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 « there's a storm you're starting now » ft. Vex

Vers les étoiles, à travers les difficultés
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I'm not anti-social, I'm anti-idiot
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❝ ÂGE : vingt Printemps à son actif.
❝ STATUT SOCIAL : roturier abandonné par sa famille - Empathe talentueux qui se laisse facilement consumer par son don.
❝ OCCUPATION : acteur dans le monde moldu et sorcier ☾ étudiant en maîtrise de la magie ☾ Blogueur lifestyle ☾ Ecrin d'Améthyste


« Je vais vous prendre un thé chaï au lait de soja s’il vous plais ! » Lance Coyote d’une voix enjôleuse, accoudé au comptoir du café. Il aime commander des boissons aux noms compliqués et aux saveurs plus étranges les unes que les autres. Cela l'aide à se sentir différent de la plupart des roturiers dans le bon sens (pour une fois). Tapotant de ses doigts de pianiste sur la surface en marbre noir en attendant que son thé soit prêt, il observe les alentours et laisse apparaître un léger sourire lorsqu’il remarque que de nombreux moldus attablés un peu partout dans la pièce le dévisagent du regard, quelques murmures indistincts résonnent jusqu’à ses oreilles. Parmi toutes les émotions qu’il parvient à capter, la joie, la surprise, l’incompréhension des personnes âgées se demandant pourquoi ce crétin attire toute l’attention, il perçoit également une haine profonde semblant se diriger directement contre lui. Regardant d’un oeil inquiet à travers la vitre, il remarque un groupe d’individus le fixant avec insistance à l’autre bout de la rue. « Eh merde ! » marmonne-t’il, laissant un billet sur le comptoir, il s’enfuit en courant avant même d’avoir reçu son thé. La troupe de lascars se mettent eux aussi à se hâter dans le but de le rattraper. Expert en arnaque et en plans foireux, Coyote a le chic pour se faire des ennemis, malheureusement certains d’entre eux peuvent se montrer plutôt redoutables en particulier lorsqu’il s’agit de criminels notoires. Les quatre hommes à sa poursuites, sûrement âgés d’une trentaine d’années, avaient été victime de l’une de ses nombreuses tromperies il y a de cela quelques semaines après que l’empathe leur est volé pour près de deux mille euros de marijuana. Coyote n’a pas l’habitude de courir autant, à vrai dire il n’a pas énormément d’endurance, un point de côté se fait rapidement sentir et ses jambes lui paraissent de plus en plus lourdes. L’un d’eux finit par se jeter sur lui et le plaque au sol: « Tu pensais pouvoir t’en tirer comme ça morveux ? » lui donnant un coup de poing dans la figure, il sort un canif de sa poche et commence à faire une entaille au niveau du ventre de ce dernier. Encaissant la douleur de son mieux, Coyote sert les dents tout en poussant quelques gémissements: « Ok arrête ! J’ai toute la drogue chez moi, j’habite à deux minutes. ». Rangeant son arme dans sa poche le malfrat lui jette un regard des plus noirs: « Si tu tentes quoique ce soit je te tue, t’as bien compris ? » Il se contente de hocher la tête. Il profite ensuite que l’homme le retienne par le col de sa veste pour sortir furtivement sa baguette et murmurer l’incantation « incendio » brûlant directement le vêtement et la main de son agresseur par la même occasion, il se glisse donc hors de sa veste et se hâte sans trop savoir ou se rendre. Prenant de nombreux virages il tombe finalement sur une rue remplie de voiture et entre à l’arrière de l’une d’entre elles. Deux personnes se trouvent à l’intérieur, un séduisant jeune homme ainsi que ce qui ressemble à un chauffeur. Coyote plonge son regard noisette dans celui du bel inconnu, son visage lui est fortement familier il est persuadé de l’avoir déjà croisé à l’académie: « Tu serais pas à Beauxbâtons toi ? Victor c'est ça ? » Dit-il en montrant sa baguette en bois de sureau. Retirant sa chemise, il la chiffonne et la compresse contre la blessure. Sa respiration est haletante et son coeur bat la chamade.
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They're a storm you're starting now
Coyote & Vex
Because it’s who we are ; doesn’t matter if we’ve gone too far, doesn’t matter if it’s all okay, doesn’t matter if it’s not our day.  ▬ IMAGINE DRAGONS

Il y a des soirées mondaines que Vex lui-même souhaite à tout prix éviter. C'était un samedi en fin d'après-midi et le ciel azuré tardait à se colorer de carmin et d'ocre, ses plus belles nuances selon le sorcier. Son regard perdu à travers la vitre arrière de la voiture moldue qui était supposée l'emmener jusqu'au gala de charité organisé par sa redoutable génitrice, Vector se laissait aller à quelques pensées nostalgiques. Bientôt, il laissera Beauxbâtons et son uniforme indémodable derrière-lui. Il allait enfin entrer dans la vie active, se mesurer à d'autres difficultés que sa tenue du lendemain ou l'examen de la semaine prochaine. Du moins, l'on ne pouvait dire qu'il allait rencontrer quelques problèmes d'argent, sa condition lui assurant un train de vie tout à fait raisonnable sans qu'il n'ait à fournir d'autres efforts que révérences avisées et apparitions publiques.

Or, celle-ci ne lui disait pour ainsi dire rien du tout. Il faut bien dire que depuis que Catherine lui avait annoncé son désir de lui trouver une fiancée – pour le mieux museler, il avait tout fait pour éviter de se trouver sa présence. A dire vrai, il craignait qu'elle profite de la moindre occasion pour lui présenter n'importe quel laideron de bas étage, appâtée par les titres et les largesses, et non regardante sur les véritables désirs de son mari. Tant d'imposture pour celui qui osait parler d'expression artistique, l'hypocrisie en frisait sûrement le ridicule. Quelque part, malgré son attrait évident pour le pouvoir et la royauté, Vex regrettait la simplicité de la vie de roturier, libre de jouir où bon lui semble, entre les bras de qui lui semblerait juste. Mais très vite, il chassait ces idées (« des hérésies ! » aurait scandé sa mère) et retourner à son monde aux apparences lissées pour mieux cacher les couleuvres-cravates. Tant pis pour les aventures et son lot d'ennui, il laissait volontiers cela à Aulne.

Vex était tiré à quatre épingles, dans son costume trois pièces avec nœud papillon signé Palmyre Gaultier. Prêt à dégainer son sourire à pleines dents, il se résignait à affronter la soirée qu'on lui avait prévu bien que celle-ci semblait retardée par les embouteillages du centre-ville parisien. « Octave, mon brave, ne serait-il pas possible de presser l'allure ? J'aimerais autant éviter à mère toute contrariété inutile. » Ses mots avait glissé avec une fluidité étonnante, charmante, bien maîtrisée. Le chauffeur, nullement impressionné cependant (le pauvre bougre avait adéjà pris le pli de trois générateurs de beaux parleurs), répondit sur un ton tout aussi affable. « Hélas sire, je dois m'avouer impuissant face au trafic moldu. » Satanés moldus. Vex aurait pu transplaner mille fois jusqu'à cette réception, si le protocole ne le contenait pas entre quatre murs de ferraille aussi lente qu'un veracrasse. Et alors qu'il se résignait au sort de sa soirée, la portière s'ouvrit sur un jeune homme ensanglanté, dont le souffle épuisé gagna bientôt tout l'habitacle.

Ses prunelles bleu d'océan fondèrent sur ses noisettes, et le « que faîtes-vous ?! » resta étranglé dans sa gorge. Vector était surpris – tel était peu dire, il s'avérait choqué par l'intrusion d'un inconnu dans sa petite bulle, si bien qu'il ne sut quoi dire. L'inconnu, vif d'actes comme de paroles eut le premier lancer. « Tu serais pas à Beauxbâtons toi ? Victor c'est ça ? » Maintenant qu'il en parlait, Vex se souvenait avoir déjà croisé ce jeune homme dans les couloirs, sans doute même à quelques cours. Tout cela lui paraissait cependant trop vague pour qu'il lui semble approprié de le mentionner. Soudain, ce sourire charmant, ses sourcils fournis et cette crinière chocolat appelèrent un nom : Coyote quelque chose.  Un roturier, à n'en pas douter. « Bien joué, je suis en effet étudiant à Beauxbâtons. Vector Ombredame. » déclama-t-il telle une présentation en bonne et due forme – tout à fait inadaptée dans ces circonstances. Il faillit d'ailleurs nommer son titre, par habitude.

Mais pendant que Vector se raccrochait comme il pouvait à ses règles de bienséance, Coyote comprimait son abdomen avec sa veste. Octave, silencieux, n'avait pas manqué une miette de la scène et avait finalement rangé sa baguette face à l'absence de danger. «Tu es blessé ? » s'enquit le jeune homme. Bien évidemment qu'il l'était. Ignorant la stupidité de sa question, il intima au chauffeur : « Octave, pourriez-vous bien nous mener à l'hôpital ? Il y a là affaire urgente. » Son ton était nettement moins assuré, et Vex peinait à adopter une distance adéquate avec l'autre étudiant. Pouvait-il l'aider en étant plus près ? Devait-il se résigner à tâcher son joli costume ? Des futilités qu'il balaya comme il put. Le nom de Coyote ne lui était plus du tout  inconnu, il se souvenait de sa réputation sulfureuse et des quelques mésaventures qui avaient trouvé écho jusqu'à ses oreilles curieuses. Et sur ces pensées, la voiture se mit à décoller du bitume, vrombissant désormais dans les airs filants.
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Si la réputation de Coyote n’était pas aussi grande, il pourrait aisément se faire passer aux yeux d’autrui pour un membre de la noblesse fortunée. En dépit du sang ingrat de sa famille, celle-ci est exclusivement composée de snobs très hautains ayant fait succès dans le monde des affaires, bien souvent en exploitant du pétrole. Il pourrait donc par habitude très bien les imiter pour se fondre dans cette masse aristocratique sorcière. Toujours est-il que le beau franco-américain, en plus d’être ouvertement homosexuel et acteur dans le monde moldu, est un réel partisan de la démocratie; membre de l’obédience des Compagnons depuis peu, il prône depuis toujours la liberté du peuple et n’a pas peur de le faire savoir. Tout cela pour dire que Coyote n’est pas habitué à fréquenté des nobles, ceux-ci préfèrent généralement l’éviter pour pouvoir mieux parler derrière son dos. Il aimerait pourtant parfois se payer le luxe de se rendre d’un point à un autre dans un somptueux véhicule conduit par un chauffeur, porter des costumes et des accessoires hors-de-prix, malheureusement il n’est qu’un simple roturier. La simplicité de l’intérieur du véhicule se marie parfaitement avec le chic des sièges en cuir et du tableau de commande très sophistiqué. Dans de différentes circonstances, le jeune homme en aurait surement profité pour observé le chauffeur et se serait montré très sarcastique quand à la laideur de ce type d’uniformes. Sa chemise qui lui avait couté plutôt cher se voit orner d’une tâche de sang qui ne cesse de s’agrandir. Heureusement pour lui, la blessure ne semble qu’être superficiel, pour s’être déjà fait poignarder, Coyote sait que la lame ne c’est pas enfoncée assez profondément pour engendrer le moindre dommage sur l’un de ses organes, le malfrat voulait probablement lui faire peur plus qu’autre chose. Continuant de faire pression avec ce qui n’est plus torchon humide et grenat, il observe attentivement le sorcier se présenter à lui. « Bien joué, je suis en effet étudiant à Beauxbâtons. Vector Ombredame. » L’empathe n’a pas l’habitude de se retrouver torse nu dans la voiture de quelqu’un d’autre, encore moins dans celle d’un membre de la haute noblesse. «Tu es blessé ? » Laissant naître un sourire au creux de ses lèvres, il continue d’appuyer sur sa blessure pour faire stopper les saignements tout en se retenant de faire une remarque sarcastique: « Ne t’inquiète pas c’est moins grave que ça en a l’air ! » Sortant un petit pansement de sa poche qu’il pose sur ses genoux, il empoigne sa baguette magique en récite à haute voix « amplificatum », celui-ci prend subitement une taille importante. Il l’utilise donc pour l’enrouler autour de son abdomen. « Ce sera surement plus efficace » lance-t’il d’un ton détaché. Il se retrouve bien embêté avec sa chemise aussi bien ensanglantée que déchirée dans les mains, ne sachant trop quoi en faire, il se résigne finalement à ouvrir la fenêtre et à la jeter hors du véhicule. « Ouh la, non ! Je n’ai pas d’assurance et puis les hôpitaux moldus ne sont pas du tout discret, d’ici quelques jours je vais me retrouver dans un article de magazine ridicule affirmant que j’ai tenté de me suicider. Je vais me recoudre moi-même, il me faut une aiguille à coudre, du fil dentaire et de la vodka. » Proteste Coyote en entendant Vector intimer son chauffeur. Son coeur fait un bond lorsque la voiture quitte la route pour s’envoler dans les airs, il n’est jamais monté dans une voiture sorcière auparavant. Se noyant à nouveau dans le regard azur de sa rencontre, il perçoit un sentiment de lassitude en lui, comme s’il désirait éviter quelque chose: « Je suppose que tu es attendu quelque part non ? »
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L'écarlate gagnait les fibres de sa chemise, la colorant avec elle à mesure que Vex devenait de plus en plus livide. S'il prenait un malin à plaisir à voir les corps se dénuder pour les habiller à son tour, il n'était pas vraiment à l'aise avec ce qui logeait sous l'épiderme. L'art du corps, avec ses chairs et ses tissus nobles, était la spécialité de son frère Aulne. Un sentiment d'impuissance grondait déjà en lui, et quelque part, il se détestait de ne pouvoir faire autre chose que d'observer le sorcier bander son abdomen avec un pansement de fortune. Il aurait aimé connaître quelques formules pour cautériser ou refermer la plaie. Mais si Vector était un bon sorcier, il demeurait encore loin de l'invention de sortilèges de médicomagie. Il sondait sa mémoire, cherchant remèdes miracles, et seule l'essence de dictame lui revint. Or, il n'en avait pas.

Alors, faute de mieux, il regardait Coyote avec attention (et une pudeur appropriée) tandis que celui-ci s'affairait, visiblement bien plus coutumier que le duc ne le sera jamais. A n'en pas douter, il ne s'agissait pas de la première fois. « Ne t'inquiète pas c'est moins grave que ça en a l'air !  Ce sera sûrement plus efficace. » Vex ne répondit que par une moue, guère convaincu par son assurance. Des quelques histoires que lui avaient raconté son frère au cours de son périple autour du monde, il se souvenait des hémorragies internes, et cette idée suffisait à faire éclore les graines de la peur dans la tête de ce noble. « Tu dois faire des examens, sait-on jamais. Si le saignement venait à être intériorisé, tu risquerais bien de... » La suite à vrai dire, il ne la connaissait pas. C'était le saut dans l'inconnu, une dimension que Vex s'était pourtant toujours refusé.

« Ouh la, non ! Je n’ai pas d’assurance et puis les hôpitaux moldus ne sont pas du tout discret, d’ici quelques jours je vais me retrouver dans un article de magazine ridicule affirmant que j’ai tenté de me suicider. Je vais me recoudre moi-même, il me faut une aiguille à coudre, du fil dentaire et de la vodka. » Vector comprenait que trop bien les relations ténues entretenues avec les médias, même si les tabloïds moldus lui ne lui étaient pas vraiment familier. Cependant, il lui était impossible d'entre la raison de l'argent. Quiconque devrait pouvoir avoir accès à des soins adaptés quand l'urgence s'en fait sentir. Peut-être était-ce bien là les bribes de son éducation humaniste, mais Vector était prêt à payer pour dédommager le jeune homme ensanglanté.  Alors, la tête sur le côté et la voix plus basse, il lui suggéra le recours à un hôpital sorcier, comme s'il voulait le persuader avec douceur. Mais Coyote balaya cette idée aussi sec, si bien que Vex n'aurait osé transgresser sa défense de peur de paraître grossier. Il finit par céder. « Octave, nous avez-vous entendu ? Nous aurons besoin de fil dentaire, de spiritueux et d'une aiguille à coudre. Il serait également merveilleux que vous vous procuriez quelques anti-douleurs, des bandes et de l'essence de dictame. Je vous en remercie d'avance. » Ç'aurait pu paraître ridicule, ce besoin de toujours de soigner ses paroles même en de telles situations, mais Vector ne pouvait se borner qu'à ce qu'il connaissait – ce qui avait même le don de le calmer pour mettre de l'ordre dans son esprit. « Je suppose que tu es attendu quelque part non ? » interrogea le roturier, perdu à nouveau dans ses yeux. Percé à jour, le noble répondit néanmoins : « Nullement, je préfère céder ma place. Le monde peut bien se passer de ma présence le temps d'une soirée. » Octave sourit dans le rétroviseur.

Parvenus au coin d'une rue où mercerie et épicerie se côtoyaient, l'homme de main, après une œillade inquisitrice, sortit de la voiture, gagnant ainsi l'entrée d'un commerce. Un silence gênant gagna de nouveau l'arrière du véhicule, si bien que Vex eut l'impression d'accomplir un acte héroïque lorsqu'il céda à l'indiscrétion. « Pardonne ma question intrusive mais... Que t'est-il arrivé ? » A ce stade, la banquette arrière étant désormais bien maculée de son sang, le temps semblait bon pour quelques explications. Le regard pressant mais l'expression accueillante, le sorcier essayait d'installer une atmosphère de confiance, maintenant qu'ils se regardaient en chiens de faïence. Pour la première fois, Vex s'autorisa même  à penser que Coyote n'était pas dénué de charme, ainsi torse nu et couvert de sang. Une pensée déplacée, qu'il contint derrière le mur – la muraille ! - du refoulement. « Il est vrai que ne nous connaissons pas. Mais ne laisse pas nos présupposés "camps" (Vector avait mimé les guillemets, lui-même n'y croyant pas du tout) remettre en question ma sincérité. Tu peux avoir confiance. » Ce n'était certes que des paroles, facilement démenties, mais il montrait là une facette réellement bienveillante, l'une de celles qui ne transparaissent que trop rarement.
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Coyote est un débrouillard, il l’a toujours été. Habitué à devoir se rendre à de nombreux castings seul depuis son plus jeune âge, à voir en privé son agent artistique qui abusait de son corps enfantin, à faire du chantage auprès de certains dirigeants d’hôtels pour avoir quelques nuits gratuites; il sait parfaitement comment se dépêtrer de n’importe quelle situation. Posant ses deux mains sur son abdomen, il exerce une forte pression sur le pansement recouvrant sa blessure, d’après ce qu’il sait, ce simple geste est suffisant pour diminuer l’hémorragie. Son sang c’est répandu sur une majeure partie de la banquette arrière du véhicule, notamment sur le cuir, le sol et la portière gauche. Le jeune homme laisse échapper un rire aussi discret que court en sentant la sensation d’impuissance et de remord émanant de Vector. Il n’a à vrai dire même pas besoin de son don pour remarquer l’air désemparé sur son visage. Ne voulant cependant ne pas le mettre mal à l’aise, il se contante de lui jeter un bref regard chaleureux avant de sortir un mouchoir de sa poche. Son torse entier est tacheté de sang, notamment au niveau de son bas ventre, il essuie ses mains couvertes elles-aussi de sang avant de se saisir à nouveau de sa baguette. D’un geste fluide du poignet, il trace une forme ressemblant vaguement à la lettre S, puis sans qu’il n’est besoin de prononcer le moindre mot, le véhicule ainsi que son corps retrouvent leur propreté d’antan. Bien sur la blessure est toujours présente, mais il est désormais beaucoup plus agréable à regarder, d’autant plus que le noble semble être rebuté par le sang. Coyote regarde d’un oeil observateur le propriétaire du véhicule ordonnant à son chauffeur: « Octave, nous avez-vous entendu ? Nous aurons besoin de fil dentaire, de spiritueux et d'une aiguille à coudre. Il serait également merveilleux que vous vous procuriez quelques anti-douleurs, des bandes et de l'essence de dictame. Je vous en remercie d'avance. » Comment un homme peut-il être à ce point à la botte d’un autre ? Se disant qu’il doit probablement être généreusement payé, il le regarde se diriger en direction d’une rue marchande. Une simple essence de dictame suffirait à le soigner, rebouchant ainsi la plaie en quelques minutes. Il se retient encore une fois de faire la moindre remarque, si cela peut lui permettre de rester un peu plus de temps avec son bel inconnu, il n’est pas contre. Se rapprochant légèrement plus de lui, il prend une posture d’avantage décontractée (sans trop l’être pour autant). La douleur située au niveau de son abdomen est forte mais néanmoins supportable. « Nullement, je préfère céder ma place. Le monde peut bien se passer de ma présence le temps d'une soirée. » Si Coyote ne savait pas aussi bien cacher ses émotions, il se serait probablement mit à rougir, les personnes qu’il rencontre ne prennent pas souvent la peine de privilégier ses besoins en dépit d’une autre chose. Se contentant simplement de le regarder, il lui lance un charmant sourire ne sachant quoi répliquer. Le chauffeur visiblement prénommé Octave descend du véhicule créant ainsi plus d’intimité entre les deux étudiants. Un silence s’installe à nouveau, ne voulant pas avoir l’air ridicule, il fait à nouveau pression sur sa blessure lorsque Vector prend la parole: « Pardonne ma question intrusive mais... Que t'est-il arrivé ? Il est vrai que ne nous connaissons pas. Mais ne laisse pas nos présupposés "camps" remettre en question ma sincérité. Tu peux avoir confiance. » De nature secrète et réservée, Coyote aurait probablement cousu un mensonge farfelu ou bien éviter le sujet, mais il se trouve déjà blessé et torse-nu, à l’arrière d’une voiture luxueuse en compagnie d’un charmant membre de la noblesse, alors à quoi bon mentir ? Fidèle à sa réputation, il prend néanmoins un air enjôleur: « J’aimerai vraiment pouvoir te le raconter, vraiment, mais j’ai vraiment du mal à mettre de côté nos présupposés camps. Vois-tu j’ai vraiment l’impression d’être le pauvre prolétaire n’ayant pas les moyens de s’acheter un haut, face au riche noble apprêté pour se rendre à un gala de charité ou à n’importe quelle réception aristocratique » Lance-t’il en espérant que le Saphiroy comprenne le sous-entendu dans sa phrase lui proposant d’enlever à son tour sa chemise. « C’est vraiment une super histoire tu sais ? »
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Il y avait quelque chose d'affreusement agaçant dans son compagnon d'infortune. La clé de la compréhension se trouvait-elle dans son allure décontractée ou dans cet irritant sourire charmant ? Vex n'osait choisir, se contentant de sa moue polie non dénuée de séduction – son expression habituelle. Impuissant, il ne pouvait que regarder le garçon se débarrasser des souillures écarlates, d'un geste fluide que le sorcier ne connaissait que trop peu. S'il avait été confronté à quelques tâches ménagères un jour, peut-être les aurait-il appris afin de ne pas y mettre les mains, mais en bon noble qu'il l'était, l'on allait jusqu'à payer un servant pour ramasser le chaos que son ouragan créatif laissait dans ses sillons. Satisfait – bien plus qu'il ne l'eut été convenable, de voir la moquette grise retrouvé  il remercia d'un sourire factice le jeune homme, débarrassé d'une preuve supplémentaire. Légèrement penché en avant, Vex était allé jusqu'à franchir le fossé de gêne qui le séparait de l'autre étudiant, non sans mal intérieur.
« J’aimerai vraiment pouvoir te le raconter, vraiment, mais j’ai vraiment du mal à mettre de côté nos présupposés camps. Vois-tu j’ai vraiment l’impression d’être le pauvre prolétaire n’ayant pas les moyens de s’acheter un haut, face au riche noble apprêté pour se rendre à un gala de charité ou à n’importe quelle réception aristocratique. » Il avait mis les formes, s'était montré charmant, avait même anticipé les conflits moraux de son interlocuteur. Pourtant, celui-ci se bornait à lui refuser toute explication, renvoyant même la générosité de Vector à son visage. Blessé dans sa fierté mais toujours aussi confiant en apparence, le mage ne pipa mot à l'indécente proposition de Coyote. « C'est vraiment une super histoire tu sais ? » Il sourit. « Oh, mais je n'en doute pas. J'adorerais entendre le récit de l'un de tes nouveaux exploits... » s'enquit le petit duc d'une voix aussi enjôleuse, puis continuant silencieusement. « … pour ensuite l'ajouter à la nécrologie de Coyote l'Imprudent. » Un sourire mesquin s'inscrit sur son visage quelques secondes, trahissant son irrévérencieuse pensée. Il n'était pas correct de rire des malheurs d'autrui, d'autant plus quand cet autrui était souffrant. Mais l'audacieux ne semblait pas si mal en point, alors Vex, toujours haut perché derrière ses principes de discussion, écarta la proposition avec malice, mais non sans en introduire un peu de joliesse.
« Nous pourrions en effet convenir d'une certaine impudeur quant à ta tenue qui ne manque pas de souligner l'écart entre ta condition et ma position. » Vector n'ignorait rien des scandaleuses attirances de Coyote et il comptait bien ne pas être une perle de plus à son collier outrageant. Pourtant, il enviait quelque peu sa pleine liberté, le courage qui l'animait chaque fois qu'il assumait puis soutenait le regard de tous ceux qui se méprenaient sur son compte. Bien sûr, il était une tête-brûlée. Mais méritait-il le courroux des invertis ? Vector appréhendait avec crainte la jour où il devrait marcher sur ces brasiers ardents. Pourtant, aux brûlants jeux des attirances, il avait déjà succombé. « Eh bien, en plus de te prodiguer les premiers soins, je m'engage à revêtir ce corps avec un haut tout à fait aristocratique sitôt le saignement arrêté. » Et pour faire bonne mesure, il franchit davantage l'espace qui les séparait pour venir lui susurrer : « Tu ne m'auras pas aussi facilement, Coyote. » Son ton était provocateur, mais aussi un peu froid. Il y avait là bien méfiance et dissuasion, enrobés derrière cette séduction à peine voilée. Des signaux contradictoires, tout comme l'était Vex, conquis par l'irritation de ces jeux interdits. Il reprit sa place.
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