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 Do it all again (ft. Elysée / Loup / Narcisse)

Vers les étoiles, à travers les difficultés
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❝ HIBOUX : 355
❝ AUTRES VISAGES : Isis de Monteynard
❝ CÔTE DE POPULARITE : 1265
❝ MIROIR : Gaia Weiss
❝ CREDITS : Liquorice wand (c)
❝ DIALOGUES : #993366
❝ ÂGE : 21 ans
❝ STATUT SOCIAL : Haute noblesse
❝ OCCUPATION : Quidditch



Last wednesday night
Yeah, we danced on tabletops
And we took too many shots
Think we kissed but I forgot

« J’accepte de voler sur un balai si tu viens me défier lors d’un duel », avait-il dit. Elle avait eu un petit rire et puis, tendant la main vers son frère, elle avait scellé le pacte. « Marché conclu ». Anthéa et Anselm n’avaient jamais été proches. Ou disons qu’ils avaient toujours tenté de l’être mais n’avaient jamais réellement su comment faire. Mais dernièrement, ils étaient allés de confidences en confidences, voulant apprendre à se connaître plus (ils en avaient mis du temps, pour deux personnes de la même fratrie) et se comprendre. Anthéa savait pourtant que son frère détestait voler. Il avait le vertige et une peur bleue de monter sur une simple chaise. Alors sur un balai, à plusieurs mètres du sol, il avait vraiment envie de faire des efforts. C’est donc tout naturellement que la jeune femme avait emprunté le balai de Narcisse — après lui avoir demandé mille fois et d’être obligée de céder à ses baisers — afin de donner une petite leçon à son frère. Elle n’avait été bien méchante. Ils avaient survolés le terrain, sans ne jamais prendre trop d’altitude et ils avaient passé du temps en famille, du temps précieux. Elle avait même été étonnée de constater que son frère semblait s’être amusé. Mais pas trop quand même. Alors, elle avait été au club de duels, où Anselm prenait plaisir à lancer des sorts à quelques élèves de Beauxbâtons, et ces derniers le lui rendaient bien. Puis, la jolie blonde avait pris place face à son adversaire, se remémorant ses cours, appris bien des années plus tôt. Elle était une bonne élève, certes, mais elle donnait tout son temps au Quidditch. Alors, avec le temps, elle manquait un peu de pratique. Tout avait commencé doucement et puis, les choses s’étaient accélérées. Anselm enchaînait les sorts avec aisance et elle, les esquivait. Pourtant, elle n’entendit pas le « bloclang ! » qu’il lança et la toucha de plein fouet. Elle fut projetée en arrière. « Théa ! ». Il avait reprit sa voix protectrice, oubliant alors le défi. Fonçant vers elle, il l’aida à se relever. « Ca va ? ». Elle haussa les épaules. A première vue, plus de peur que de mal. « Che crois que cha va. Hein ? Mais ? ». Anselm se mordit la lèvre. « Je pensais vraiment que tu éviterais celui-ci. Il a pour but de coller la langue de la personne visée au palais … ». « Ché une blaque ? », demanda-t-elle. « Désolé … Tu en as pour quelques heures ». Elle soupira. Elle qui devait sortir avec Elysée le soir même. Humpf. Elle lui fit malgré tout un petit sourire, il n’y était pour rien. Et puis, elle prit congé.

Elle rentra doucement jusqu’à sa résidence, croisant quelques élèves qui la saluèrent. Elle se contenta de quelques signes de tête, sans ouvrir la bouche. Quelques heures. Allez, plus que quelques heures. Elle poussa la porte de sa chambrée, et croisa une Elysée en serviette. « Ah, te voilà ! Tu devrais aller te préparer, si tu veux que nous partions avant demain ». Anthéa se jeta sur son lit, mettant un coussin sur sa tête, ce qui étouffa son cri. Elle entendit son amie rire, et lui demander si tout allait bien. « Che crois pas. Chai guéfié mon frère en duel, che me chuis pris un chort ». Silence. Et puis, la belle brune eut un fou rire, sans ne jamais pouvoir s’arrêter. Anthéa leva les yeux au ciel, apparemment agacée mais il fallait être honnête, la situation s’y prêtait totalement. Elle était ridicule. Elle eut un soupir. « Che vais pas chortir comme cha ». « Mais si ! Tu ne parleras pas, c’est tout ». Clin d’oeil. Bon. Dans ce cas. La jeune femme partit se préparer et après une heure à peine (oui, elles n’étaient pas des filles pour rien), elles étaient prêtes à se rendre en ville. Elles avaient choisi Au Gai Mandragot pour l’occasion, appréciant le lieu. Il était fréquent que les deux meilleures amies participent aux soirées organisées par le restaurant et elles commençaient à être connues par les propriétaires des lieux. Et justement. Ce soir, mercredi avait sonné. Soirée karaoké.

La musique bruyante et les cris des clients s’entendaient de la rue. Faisant des yeux ronds en réfléchissant plus en détail à la soirée qui s’annonçait, Anthéa eut un cri, regardant Elysée. « Oups », dit simplement l’héritière des Berthelot. Petite tape sur le bras et pourtant, la jolie blonde la suivait déjà à l’intérieur. « Elysée ! Anthéa ! », s’exclama le barman. La jeune Buffenoir eut un sourire et fit un petit signe de main. Son amie expliqua qu’elle souffrait actuellement d’une angine sévère et qu’elle ne pouvait donc pas parler. Normal alors, de venir faire une soirée karaoké. N’est-ce pas ? Mais avant que les demoiselles ne s’assoient, leurs yeux se posèrent sur deux garçons qu’elles avaient reconnu immédiatement. Toutes deux se mirent à rougir. Puis, Théa obligea Elysée à se pencher vers elle. « Che chuis fouque ». Petit rire. Oui, elle voyait déjà les deux garçons se moquer d’elle. Mais sûres d’elles, elles avancèrent tout de même, pour faire face à un Loup et un Narcisse aussi gênés qu'elles.

_________________


I remember tears streaming down your face
When I said, I'll never let you go, When all those shadows almost
killed your light. I remember you said, Don't leave me here alone
But all that's dead and gone and passed tonight. safe&sound
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You don't mess with LOVE, you mess with the TRUTH.
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❝ MIROIR : Leighton Meester.
❝ CREDITS : Everdeen, Tumblr, Wild Hunger.
❝ DIALOGUES : indianred
❝ ÂGE : Vingt-quatre ans.
❝ STATUT SOCIAL : Petite Noblesse (héritière du Comté d'Anjou).
❝ OCCUPATION : Beauxbâtons, en huitième année. Parcours social et politique. Comice Rubissane et membre du Cercle de la Rosière.



Moi aussi je veux me foutre de tout, dans les bars, aller boire des coups,
oublier qu'après le périph, la vie est un peu plus triste.
Paname, Paname, on arrive on arrive.


J’entends des pas dans le couloir. Un regard dans la glace. Les cheveux, encore humides, laissent couler des gouttes d’eau sur mes épaules dénudées. La serviette blanche recouvre mon corps. La porte de la chambre s’ouvre mais je ne m’inquiète pas. Je reconnaitrais ses pas entre milles, sa démarche unique, le pas si léger, pourtant plus lourd que d’habitude. Elle entre, me jette à peine un regard. Je ne me formalise pas. Elle a, comme moi, des mauvais jours. « Ah, te voilà ! Tu devrais aller te préparer, si tu veux que nous partions avant demain, » je lui lance. Elle ne répond pas, s’affale sur le lit, étouffe un cri dans son oreiller. Je fronce les sourcils, tout en laissant échapper un petit rire. Elle est comme ça, Anthéa. Mélodramatique, parfois. Une dispute avec son tendre amour, peut-être. Je m’avance vers son lit, lui demande si tout va bien. Ma meilleure amie se redresse, me regarde, et lâche,  « Che crois pas. Chai guéfié mon frère en duel, che me chuis pris un chort. » Nos regards se croisent. Une pause. Un, deux. Mes lèvres se pincent. Un, deux. J’essaie de respirer calmement. Non, non, je ne peux pas. Un, deux. J’explose de rire. Elle, elle lève les yeux au ciel, visiblement agacée. Elle est drôle, avec ce cheveu sur la langue, et cet air d’enfant qui se sent trahi. Elle ouvre la bouche à nouveau, se plaint qu’elle sera incapable de sortir, et je suis prise à nouveau d’une envie de rire. Par respect, je ne fais que sourire, et lui réponds que si, si, nous allons sortir, comme cela était prévu. J’animerai la conversation, voilà tout. Et, finalement, cela ne changerait pas de d’habitude.

Une heure plus tard, toutes deux habillées, coiffées et maquillées – elle, plus légèrement que moi – nous quittons l’enceinte de Beauxbâtons pour nous rendre au Gai Mandragot, qui organise, chaque mercredi, des soirées karaoké. Elle aimait, ça, elle, attraper le micro, se ridiculiser devant une foule gigantesque. Elle aimait ça, surtout, m’entraîner avec elle, me forcer à chanter, en duo, puis seule. Je n’étais pas à l’aise, au début, et puis, j’avais appris à aimer, ceux qui nous regardaient, avides de plus, les applaudissements, l’admiration. Au fond, j’étais dans mon élément. On rentre, toutes les deux, main dans la main dans l’enceinte du bar. Nous y pénétrons de quelques pas à peine que, déjà, Augustin, le barman, nous interpelle. « Bonsoir Augustin », je réponds poliment. Anthéa l’aimait beaucoup. Moi, un peu moins. Trop éloigné des gens que j’ai l’habitude de fréquenter. Je jette un regard vers ma meilleure amie qui ne parle pas. « Hmm… Anthéa a attrapé une angine. Elle ne pourra pas chanter, ce soir. » Il semble déçu, lui, qui lui jette des regards trop insistants. Je soupire, presque dégoûtée. J’avais peine à croire qu’avec une telle dégaine, il puisse ramener des jeunes filles chez lui. Des roturières, peut-être. D’un même mouvement, nous nous tournons toutes les deux vers notre table habituelle. Je la sens se raidir. Je lui jette un regard, le sien est planté droit devant elle. Je me tourne, et me raidis à mon tour. Ce n’est pas lui que je vois en premier, non, mais Narcisse de Boisbleau, qui, lui, a les yeux tournés vers la scène. Et puis, alors, je le vois. Il nous a vus, lui, Loup. Et je le sens, encore, cet estomac qui se serre, ce cœur qui bat, ma gorge qui déglutit. Cette peur de l’inconnu qui s’empare de moi. Anthéa m’attire vers elle, et me murmure, dans ce nouveau tic de langage qui est le sien, qu’elle est foutue. Et moi dont, chérie. Elle s’avance vers eux, pourtant, et j’essaie de la retenir, « oh non, » je murmure, oh non, ne m’inflige pas ça, pas maintenant. Je ne suis pas prête, le serai-je un jour ? C’était la première fois que nous nous croisions ainsi, sur un imprévu, un hasard. Je ne m’étais pas préparée à ça. Machinalement, je fais tourner de mon doigt cette bague de fiançailles qui est désormais la mienne. La nôtre.

Je n’ai pas d’autres choix que de la suivre, au risque de passer pour une idiote, une ingrate, aux yeux de ces deux jeunes hommes, qui nous regardent à présent avec intérêt. Oh, lord. Je vois, dans le regard de Narcisse, le plaisir inouï de voir sa chère et tendre, et j’ai envie de m’enfuir, de vomir. Anthéa s’assoit, aux côtés de Narcisse. À mon tour, je vais me placer à côté de Loup, faisant face à ma meilleure amie. « Bonjour », je lui murmure, avant de me mordre la lèvre. Je ne sais pas quoi faire, ni comment, ni pourquoi. Et je vois, le regard insistant d’Anthéa ; ah oui, j’avais presque oublié. « Oh. Anthéa a un mal de gorge carabinée. Je crains qu’elle ne soit pas capable de chanter ce soir. » J’arque un sourcil, et elle, offre un sourire contrit à son… petit-ami ? Oui, oui, petit-ami, il est temps que je m’y habitue. Le barman s’avance vers notre table et semble déçu de nous voir attablé avec des garçons. « Une vodka, pour moi », je lui demande. J’en ai besoin, là, maintenant. Je laisse les autres commander, mon regard fixé sur la scène. Une jeune femme se pavane, à moitié nue. Je fronce les sourcils, intriguée, me tourne vers Anthéa, prête à lui dire, « et, tu as vu sa jupe, c’est plutôt une ceinture, non ? » mais je suis occupée dans mon élan, en me rappelant la présence des deux garçons. De mon fiancé, surtout. Et là, quand soudain nos regards se croisent, je sens mon cœur qui tombe à l’eau. Il est beau, depuis quand l’est-il autant ? Nous ne sommes pas vus depuis le jour de nos fiançailles, une semaine plus tôt. Je n’ai rien oublié de ce jour, la visite de son domaine, de mon futur domaine, notre premier baiser, ceux qui ont suivi, le repas animé. Rien. Et lui, lui, a-t-il pensé à moi, comme j’ai pensé à lui, tout ce temps ? Je lève les yeux vers le nouveau couple, qui se lance des regards langoureux, trop langoureux pour moi. Je parie que, sous la table, leurs mains sont liées. « Bon, et, hum, sinon, comment vous allez ? » je lance, presque bêtement. Je suis une idiote, en réalité, je ne sais même plus me comporter, simplement parce qu’il est là, lui. Je pose ma main gauche sur la table, et je vois les yeux de Narcisse s’agrandir en voyant le bijou. Ah oui, j’avais oublié. Je veux, vite, la replacer sous la table, mais trop, tard, il l’a déjà dans sa main, observant de plus près la bague. Et c’est alors, pour la première fois de la soirée, que je regarde Loup, et lui souris. Après tout, nous sommes fiancés, cette bague en est la preuve formelle, de quoi pourrais-je avoir bien peur ?

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even angels have their demons.
I had made every single mistake that you could ever possibly make. I took and I took and I took what you gave but you never noticed that I was in pain. I knew what I wanted; I went in and got it. Did all the things that you said that I wouldn't. I told you that I would never be forgotten and all in spite of you. And I'm still breathing, I'm alive.
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