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 you're impossible to find (n)

Vers les étoiles, à travers les difficultés
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❝ HIBOUX : 16
❝ CÔTE DE POPULARITE : 539
❝ MIROIR : sofia arellano.
❝ CREDITS : myself & tumblr.
❝ DIALOGUES : darkkhaki.
❝ ÂGE : 21 ans.
❝ STATUT SOCIAL : évincée.
❝ OCCUPATION : étudiante rubissanne, sixième année, cursus maîtrise de la magie. gardienne de l'équipe cristal.


VIENS AVEC MOI, NOS CŒURS À LA LUMIÈRE, LES ÉTOILES DANS NOS BRAS, ET NOS ÂMES EN ENFER.
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Toc, toc, toc. Ses ongles tapent sur la table en bois d'un rythme régulier, qui résonne dans la grande bibliothèque quasiment vide. Toc, toc, toc. Son autre main maintient son menton déposé sur sa paume. Toc, toc, toc. Une fois encore, elle soupire. Son devoir d'occlumancie avance d'une lenteur totalement indécente. Elle a pourtant tenté de mettre toutes les chances de son côté en rassemblant un maximum d’informations. D'ailleurs, c'est ainsi que la table qu'elle occupe pourtant seule, a été assiégée par une dizaine de grimoires poussiéreux et vides de sens à ses yeux. Elle n'a jamais été une élève modèle, Lana. Les cours l'ennuient, elle compte sans cesse les secondes, jusqu'à ce que son esprit soit déconcentré par une nouvelle source d'attention. Malencontreusement, elle s'est endormie plusieurs fois en classe, lui conférant un allé simple dans le bureau de la directrice. Trop distraite, trop dans la lune, pas assez concentrée, immature, insolente, impolie.. Tous ces doux adjectifs se sont enchaînés dans sa scolarité entière, faisant d'elle la bête noire de ses professeurs. Lana Escoffier n'est et ne sera jamais première de la classe, une élève studieuse ou une source d'inspiration pour les plus jeunes. Lana, elle est comme elle, avec tous les défauts qui lui collent à la peau et qu'elle traîne fièrement derrière elle. Parce qu'après tout, si elle n'est pas fière d'elle, qui le sera ? Tandis qu'elle observe les étudiants déserter un à un la bibliothèque, ses yeux clignotent. Elle baille. Et ses paupières se ferment un instant de trop. Dehors, il fait nuit depuis longtemps déjà. Elle a arrêté de regarder l'heure. Elle s'oblige à retarder cet instant, pour avoir la folle impression que le temps passe beaucoup plus vite qu'elle ne le croit. Mais ce n'est qu'un leurre. Les secondes se transforment en minutes et les minutes en heures. Et surtout, sa dissertation n'avance pas. Elle imaginerait bien une excuse idiote, pour expliquer pourquoi elle n'a pas eu le temps de finir son devoir à temps. Mais malheureusement, le quota d'excuses idiotes en stock a été dépassé depuis des années. Quand elle rouvre les yeux, quelques minutes après s'être (elle croit) endormie, elle remarque que la bibliothèque est désormais entièrement vide. Elle, ne partira pas. Pas avant d'avoir terminé cette foutue dissertation. Parce qu'elle est du genre borné, Lana. Elle s'entête un peu trop, s'obstine démesurément, s'acharne jusqu'à ce que son but soit atteint. Et cette fois, son principal obstacle est cette fatigue qu'elle traîne depuis une semaine. Une semaine depuis sa chute durant le match de quidditch. Une semaine depuis son altercation avec Nicolas. Une semaine qu'elle ressasse cette scène à longueur de temps, qu'elle se remémore le match et qu'elle fait tourner ses paroles en boucle. Il l'a fait tomber. Mais il a aussi fait tomber son coéquipier. Ce type est fou. Elle n'a pas réussi à trouver d'autre mot pour le qualifier. Il faut être sacrément dérangé pour attenter à la vie de deux personnes et continuer d'afficher ce putain de sourire qu'elle rêve de lui faire ravaler. A l'inverse de ce qu'elle lui a dit, elle ne quittera pas l'équipe Cristal. Elle va laisser les choses se tasser avant de reprendre l'entraînement, car, ce n'est pas Nicolas Beaumanoir qui l'empêchera de faire ce qu'elle a envie. Pourtant, cela fait désormais une semaine, sept longs jours, que Lana s'obstine à le chercher du regard. Elle arpente les lieux avant d'entrer dans une pièce. Elle regarde au loin dans les couloirs. Elle se retourne quand elle marche. Et si son visage apparaît soudainement, elle fait demi-tour sans demander son reste. Pour l'instant, son plan semble fonctionner, elle ne s'est pas retrouvée près de Nicolas et il ne lui a pas adressé de nouveaux mots blessants. C’est p’t’être lâche de fuir ainsi. C’est p’t’être lui donner raison et le faire jubiler encore plus qu’il ne jubile déjà. Mais Lana ne peut se résoudre à se retrouver de nouveau (et si vite) près de lui. Elle ne sait pas vraiment comment les choses ont pu déraper ainsi. Est-ce de sa faute ? Est-ce celle de Nicolas ? Est-ce de leur faute à tous les deux ou est-il totalement dérangé au point de vouloir assassiner tous ceux qui le dérangent ? La poupée se pose mille et une questions, se tracasse la caboche au point de ne plus fermer les yeux. Une fois encore, elle baille, mais ne s'en formalise pas. Pourquoi la déteste-t-il autant ? Pourquoi s'acharne-t-il sur elle alors qu'elle n'est pas la seule élève évincée dans l'école ? Pourquoi ne peut-il tout simplement pas oublier qu'elle existe ? Pourquoi.. sa question se perd dans les méandres de ses pensées tandis que ses yeux se posent sur le nouvel arrivant : Nicolas. Son cœur se resserre un instant et se met soudainement à tambouriner. Barre-toi, qu'il tente de lui dire. Barre-toi et vite. Lana ouvre un grimoire et se cache derrière. Il ne l'a pas vu. Du moins, pas encore. Et sans attendre, elle rassemble deux trois livres et part se réfugier dans la première allée venue. Elle marche vite, regarde sans cesse derrière elle. Elle passe dans une autre allée, puis encore une autre. Elle se tourne pour regarder de nouveau derrière et, soudain, c'est l'impact. Elle percute violemment quelqu'un alors qu'elle s'était presque mise à courir. Le choc l'oblige à reculer de trois pas. Elle lâche les grimoires qui viennent fracasser le sol d'un bruit qui réveillerait même les morts. Pour passer inaperçu, c'est loupé. C'est avec horreur qu'elle se rend finalement compte que l'étudiant qu'elle vient de percuter n'est personne d'autre que Nicolas. Comment a-t-il fait pour se retrouver ici aussi vite ? Le silence tombe aussi lourdement que ses grimoires, vient écraser ses épaules et l'oblige à regarder ses pieds. Le rouge lui monte aux joues. Son cœur bat de façon totalement irrégulière. Elle tuerait pour ne pas être ici à cet instant. C'est encore trop tôt pour l'affronter. Elle refuse de le regarder et s’accroupie soudainement pour rassembler ses grimoires. Il faut qu'elle parte, et vite. « Tu peux pas regarder devant-toi quand tu marches ? » Les mots sont crachés sans délicatesse aucune, d'une mauvaise foi flagrante. Et au fond, elle se fout de passer pour la méchante de service. Elle sait que Nicolas n'est pas sans reste et que bientôt, très bientôt même, une nouvelle pluie d'insultes et de reproches s’abattra sur elle.

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❝ STATUT SOCIAL : héritier du comté d'Alsace


Il n’a pas trouvé une seule potion capable de lui donner un résultat satisfaisant. Rien. Pas la moindre évolution sur sa condition de vélan, il le sent au plus profond de son être. Il a tout essayé, même de fabriquer une Felix Felicis pour se donner un peu plus de chance pour remédier à son problème, mais rien n’y fait. Ca l’agace. Terriblement. L’incident produit avec Lana l’a affecté, et il ne supporte plus de se soucier d’elle ni même d’essayer d’avoir la main mise sur elle. Il la suit, en permanence. De loin, de plus près, mais bien dissimulé, il l’observe, s’assure qu’elle va mieux, qu’elle n’ait pas subi des séquelles irréversibles sur sa chute. Mais elle semble terriblement sur ses gardes, comme si Lana sentait qu’il était toujours sur ses talons comme une ombre dont il est impossible de se défaire. Il ne le fait pas de gaieté de cœur pourtant. Nicolas se déteste et s’abreuve de sa haine envers cette torture divine qui le détruit à petit feu. Pourtant, il n’a pas changé sa routine. Sa vie est d’un monotone sans nom, et elle semble lui convenir ainsi. Il n’a jamais été autant solitaire l’héritier d’Alsace parce qu’il a besoin de taire ses démons, besoin de s’isoler pour faire la paix avec soi-même, mais jamais il ne semble trouver le repos. Lana l’en empêche. Lana le trouble. Elle le hante jusqu’à ses rêves les plus fous, il ne cesse de lui courir après. Elle ne veut plus de lui. Nicolas en est malade. La vérité, c’est que le jeune homme à la chevelure blonde a les traits qui se sont creusés, qu’il a perdu l’appétit et qu’il trouve difficilement le sommeil. Il fait pourtant tout son possible, se force chaque jour, mais l’amour et la déception semblent avoir pris le contrôle de son être. A son grand regret, il n’est plus maitre de lui. La seule chose qu’il parvient à gérer, ce sont les cours. Surement parce que la jeune femme est dans un périmètre restreint puisqu’ils suivent le même cursus. Jamais il n’aurait cru devoir supporter une telle situation. Il passe de plus en plus de temps à la bibliothèque le Saphiroy, parce qu’il a besoin de trouver une solution qui l’épargnerait et qui arrêterait de l’entrainer outre tombe. Ses devoirs, ils sont toujours faits en avance pour qu’il lui reste plus de temps à accorder à lui-même et ses recherches. Aussi, il berne tout le monde. Chaque élève de sa promotion croit qu’il travaille d’arrache-pied pour réussir, mais la vérité est ailleurs. Tout ça à cause d’une fille, tout ça à cause de Lana. C’est encore elle qui occupe ses pensées alors qu’il pousse les portes de la bibliothèque, et comme s’il avait provoqué sa présence, il la trouve là, malgré l’heure tardive, présente à l’endroit qu’il fréquente le plus. L’éviter devient compliqué. Il ne peut en définitive pas se priver de la bibliothèque, c’est comme sa propre chambre, c’est un lieu où il vit et où il a toujours vécu comme en Alsace. L’éducation de sa mère l’a toujours poussé dans ce sens. Nicolas fait en sorte de ne pas la voir, l’ignorant au possible, mais là encore, c’est compliqué. Il sait où elle est. Son parfum le trouble, il le sent des mètres à la ronde. Il lui est difficile de passer outre. Se concentrant sur sa recherche de grimoires, il se rend dans une allée où il cherche un livre de botanique mais tout ce qui se répète dans sa tête au lieu du nom du bouquin, c’est le prénom de l’Espagnole, comme une rengaine impossible à oublier. Secouant la tête pour essayer de se refocaliser sur sa tâche du jour, il attrape plusieurs grimoires sans se soucier de leurs titres et alors qu’il fait un quart de tour pour partir dans la direction de la salle pour consulter les livres, il percute une étudiante de plein fouet. Lana. Il le sait. Se cramponnant à ses livres, les siens ne se déversent pas au sol mais reste dans ses mains, contrairement à ceux de la petite brune qui oublie qu’elle est dans une bibliothèque et tempête. Le jeune homme en vient à la conclusion qu’ils ne peuvent tout simplement pas s’éviter, car il a tout fait pour ne plus la rencontrer mais c’est elle qui est venue à lui. Elle lui aboie dessus, littéralement. Pas un regard, un seul. Elle ne lui accorde rien. Elle le blesse, elle l’égratigne. Pas par ses mots, ils sont sans importance, mais tout son être bouillonne d’une colère noire envers lui et ça, il a dû mal à l’accepter. Elle le ternit un peu plus. Il ne sait même pas quoi lui répondre à la ravissante étudiante. Il ne peut pourtant pas la laisser le vaincre et le sacrifier à petit feu. « Si t’avais suivi ton excellent conseil, tu aurais réussi à m’éviter, idiote. » Il regrette déjà ses mots, parce que c’est lui qui provoque ses propres maux. Pourtant, Nicolas lui tend la main, non pas pour enterrer la hache de guerre mais pour laver son affront, en proie à une confrontation entre le vélan et l’humain, ne sachant plus comment faire, comment se comporter. Nicolas est perdu. Comment peut-il faire pour se la sortir de la tête ? Il en est incapable. « Tu me prends la tête ! » Qu’il lâche sans s’en rendre compte. Il est furieux après lui-même. « Maintenant si tu veux bien m’excuser, j’ai du travail. » Et il tourne les talons sans lui accorder un regard supplémentaire, partant s’asseoir. Ce n’est que lorsqu’il s’assoit à une table qu’il constate que les bouquins dont il s’est emparés ont tous quelque chose à voir avec les philtres d’amour ou sont des tragédies. Il se lève alors brusquement, toujours autant troublé par son propre comportement et retourne dans l’allée pour retrouver Lana et lui tendre un livre comme si c’était elle qui l’avait fait tomber. « Tiens, je crois que c’est à toi. » Nicolas ne se rend même plus compte de sa bêtise, l’air est irrespirable.

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Crevez-moi le cœur je suis prêt.
Je n'étais qu'un fou, mais par amour elle a fait de moi, un fou, un fou d'amour. Mon ciel c'était ses yeux, sa bouche. Ma vie c'était son corps. Je l'aimais tant, que pour la garder je l'ai tuée. @johnny hallyday ≈ requiem pour un fou©️ alaska.  

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Elle a passé des jours entiers à surveiller ses arrières, des jours entiers à faire attention aux moindres signes, des jours entiers à détailler chaque visage avec attention, et, des jours entiers à prier le ciel de lui accorder un peu de chance, pour une fois. Mais Lana n'est pas d'une nature très chanceuse, et, à vrai dire, la jeune femme n'est même pas croyante. Ses prières retombent à ses pieds, sa malchance la gifle violemment, et tous ces jours à tenter d'éviter Nicolas se détruisent devant ses prunelles claires. Le choc est brutal, le retour à la réalité l'est encore plus. Nicolas Beaumanoir est la tare de sa scolarité, le cafard qui s'acharne à la démolir, l'enfoiré qui l'humilie pour son bon plaisir et qui s'est donné comme objectif de lui pourrir la vie. Nicolas ne se rend pourtant pas compte que sa vie est assez désastreuse ainsi et qu'elle n'a pas besoin de lui pour s'enfoncer encore plus. Il la traite d'idiote et Lana serre les dents. Et, elle serre ses livres à s'en faire blanchir les phalanges. Peut-être que si elle l'ignore, il ne s'acharnera pas sur elle. Peut-être que si elle fait comme si il n'existe pas, s'il n'est qu'un point d'ombre, un sombre inconnu sans nom ni visage, il lâchera l'affaire et la laissera tranquille. Livres entre les mains, son regard se porte sur cette paume que Nicolas lui tend. Elle reste interdite quelques secondes. Nicolas ne lui a jamais proposé son aide. Nicolas a passé son temps à l'insulter, s'est défoulé sur elle des années durant, l'a fait tomber de son balai et la déteste à s'en rendre malade (du moins, d'après elle). Jamais il s'est montré gentil, avenant, altruiste, ou d'une toute autre forme de gentille à son égard. Elle observe donc cette main avec suspicion. Il doit sûrement lui tendre un nouveau piège. Certaine de cette idée, Lana se relève en ignorant superbement l'aide qu'il lui propose, relève le menton, regard droit et confiant, épaules haussées. Lana est fière, Lana est forte, et Lana n'adresse pas un seul regard à son ennemi. Elle encaisse de nouveau sans un mot, l'air toujours fier et supérieur accroché au visage. Tant mieux qu'elle lui prenne la tête. Tant mieux s'il peut de moins en moins la supporter et tant mieux s'il se met à son tour à l'éviter. Car, après tout, il semblerait qu'elle, est incapable de tenir sa décision plus d'une semaine. Subitement, Nicolas bat en retraite. Il tourne les talons et Lana relâche la pression. Ses épaules s'affaissent et son cœur tambourine fort. Elle n'a peut-être pas gagné la guerre, mais cette bataille est pour elle. « C'est ça ouais, barre-toi. » qu'elle crache entre ses dents serrées, d'un murmure qu'elle seule peut entendre. Elle est mauvaise, Lana, mauvaise à en être vulgaire et à en mettre de côté les bonnes manières qu'elle oublie si souvent. Intérieurement, la jeune andalouse se félicite, elle a réussi à garder son calme tout en ignorant Nicolas. A l'avenir, elle devra mettre à exécution cette nouvelle parade plus souvent. D'un pas décidé, elle avance dans l'allée, prête à retourner faire semblant de travailler, mais Nicolas apparaît de nouveau dans son champ de vision. Il avance vers elle avec ce même pas décidé qu'elle vient elle-même de stopper. « ¡ Madre mía ! » Son palpitant s'affole de nouveau. Elle se retourne, prête à cavaler en direction de la sortie. Mais ses pensées ont mis quelques secondes de trop à s'organiser et, soudainement, Nicolas se retrouve de nouveau face à elle, comme si il n'était jamais vraiment parti. Lana s'autorise enfin à le regarder, la boule au ventre. Il lui fait toujours aussi peur que la dernière fois, et elle craint d'avance ce qui va suivre. Que va-t-il inventer cette fois ? Sur quoi va-t-il l'attaquer ? Ses yeux dérivent sur le livre qu'il lui tend. Elle détaille la couverture sans un mot. Muette, elle lit les lettres qui y sont inscrites. Elle entrouvre la bouche. Et le temps se stoppe durant quelques secondes. Quand elle revient finalement sur terre, ses yeux n'ont toujours pas quitté le livre. « Tu es complètement fou !» s'exprime-t-elle d'un timbre un peu trop haut perché. « Me faire tomber, m'humilier, m'insulter, tout ça, ça ne te suffit pas ? » Elle le fusille du regard. Elle sait qu'elle devrait l'ignorer de nouveau, qu'elle devrait continuer de marcher sans un regard en arrière, sans lui adresser un mot, sans s'offusquer face à ses idées dérangées. Mais Lana est une incorrigible andalouse qui s'énerve quand son sang se met à bouillonner en elle, qui s'exprime quand les mots ont besoin de sortir et que son cœur déborde d'émotions démesurées. Le problème de Lana, c'est cela. Elle est la démesure. Elle est le feu qui brûle, elle est les flammes qui dansent et les braises qui crépitent. Elle est la tempête qui dévaste et le volcan qui entre soudainement en éruption. Elle est cette pluie de grêle en plein été, cette tempête de neige en décembre. Elle est les sentiments incarnés et le naturel transpirant. Alors, soudainement, malgré l'heure tardive et l'improbabilité du lieu, Lana hausse le ton, Lana s'emporte et Lana laisse tomber ses livres pour attraper celui de Nicolas. « Quand je t'ai dit de ne plus m'approcher, j'étais sérieuse ! Ça fait une semaine que je t'évite, une semaine que j'essaye de faire de mon mieux pour ne plus avoir affaire à toi, une semaine que j'ai peur de te croiser de nouveau. Et toi, là, comme si de rien n'était, tu te ramènes avec ta sale tête et son stupide livre. Pourquoi est-ce que tu te sens obligé de ramener le sujet sur le tapis ? Tu ne me plais pas, je te déteste et j'aimerais mieux embrasser un troll des montagnes plutôt que toi. Va te trouver une nouvelle victime à rabaisser et humilier, moi j'en ai marre de devoir faire face à tes sautes d'humeur et ta méchanceté. » Elle a attrapé sauvagement le livre et le jette brutalement au sol, plusieurs mètres plus loin. Pas le temps pour elle de reprendre son souffle que  de nouveaux se bousculent déjà. « Tu es quelqu'un de détestable, tu ne te rends pas compte du mal que tu fais ni que tes agissements ont un réel impact. Ou peut-être que si, tu t'en rends compte. Mais si tel est le cas, c'est encore pire que ce que j'imaginais. Rentre toi dans le crâne que tu ne détruiras plus ma vie et que ce genre de blague comme tu viens de faire ne m'atteindra plus. Garde ta tragédie pour toi et ton prochain souffre douleur. » Sa voix tombe finalement, s'éteint non sans laisser un goût amer dans sa bouche. Elle a les prunelles accrochées à celles de Nicolas, d'un air de défit, d'une détermination sans faille ni faiblesse. Elle ne flanchera plus devant lui. C'est une Escoffier, après tout. Et si Nicolas crache sur son nom et ses origines, elle, porte avec honneur ce nom symbole d'une révolution et d'un nouveau temps.

Spoiler:
 

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