier, qu'il le fasse. Et si elle devait fuir pour ce faire, elle le ferait.

Elle l'attendait donc patiemment dans la salle de lecture du château d'Anjou, ayant congédié les rares Aubins qui étaient restés après que Solange ait accédé au trône (pour réduire les coûts budgétaires, par Merlin, cette fille était vraiment, vraiment pingre). Elle essayait de s'occuper les mains en lisant un livre mais les mots dansaient devant ses yeux. Positif, positif, positif.
Positif, positif, positif.
Positif, positif, positif.
Les mots la berçaient tant qu'elle sursauta comme un beau diable quand Cyprien transplana dans la pièce, l'air hagard. “ Tu aurais pu répondre à mon sms et t'annoncer, pour l'amour de Merlin, Cyprien, ” grinça-t-elle des dents en se redressant, délaissant son livre sur la table près du fauteuil et passant des mains anxieuses et nerveuses sur les pliures de sa robe. “ Est-ce que tu- - ” Elle s'interrompit en croisant le regard de Cyprien.
Complètement...? Morgane ne savait pas. Il était semblait perdu, défait, la regardait comme si il la voyait pour la première fois. Elle s'approcha de lui à petits pas, les sourcils froncés. “ Tout va bien? ” demanda-t-elle doucement, s'approchant jusqu'à prendre son visage entre ses mains, ses pouces venant d'eux-mêmes caresser ses pommettes. “ Tu as l'air... perturbé.

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Elle ne se sentait pas d’indignation contre ces mangeurs de curée. Mais elle les haïssait, pour leur joie, pour ce triomphe qui les lui montrait en pleine poussière d’or du ciel. (...) Et elle, au fond de son cœur vide, ne trouvait plus qu’une lassitude, qu’une envie sourde.
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❝ MIROIR : Tom Hiddleston.
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❝ ÂGE : Trente-sept ans.
❝ STATUT SOCIAL : Prince parmi les princes, il reste et restera à jamais le fils autant que le frère d'un roi.


Morgane Leblois
You hurt me.


Le temps d'un clignement d’œil, et il ne se trouvait plus en train de descendre des escaliers. Le temps d'une expiration et il ne sentait plus la rambarde de métal doré glisser sous ses doigts. Il y avait quelque chose de changer sans qu'il n'eut pu comprendre ce qu'il en était, une curieuse faille dans l'espace et le temps qui venait de l'aspirer sans qu'il ne l'eut remarqué. Diablerie fantastiques aux allures magiques, voilà tout ce qu'il en était, mais il en était assez pour le rendre coi de cette situation dans laquelle il se trouvait. La tête lui tournait, le rendait quelque peu nauséeux, lui donnant cette impression vertigineuse qui était propre aux conflits de mouvements, impression erronée de chuter sans pour autant quitter la terre ferme. Il s'éveillait sans avoir l'air de s'être endormi, reprenait forme et souffle avec un air ébahit. « Tu aurais pu répondre à mon sms et t'annoncer, pour l'amour de Merlin, Cyprien », soufflait la voix de Morgane. Elle faisait écho aux battements saccadés de son cœur, et encrait en lui ce sentiment qui colorait sa voix d'angoisses et de tensions.

Plus d'escaliers mais à la place la vaste salle de lecture du château d'Anjou. Ellipse psychologique ou réel problème, il n'en savait rien, mais circonspect il observait les lieux pour en trouver la marque d'un quelconque indice. « Est-ce que tu- - », la voix de la reine l'interpellait, le faisant soudainement sortir de sa contemplation pour encrer son regard au sien. Quelque chose avait changé, elle semblait soudainement un peu plus âgée, toujours aussi belle, toujours aussi pétrie de son caractère vindicatif, mais il y avait tout de même ce petit rien qui le chagrinait. Remarquait certainement son comportement étranges, elle avait immédiatement cesser de parler pour mieux se rapprocher de lui, l'air contrit, inquiet, et bien plus tactile qu'elle ne l'avait jamais été. Il s'en trouvait d'autant plus méfiant qu'il venait de la quitter en de forts mauvais termes. « Tout va bien? », il n'eut pas le temps d'amorcer un mouvement de retrait qu'elle venait caresser son visage avec une tendresse inouïe. « Tu as l'air... perturbé. ».

Perturbé, ce n'était pas encore assez fort pour nommer le sentiments et plus encore la sensation qui le prenait. Il ne comprenait rien. Il n'entrevoyait pas un seul indice ou une seule indication pourtant lui fournir l'ombre d'une explication sur cette curieuse situation. Il inspirait fortement, bruyamment, tout en plongeant son regard dans celui de Morgane. Elle devait se jouer de lui, peut être même utilisait elle ses nombreux charmes pour le faire revenir sur ses propos pour gagner à nouveau cette confiance qui lui avait été si longtemps dévolue et qu'il lui avait reprise. Ça ne pouvait être que cela. Alors, il prenait ses mains caressantes entre les siennes et les éloignait de son visage. Ce simple geste en était douloureux, il s'extirpait à cette tendresse qu'elle n'avait jamais jusqu'alors eu pour lui, esquivait son regard cajoleur qu'elle couvait pour lui. Quelque chose ne tournait véritablement pas rond. « Qu'est ce qui te prend Morgane ? », arguait-il alors froidement tandis qu'il échappait déjà à ses regards, coulant dans le salon de lecture pour mieux en regarder les textures.

Les lieux, eux-aussi, étaient semblables et à la fois différents. Intrigants de par leurs similarités avec les souvenirs qu'il en avait, mais il y avait monceaux de détails qui clochaient. Une peinture pas à sa place, une photographie en plus montrant des personnages qu'il n'avait jamais vu, et un portrait de Geodor. Ce portrait il le connaissait, mais il ne l'avait jamais encore vu au cœur du palais d'Anjou, ce portrait il le connaissait parce qu'il avait fait parti des nombreux tableaux qui représentaient les monarques qui avait un jour régner. Ils étaient accompagnés d'une plaquette d'or fin où était inscrit la date de leur naissance.... Et la date de leur mort. 2025. Il penchait la tête sur le côté, signe manifeste de sa réflexion, et tournait vivement sur lui-même manquant de renverser Morgane qu'il attrapait à bras le corps, et la gardait, confus, tout contre lui. «Je suis désolé. », soufflait-il sans réfléchir, son cœur battant à tout rompre, menaçant presque de se suicider à force de se jeter contre sa cage thoracique. « Quel jour sommes nous ? », finissait-il par demander complètement décontenancé.

_________________

SOUVERAINETÉ MALADIVE
Et leurs pas, ébranlant les arches colossales, troublent les morts couches sous le pavé des salles. L’aube pâle a blanchi les arches colossales. Il fuit, l’essaim confus des démons dispersés ! Et les morts, rendormis sous le pavé des salles, sur leurs chevets poudreux posent leurs fronts glacés. Victor Hugo
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Morgane n'était pas très bonne pour aimer les gens. Il y en avait, effectivement, qu'elle aimait à en crever: Rufus et Elysée pour ne nommer qu'eux, son frère et sa filleule. Il y avait aussi ses nièces et ses neveux par alliance, les membres de sa famille éloignée grâce à son père, ses neveux par le sang. Tous ces gens-là, Morgane les aimait à en crever, passionnellement, à s'en arracher les yeux; mais elle savait bien, aussi, que ce n'était pas forcément la bonne manière d'aimer des gens aussi précieux. Elle n'était pas très versée dans cet art. Valéry, elle l'avait aimé aimé aimé jusqu'à le consumer. Géodor, elle l'avait aimé aimé aimé avant de voir cet amour se faner et disparaître. Cyprien, elle l'avait aimé comme un frère aimé comme un frère aimé comme un frère avant de céder à la tendresse et la douceur de ses yeux. Elle aurait dû être plus forte et responsable, se cadenasser dans son deuil et son chagrin et oublier les attentions tendres et discrètes du frère du roi; mais elle avait cédé, comme une idiote, malade d'amour et de désir pour tout ce qui l'aimait et la désirait.
Morgane n'était pas très bonne pour aimer les gens mais, même si elle ne retournait jamais les mots savoureux à mi-mot que Cyprien prononçait toujours dans le creux de la nuit, elle aurait été stupide de penser et de croire qu'elle ne ressentait pour lui que l'amitié et la fidélité qu'elle lui avait toujours voué. Alors quand il posa ses mains sur les siennes (et qu'un sourire s'érigea une fois de plus sur les lèvres de la veuve couronnée) mais qu'il la repousse légèrement et franchement (ce qui fit s'évanouir le sourire et remplit ses yeux d'une lueur menaçante d'orage), Morgane ne comprit pas et se sentit... heurtée. Un sentiment nouveau. Elle n'apprécierait jamais d'être repoussée par quiconque: elle n'y avait jamais été habituée. Le regard de Cyprien esquivait le sien et sa voix était froide, froide comme de la glace ou de l'acier quand il dit « Qu'est ce qui te prend Morgane ? » avec conviction, doute et humeur.

Morgane ne savait pas comment réagir.
Tout simplement, elle ne pouvait que le regarder s'écarter, faire le tour de la pièce presque frénétiquement, la délaissant et l'ignorant; ne sachant quoi en faire, Morgane referma ses propres bras sur elle-même, les enroulant autour de sa taille, préférant se mordre la langue en observant l'animal Leblois explorer l'endroit plutôt que de l'incendier avec son orgueil blessé. Une seule chose l'empêchait de tempêter à n'en plus pouvoir: le fait qu'elle soit enceinte. Elle voulait le lui dire. Et après quoi? Cyprien l'avait déçue à de nombreuses reprises, aujourd'hui n'était qu'une autre preuve de ça. Ils s'étaient déçus tous les deux, pensa-t-elle amèrement. Pourquoi le lui dire? Pourquoi lui annoncer une bonne nouvelle qui n'était satisfaisante que pour elle? Un enfant les mettrait tous les deux en danger de toutes manières. Peut-être ne voudrait-il pas qu'il le garde, peut-être que- -
Elle s'était rapprochée, il s'était retourné, il l'avait attrapée vivement. « Je suis désolé, » fit-il presque nerveusement alors que Morgane posait machinalement ses mains sur ses épaules. Ils bougeaient ensemble comme des danseurs de longue date, avec une complicité et une harmonie évidentes. Des amants de longue date, certes. Mais des compagnons depuis plus longtemps encore. « Quel jour sommes nous ? » Morgane fronça les sourcils délicatement, ses doigts venant nerveusement jouer avec le col de la veste qu'il portait, ses yeux se baissant un instant sur le travail de ses mains. Elle lissait le col, jouait avec le revers de la veste, l'aplatissait ensuite, tirait sur une couture qui dépassait. “ Vendredi, lâcha-t-elle finalement, l'air contrarié. Est-ce que je peux savoir à quoi tu joues? ” Elle le repousse légèrement, suffisamment fort pour qu'il la lâche mais pas assez pour trop s'éloigner, gardant ses mains sur ses épaules une seconde avant de laisser ses bras retomber le long de son corps.

Elle détailla son visage, ses yeux. Quelque chose avait changé mais elle ne savait pas quoi. Alors, gentiment, Morgane rangea ses inquiétudes et ses incompréhensions de côté. Peut-être se rendait-il compte qu'épouser untelle était une mauvaise idée? Grand bien lui en fasse! Morgane la détestait et le détestait lui plus encore pour lui avoir caché ses noces imminentes. Mais à quoi pensait-il, enfin, se marier sans rien me dire, à moi? Solange pouvait bien abolir les privilèges à tour de bras, elle n'empêcherait jamais sa Majesté Morgane d'avoir le sentiment d'être la petite reine de son monde.
Elle se détourna dans un soupir d'exaspération, arpentant la pièce à son tour, ses mains jointes bricolant nerveusement entre elles, ses doigts se cherchant et se pliant presque douloureusement jusqu'à rendre ses phalanges et jointures blanches, blanc nerveux. “ D'abord Solange, maintenant toi. J'ai l'impression de tout perdre, cette semaine, pensa-t-elle. Sa mère, son titre, son... amant. Frère. Meilleur ami. Qu'importe. “ Vous perdez tous la tête! Au moment où j'ai le plus besoin de toi, tu- - ” Elle grinça des dents, s'interrompit pour ne pas que sa voix parte trop dans les aigus — ce qui avait tendance à arriver quand elle s'emportait. “ Lui as-tu dis, que ton coeur ne lui appartiendrait jamais? ” Elle s'était retournée vers lui brusquement, rigide et froide comme seule une souveraine sait l'être, ses yeux bleus clouant Cyprien sur place, ses poings serrés faisant trembler ses bras. À ce moment précis, Morgane comprit qu'elle lui faisait, plutôt littéralement, une crise de jalousie en bonne et due forme là où rien n'aurait dû exister. Elle ne savait pas aimer, laisser aller, désirer. Elle savait juste posséder et pleurer quand ce qu'elle pensait posséder s'effritait entre ses doigts. “ Parce que c'est ce que tu m'as promis et c'est ce que tu m'as dis, Cyprien. Ou alors m'as-tu nourrie de couleuvres pendant tout ce temps? As-tu simplement profité de moi? ” Elle éclata d'un rire jaune, sans joie. “ Tu es incroyable.
Oui, il l'était, incroyable. Elle leva le doigt quand il ouvrit la bouche pour parler. “ Et ne sors plus la carte de ‘ je t'ai attendue si longtemps, Morgane, ’ elle ne fonctionne plus, lâcha-t-elle avec agacement. Et depuis longtemps. Explique-moi juste pourquoi tu daignes à peine m'envoyer un faire-part pour m'annoncer que tu vas te MARIER! ” Sa voix est aiguë, maintenant. Elle a aussi l'habitude de faire moults emphases quand elle s'énerve; et là c'est le cas, surtout quand elle hurle le dernier mot et l'observe, ses yeux étrécis par la colère et la frustration, toute grossesse oubliée. Elle n'avait pas vraiment connu ce genre de jalousie avant aujourd'hui, et elle décrète qu'elle déteste ça.

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Elle ne se sentait pas d’indignation contre ces mangeurs de curée. Mais elle les haïssait, pour leur joie, pour ce triomphe qui les lui montrait en pleine poussière d’or du ciel. (...) Et elle, au fond de son cœur vide, ne trouvait plus qu’une lassitude, qu’une envie sourde.
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