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 one more night (noblegall)

Vers les étoiles, à travers les difficultés
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❝ CÔTE DE POPULARITE : 757
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MessageSujet: one more night (noblegall)   Mar 21 Juin - 17:00

Le réveil fut dur pour les deux amants. Léopoldine était arrivée tard à la porte du jeune homme, après une rude journée de travail, passée à essayer de rassurer un nouveau fantôme apparu dans le sud du Pays de Galles. Antoine l’avait néanmoins laissée entrer sans la questionner sur son retard. S’ils osaient encore se donner rendez-vous, ils savaient tous deux qu’aucun ne serait jamais à l’heure indiquée dans leur patronus. Thomas ne l’attendrait pas ce soir-là. Elle lui avait dit qu’elle passerait la nuit au travail, à archiver les nombreuses affaires que son prédécesseur et mentor avait laissées derrière lui. Quel naïf ce Thomas, il la croyait toujours, l’idolâtrait comme au premier jour. Ils s’étaient rencontrés à la sortie de beauxbâtons, lorsque la lutte contre les royalistes avait commencée. Évidemment, Léopoldine avait été une figure emblématique du mouvement égalitaire, ce qui lui valut de nombreuses menaces de mort et autres insultes. C’était Thomas qui avait été affecté à sa sécurité. Quelques années plus tard ils s’étaient retrouvés mariés et semblaient toujours couler le parfait amour. Mais voilà, Léopoldine était tombée presque par hasard sur son amour d’adolescente, Antoine de Noblecourt, qui avait fait s’effondrer le quotidien qu’elle avait commencé à bâtir. D’après ce qu’elle savait, le jeune homme était en instance de divorce depuis quelques temps, mais était encore mariée lorsque leurs rendez-vous avaient recommencés. Le premier avait eu lieu dans la piscine privée d’un de leurs amis communs. Douce ironie. Léopoldine avait réussi à garder son influence malgré son emploi de fantômologue et avait supplanté en termes de pouvoir un bon nombre des nobles qui se moquaient de sa position encore dix ans en arrière. Le soleil était à peine levé, Léo était déjà debout, sa tasse de café en main. Elle avait pris ses aises dans l’appartement d’Antoine. Il le louait secrètement au départ mais à présent que le divorce était presque prononcé, il n’y avait plus guère de raison de cacher sa seconde demeure qu’il partageait la plupart du temps avec Léo. Il était toujours au lit, toujours si peu accoutumé au train de vie de la fantômologue qui avait pris l’habitude de se lever aux aurores. Son horloge biologique aurait surement le dernier mot concernant leur relation.

Assise à la table de la cuisine, son téléphone dans une main, sa tasse de café dans l’autre, elle attend son amant. Dire qu’elle ne ressent plus rien pour son désormais collègue au magistral serait se voiler la face. Mais entre eux, tout n’est plus que sous-entendus, que murmures glissés sur l’oreiller, que du vent, en somme. Alors qu’elle finit son petit-déjeuner, huit heures sonnent à l’horloge suspendue au plafond, cadeau d’Orna pour son vinqt-sixième anniversaire. Orna, la seule qui sait que Léo n’a pas tout à fait tiré de trait sur son amour d’adolescence. Même Gwen l’ignore. Bien sûr, elle la sermonnerait, elle qui croit si fort en l’importance du mariage, à la fidélité. Antoine devrait être levé depuis le temps. Deux heures que Léo a déjà ouvert les yeux, deux heures durant lesquelles il aurait déjà dû émerger de son sommeil profond. Ou peut-être s’est-il simplement rendormi ? Ils n’avaient pas à se rendre au bureau à une heure fixe, petit luxe accordé aux gens haut placés. Mais tout de même. Elle ouvre la porte de la chambre sans plus de cérémonie et découvre le lit, ne laissant plus aucune barrière entre l’air frais du matin et le corps dénudé d’Antoine. Allez lève-toi fainéant balance-t-elle en ignorant le grognement qui émane de son compagnon.

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❝ OCCUPATION : étudiant saphiroy, deuxième année de GRAMME, parcours politique et social ; membre des Onze et du club de duel

MessageSujet: Re: one more night (noblegall)   Mar 21 Juin - 19:36

Antoine était plutôt matinal, d'ordinaire. Il pouvait toujours se coucher à vingt-et-une heures ou à quatre heures du matin, il était toujours au pied lever avant neuf heures. Cette nuit-là, il avait dormi d'un sommeil de plomb, noir et sans rêve. Il s'était couché tard, revenant d'une petite soirée entre membres de l'obédience des Onze, ayant ramené Cassian dans son lit pour qu'il y dessoûle tranquillement. Lui-même n'avait pas abusé - il abusait très peu, presque jamais - mais en émergeant ce matin-là, Antoine avait l'impression d'avoir pris la plus grosse cuite de sa vie. Il sursauta et reprit conscience en quelques secondes alors que quelqu'un lui tirait les draps sauvagement. « Allez lève toi fainéant » Cette voix, féminine, le fit sursauter et il se retourna, la mèche en l'air, pour découvrir d'où elle venait. Il écarquilla les yeux, se les frotta rapidement et regarda de nouveau. Plissa les yeux, examina le corps en petite tenue qui se tenait devant lui, une tasse à la main. « Léopoldine ?! », arriva-t-il enfin à articuler, tellement surpris qu'il en restait bouche bée. Il avait du mal à croire que c'était elle, mais il n'eut pas trop de mal à la reconnaître, malgré ses cheveux plus courts et son air plus... âgé. Etait-ce un mauvais rêve ? Avait-elle testé un nouveau sortilège de vieillissement, ou un vilain effet secondaire de l'Elixir Éternelle de Jouvence ? Elle était jeune et belle - du moins dans ses derniers souvenirs - alors pourquoi en aurait-elle pris ? Il finit par détacher ses yeux de Léo pour explorer les alentours, balayer la pièce où il se trouvait d'un regard. Bordel, un de ses camarades des Onze l'avait drogué ou quoi ? Il avait pourtant le souvenir net de s'être couché dans son lit, dans son appartement saphiroy de Beauxbâtons. Un courant d'air le fit frissonner et c'est seulement à cet instant précis qu'il remarqua qu'il était carrément à poil. Il sursauta un nouvelle fois pour agripper la couette qu'il remit sur lui. Assis dans le lit, la couette jusqu'au cou, il avait l'air d'un abruti ou juste d'un dément.

« Merde, on est où ? », fit-il, alarmé, en cherchant du regard ses vêtements. Ils étaient entassés en un petit tas désordonné un peu plus loin, trop loin pour qu'il n'attrape son caleçon avant qu'elle ait eu le temps de voir ses fesses nues. « Chez toi ? T'as dormi là ? Enfin, j'ai dormi là ?! », demanda-t-il, halluciné. Envolé le Antoine qui se contrôlait parfaitement et agissait avec prudence. Il était complètement perdu et souhaitait des réponses. Des réponses plausibles et acceptables, si possible.

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MessageSujet: Re: one more night (noblegall)   Mar 21 Juin - 21:35

Il se dressa dans le lit, visiblement brusqué par la soudaine baisse de température de son corps. Son prénom s’échappa de ses lèvres dans une exclamation surprise. Arquant un sourcil, Léo ne put s’empêcher de poser son regard sur le torse décidément bien sculpté d’Antoine qui rabattit bien vite la couette sur sa peau nue. Quelque chose lui disait que ce n’était pas à cause de la température mais bel et bien par pudeur. Elle était sur le point de lui balancer une pique, lui rappelant que la veille il n’avait pas été aussi timide lorsqu’il l’avait entraînée dans son lit sans plus de commentaires qu’une brève salutation. Mais il la coupa dans son élan. Merde, on est où ? Daclara-t-il, un air complètement paniqué peint sur le visage. Elle cligna des yeux une, deux, trois fois, interloquée. Drôle de question. Après tout, il vivait ici depuis quelques temps déjà, plusieurs mois pour ce qu’elle en savait. Sa femme avait préféré ne plus partager la même demeure que son mari durant l’instance de divorce. Chez toi ? T'as dormi là ? Enfin, j'ai dormi là ?! Elle l’observa, complètement perdue. Son expression moqueuse s’était évaporée depuis quelques secondes déjà. Elle ne savait pas si c’était le fait qu’il ne reconnaissait pas son propre appartement ou s’il ne se souvenait pas de leur relation qui l’inquiétait le plus. Ou alors, il se moquait d’elle. C’était même l’option la plus probable, connaissant Antoine. Il avait sans doute attendu qu’elle vienne le réveiller pour lui faire la blague de sa vie. C’est pas drôle Antoine, on va être en retard au boulot Avant l’annonce de son imminent divorce, le jeune homme avait pris l’habitude de partir une demi-heure après Léopoldine, histoire de ne pas éveiller les soupçons sur leur relation, mais depuis qu’il avait officialisé sa séparation, il avait arrêté de faire semblant. Léopoldine quant à elle n’avait pas vraiment peur que Thomas ne découvre quoi que ce soit, il n’avait plus guère de contacts avec les gens du ministère, et personne ne faisait vraiment attention à l’attitude de la jeune femme. Après tout, qui pouvait douter que l’alchimie entre le couple n’était que factice, une grosse farce ? Même Thomas y croyait, alors pourquoi pas les autres ? J’ai laissé un croissant sur la table, il faudra penser à racheter du thé noir, je crois qu’il ne reste qu’un sachet Persuadée qu’il s’agissait d’une plaisanterie, Léo continua de garder son sérieux, lui montrant qu’elle ne gobait pas ses bobards. Après tout, ils étaient amants depuis assez longtemps pour qu’il ne soit plus surpris de la trouver dans son lit ! Elle passait presque plus de temps dans l’appartement d’Antoine que chez elle ! Il fallait vraiment être idiot pour croire en la fausse surprise du jeune homme. Ferme ta bouche, tu vas finir par gober des mouches Lança-t-elle, le sourire à nouveau aux lèvres.

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MessageSujet: Re: one more night (noblegall)   Mer 22 Juin - 14:33

Ils se regardèrent dans le blanc des yeux pendant un moment. Antoine faisait les gros yeux, attendant sa réponse acceptable tandis que Léo restait plantée là, devant lui, à buguer en clignant des yeux plusieurs fois. Il fronça les sourcils lui-même, parce que vraiment toute cette histoire était trop bizarre et qu'il avait l'impression de ne plus avoir les yeux en face des trous. Léo sembla se remettre de ses émotions et lui balança, un brin exaspéré : « C’est pas drôle Antoine, on va être en retard au boulot. » Non, Antoine n'avait jamais été très drôle, pas franchement son genre. Et puis, arrêt sur image, réfléchissons deux secondes. En retard au boulot ? Depuis quand Léo travaillait ? Depuis quand il travaillait ? Antoine n'avait jamais travaillé de sa vie encore. Il avait bien fait quelques jours au ministère, aux côtés de son père, mais c'était quand il était gosse et que son père lui prêtait encore une réelle attention. « J’ai laissé un croissant sur la table, il faudra penser à racheter du thé noir, je crois qu’il ne reste qu’un sachet. » Elle était tellement sérieuse que ça inquiétait beaucoup Antoine. Il s'attendait presque à ce que Léo, d'une seconde à l'autre, n'éclate de rire et lui balance que tout ceci n'était qu'une blague très drôle qu'elle avait imaginé pendant la nuit. Après tout, il ne la connaissait pas si bien que ça. Ils avaient partagé quelques instants, quelques mots échangés, des brasses dans la piscine. Il attendait toujours son texto pour un prochain rendez-vous, un vrai, tout habillé. Et voilà que là, il se retrouvait en tenue d'Adam devant elle, qu'elle n'avait pas du tout l'air gêné et qu'elle se trimbalait, de son côté, en très petite tenue. Ça lui allait beaucoup mieux que son maillot de natation et entre les mille choses qui s'agitaient dans son cerveau, il restait une place pour penser que Léopoldine était sublime. « On boit du thé noir ? », fut la seule chose qu'il trouva à répondre. Il ne se souvenait pas être un grand fan de thé. Il arborait toujours une mine surprise, décontenancé. « Ferme ta bouche, tu vas finir par gober des mouches », lâcha-t-elle en souriant. Ah, c'était déjà plus le genre de truc qu'Antoine s'attendait à ce qu'elle dise. Au moins, cela lui fit fermer la bouche et reprendre un peu plus de contenance. Il jeta un regard sur ses fringues en boule et arracha la couette du lit pour s'en entourer et sautiller jusqu'à eux. « Je suis un peu perdu, Léo », fit-il en gigotant comme un asticot dans sa couette pour enfiler son caleçon en premier, puis le reste. « Soit je suis amnésique soit... Je ne sais pas. Il y avait bien la réunion des Onze hier soir, mais je n'ai pas abusé sur l'alcool », fit-il. En fait, il n'avait pas eu envie de se soûler en compagnie de ses camarades parce qu'il pensait trop à elle, à leur cours de piscine de la veille et au texto qu'elle ne lui avait toujours pas envoyé. Elle occupait ses pensées malgré lui et il n'arrivait pas à comprendre quel sorte d'enchantement elle lui avait lancé. Là encore, il ne pouvait s'empêcher de détailler son corps découvert et même si elle semblait avoir mystérieusement vieillie, elle restait belle. Il garda la couette autour de lui parce qu'il sentait monter la pression mécanique de ses attributs masculins. Ça, c'était une chose difficile à contrôler. L'effet magnétique que Léo avait sur lui surpassait l'incompréhensibilité de l'instant.

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MessageSujet: Re: one more night (noblegall)   Sam 25 Juin - 20:49

Finissant sa tasse de café, elle l'observa en souriant, l'air toujours amusé. Antoine n'était pas du genre à aimer plaisanter dès le matin. En tout cas c'était ce qu'elle croyait jusqu'à maintenant. Il était très bon acteur, allant jusqu'à feindre la pudeur comme si elle était sincère. Plutôt que de travailler au ministère, peut-être ferait-il mieux d'envisager une carrière d'acteur? Il avait enroulé la couette autour de son corps dénudé pour se diriger vers le tas de vêtements oubliés sur le sol la nuit précédente. C'était presque dommage. Elle aurait apprécié de le reluquer une dernière fois avant de se rendre au bureau. Trainer avec des fantômes toute la journée lui plaisait, mais elle préférait tout de même fréquenter Antoine. Je suis un peu perdu, Léo Il se tortilla, la couette masquant toujours son corps, des pieds jusqu'au milieu du torse. Soit je suis amnésique soit... Je ne sais pas. Il y avait bien la réunion des Onze hier soir, mais je n'ai pas abusé sur l'alcool Les Onze ? Arrête ton... Tu revois les Onze maintenant, toi ? Ils avaient disparus depuis longtemps, en tout cas Antoine ne les avait pas mentionnés depuis qu'ils avaient repris contact plusieurs années auparavant. Les Onze s'étaient séparés après Beauxbâtons et ne se croisaient qu'à de rares occasions, ne laissant pas vraiment paraître leur ancienne association. En tout cas, elle n'avait plus entendu parler d'eux depuis la campagne de Solange, et pourtant ils avaient ardemment milité dans le camp des royalistes, contre toute attente. Léo n'avait rien contre eux, en dehors de De Thuisy, mais tout de même. Fricoter avec l'ancienne jeunesse dorée de la noblesse n'était pas très bien vu à l'heure actuelle, surtout lorsqu'on travaillait pour le nouveau magistral. Attends, amnésie ? Elle arqua un sourcil, s'approcha de lui, posa sa main sur son front, commençant à s'inquiéter. Pas de fièvre. Donc pas d'hallucinations. Il avait l'air tellement sérieux. Il jouait décidément trop bien pour bluffer. Amnésie comme dans perte de mémoire ? Elle mordit sa lèvre inférieure, baissant les yeux, pensive. Et s'il disait la vérité ? S'il avait vraiment perdu la mémoire ? En tout cas il se souvenait d'elle. Et de son identité. C'était un bon départ. Tu sais où on est au moins ? Quelque chose lui disait que non, qu'Antoine n'avait aucune idée de la teneur de leur relation plus ou moins tumultueuse et de toute manière extrêmement peu orthodoxe. Que dirait-il lorsqu'elle lui annoncerait qu'elle trompait son mari avec lui ? Lorsqu'elle lui dirait qu'il était en instance de divorce majoritairement à cause d'elle, elle, Léopoldine qui avait refusé de faire la même chose de son côté, restant avec Thomas malgré son manque de sentiments pour ce dernier.

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MessageSujet: Re: one more night (noblegall)   Jeu 30 Juin - 21:26

« Arrête ton... Tu revois les Onze maintenant, toi ? », lui répondit-elle et Antoine fronça les sourcils de plus belle. En fait, sa première pensée fut qu'il n'avait jamais dit à Léopoldine qu'il faisait parti de l'obédience, parce qu'ils ne se connaissaient pas encore si bien que ça. Et maintenant, elle lui demandait s'il les revoyait ? Mais Antoine n'avait jamais cessé de les voir. C'était insensé. Il commençait à croire que quelque chose n'allait vraiment pas. « Mais... », bredouilla-t-il avant d'être interrompu par Léopoldine. « Attends, amnésie ? », s'interrogea-t-elle tout haut en s'approchant pour lui plaquer une main sur le front. « Amnésie comme dans perte de mémoire ? Tu sais où on est au moins ? » Non, il n'en avait aucune idée et se mordit la lèvre inférieure. Il attrapa la main de Léo pour la dégager de son propre front, avant de la regarder d'un air grave. « Je n'en ai aucune idée Léo. Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Un détail attira son attention derrière la jeune fille - enfin, elle n'avait plus l'air si jeune désormais. Un calendrier immaculé, où trônait fièrement le numéro 2034 en en-tête. Il se sentit blêmir, sa tête tournait un peu. « Quoi ? 2034 ? On est en 2034 ? Merde, c'est quoi ce délire ? », fit-il, légèrement étourdi par l'étrangeté des choses. Était-ce une blague ? Une mise en scène grotesque ? Mais tout paraissait si réel, pourtant. Comment Léopoldine aurait-elle fait pour réaliser tout cela ? Alors, un saut dans le temps ? Était-ce vraiment le futur ? Un futur où Léopoldine, qu'il venait à peine de rencontrer, était là ? « Ok, alors j'ai... 2034, j'ai trente-six ans ? Et... On est ensemble ou... » Ou on couche juste ensemble, voilà les mots qui restèrent dans sa gorge. Il commençait à s'adapter à la situation. Mieux valait réfléchir et comprendre plutôt que de paniquer inutilement. « Et... Le duché ? », demanda-t-il, fébrile. C'était son ambition de toujours, s'était-elle réalisée ? Avait-il gagné, ou était-ce Constance ? Un autre ? Et Juliette, sa sœur, qu'était-elle devenue ? S'il se retrouvait soudainement en 2034, alors il avait loupé douze ans de sa vie. Douze ans, c'était énorme. Comment était-ce possible ? Des milliers de questions lui titillaient le bout de la langue mais se taisaient pour l'instant. Car à ce moment précis, c'était Léopoldine qui se tenait près de lui. La même femme à qui il avait tenté d'apprendre à nager. La même femme qui avait commencé à occuper ses pensées... douze ans plus tôt.

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