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 si tu es ici, qui dirige l'enfer ? (achille)

Vers les étoiles, à travers les difficultés
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equo ne credite
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❝ HIBOUX : 487
❝ CÔTE DE POPULARITE : 1090
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❝ OCCUPATION : rubissane, diadems en sciences magiques afin de devenir baguettiste, gardienne pour les diamants - et, en échange de quelques palefrois, répare les baguettes cassées et fait du discret trafic de maléfices et sortilèges kanaks.




if you had told me five years ago that i would be dating you,
i would have said "oh, is everyone else on the planet dead?"


Et le pire, dans tout ça, c'est qu'Orna avait été prévenue. Elle avait écouté le podcast de l'interview – car elle était curieuse, et qu'elle voulait se renseigner sur ces prophéties abracadabrantes qui amusaient tant la société sorcière. Alors qu'elle était allée acheter quelques traités d'alchimie appliquée pour la rédaction de son mémoire, sur un coup de tête, elle avait ajouté Un jour, l'apocalypse magique à la pile de ses achats. Juste comme ça. Elle ne l'avait pas ouvert, et en 2022, il traînait quelque part sur sa table de nuit. Et le comble, le véritable comble, c'est que Victoire l'avait aperçu, et avait haussé un sourcil circonspect. "T'y crois ?" / "Aucune idée. Entre nous, je crois que ce type est fou. Mais, tu sais, je crois aussi que l'Histoire a prouvé que beaucoup de fous avaient raison."

***

Pourtant, quand elle se réveilla ce matin-là dans des draps étrangement doux, quelque part dans une chambre inconnue, face à un dos masculin, et apercevant, au dessus dudit dos, une large fenêtre donnant sur une vue tout à fait étrangère, la première pensée d'Orna ne fut pas 'bien vu, Séraphin' mais quelque chose d'un rien plus proche de 'bordel de Merlin de what the -'. Elle roula sur le dos, fixa le plafond. Déglutit. Tenta frénétiquement de rassembler des indices, des souvenirs. Elle était pourtant absolument certaine que la dernière chose qu'elle ait fait avant de s'endormir, la veille, c'était amener un bol de salade de fruit volé des cuisines à Prim. Elle s'était assise au bord de son lit et lui avait demandé quelques conseils en matière de littérature moldue, car elle avait récemment pris la décision de gonfler ses connaissances en la matière. Après quoi elle s'en était allée traîner son pyjama jusqu'à sa propre chambre, où elle était tombée de fatigue. Créature rationnelle, elle refusait de céder à la panique. Même si la première explication lui apparaissant nettement était le fait d'avoir été mystérieusement kidnappée et/ou droguée, elle connaissait suffisamment la magie pour ne pas naïvement considérer l'improbable comme étant impossible. Après tout, Orna était plus ou moins certaine d'avoir déjà entendu des légendes urbaines fumeuses clamant des cas de télépathie si intenses que certains esprits finissaient par se perdre dans le corps d'un autre. Alors certes, s'il y avait bien une personne sur terre qui avait réussi avec brio à cacher la moindre inclination télépathique pendant deux décennies, c'était bien Orna, mais le monde étant l'imprévisible territoire qu'il était…

D'un mouvement si lent qu'il en était insoutenable, elle parvint à s'arracher aux draps et glisser hors du lit. Le plan, c'était de ne surtout pas réveiller l'inconnu qui, jusqu'à preuve du contraire, était un kidnappeur et/ou le tueur du zodiaque. Accroupie à côté du lit, profondément inquiète par le fait de ne reconnaître ni la nuisette qu'elle portait – le genre de vêtement absurde qu'elle n'enfilerait jamais de son plein gré – ni la couleur de vernis qui ornait ses orteils, elle jeta un coup d'œil radar dans ses alentours. Lorsqu'elle aperçut sa bonne vieille baguette sur la table de nuit, son cœur s'emballa. Ses doigts se jetèrent sur le graal pour le serrer contre elle. Posé à côté de sa baguette, un téléphone portable inconnu, qu'elle fit glisser jusque dans sa paume, sans faire un bruit. Fuir de la pièce et sonner à Prim, indiqua clairement la partie cartésienne de son cerveau à qui elle avait donné l'entière responsabilité de la sortir de là. Mais elle n'en eut pas le temps. Elle ne comprenait rien au modèle du téléphone, alors elle fit ce que tout être humain aurait fait, à savoir, appuyer un peu partout. L'écran s'alluma soudain, lui renvoyant une image d'épouvante. Une photo. D'elle, mais pas vraiment. Un vieillard souriait à ses côtés. Elle, mais pas tout à fait. Orna étirée, Orna lissée. Orna, vue à travers une vitre colorée, ou à travers le regard d'un mélancolique. Cette Orna n'eut le temps de lui renvoyer son regard qu'une fraction de seconde avant de lui tomber des mains. Le téléphone atterrit au sol dans ce qui semblait, au milieu de ce silence, un vacarme. Le dos émit un grognement, le dos roula sur le côté. Elle, ne perdant pas de temps, était déjà sur ses pieds, baguette brandie à l'extrémité d'un bras déterminé. "PAS UN GESTE !" Un regard médusé rencontra le sien, reflétant selon toute probabilité le même abasourdissement. Comme un souvenir à l'envers. Lui, mais pas vraiment. Bordel de Merlin de-. "Pe- Perry ?!" La baguette était toujours tendue entre eux, menaçante, mais le poignet qui la tenait était nettement plus tremblant.


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qui dirige l'enfer ?

Il est des moments que l'on souhaiterait ne jamais vivre. Certains sont douloureux, comme la perte d'un proche, ou un accident. Certains sont pénibles, comme une longue attente, ou un silence gêné. Certains, enfin, sont surprenants. Mais pas dans le bon sens.
Ce matin là fait partie de la dernière catégorie.

Achille n'est pas du matin. Toute personne le connaissant un tant soit peu, sait cela. Soit parce qu'ils l'ont déjà rencontré avant son premier café (incapable d'articuler, les yeux collés, d'une humeur de vieux chien crevé), soit parce qu'ils ne l'ont pas vu émerger avant que le soleil ne soit au zénith. En bref, Achille n'est pas du matin. Pourtant, là, tout semble parfait. Il est dans un demi-sommeil, le genre de ceux où l'on a encore conscience d'être dans son lit, dans des draps frais, respirant un oreiller qui sent bon le propre. Où on est encore un peu dans son rêve – quelque chose à propos d'un fantôme qui ne cesse de lui demander de prendre rendez vous avec un tribunal (on ne questionne pas vraiment les rêves, chez lui. Ça n'indique en aucun cas le futur, c'est juste n'importe quoi!) - et où on a vaguement l'impression de flotter. Et en une seconde, tout tombe à l'eau.

Un bruit sourd le fait légèrement sursauter. Ca vient de derrière lui. Il n'ouvre pas encore les yeux et pousse un grognement. On ne peut pas être absolument classe à toute heure de la journée, que voulez-vous. Puis, Achille entrouvre les yeux. La lumière est trop forte, et il ne comprend pas bien pourquoi. Normalement, son lit n'est pas à côté d'une fenêtre. Mais, il est trop tôt, il y a trop de jour, il ne comprend pas, et cherche seulement à se retourner pour, un voir qui est le malotru qui le réveille, et deux pour ne plus être face à la fenêtre beaucoup trop lumineuse. « PAS UN GESTE ! » crie une voix féminine. Et ce coup-ci, Achille peut définitivement dire adieu au sommeil.

Incapable de fonctionner correctement, il met quelques secondes avant de réaliser qui se tient face à lui. A la voix féminine, son cerveau embrumé a pensé à Zeyneb, une des rares à partager son lit et à rester la nuit entière lorsque cela lui prend. Mais la peau pâle et la chevelure rousse qui se tiennent au bout d'une baguette pointée sur lui n'appartiennent pas à Zeyneb. Les sourcils d'Achille se haussent, ses yeux s'agrandissent. « Pe-Perry ? » fait-elle, sans baisser sa baguette. Achille se redresse dans le lit, se passant une main dans les cheveux. Il n'aime pas le matin, c'est un fait. Il n'aime pas non plus être menacé par une baguette lorsqu'il est sans défense. « Baisse ta baguette » ordonne-t-il d'une voix sourde. Il se frotte les yeux. Lorsqu'il les rouvre, espérant qu'Orna aura disparu, il pousse un long soupir en réalisant qu'elle est encore là. Quelque chose en lui, probablement son cerveau qui se met en route commence à paniquer légèrement. « Qu'est ce que tu fous là, Cheval ? » Sa voix légèrement rauque du matin est posée, sûre. Presque en opposition à ses méninges qui commencent à s'activer. Il a bu hier soir ? C'est pour ça qu'il ne se souvient pas de s'être fait Orna ? Non, non, il se souvient de sa nuit. Pour une fois qu'elle était calme. Il se souvient avoir un peu lu, puis s'être mis au lit. Pas une goutte d'alcool dans cette histoire. Et puis, après son cerveau, se sont ses yeux qui se mettent en route.

Quelque chose a changé chez Orna Cheval. Elle a l'air plus... Plus vieille ? Il plisse les yeux, la regardant comme s'il ne l'avait jamais vue de sa vie. Son cerveau lui murmure que maintenant, ce serait peut-être un bon moment pour paniquer. D'un geste brusque, il s'arrache aux draps, se lève d'un seul coup (et merci-Merlin-il-n'est-pas-nu songe-t-il). Le lit les sépare. « C'est quoi... C'est quoi ce délire ? » lâche-t-il d'une voix un peu moins calme. Il est face à qui là ? Elle ressemble à la petite rouquine qu'il adore torturer, mais ce n'est pas elle. Non, ça ne peut pas être elle. Et pourquoi était-elle dans son lit ?

©️ charney


Spoiler:
 

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Et, car Orna restait Orna, même dans cet univers parallèle incohérent où elle se réveillait aux côtés du dieu de l'esbroufe, quand l'inconnu familier exigea qu'elle baissât sa baguette (au moins, ça réglait la question : cette arrogance, cette aisance dans le fait de donner des ordres, cette capacité à l'irriter en trois mots et une inspiration, ça ne pouvait être que Cotreau-Perry), elle ne fit que resserrer sa prise. Elle semblait le désigner comme coupable de ce cauchemar, de son index posé au sommet de sa baguette, légèrement vacillant, pointé droit sur lui. Orna avait toujours été de ceux qui refusaient de plier proprement le poing autour de la base, malgré les injonctions des professeurs. Injonctions qu'elle n'avait de toute façon jamais pris au sérieux car elle se confortait dans l'autorité de celle qui avait possédé une baguette avant de posséder une dent. Elle avait toujours usé des sorts pour se sortir de la moindre situation gênante, et son bout des bois finement décoré étant le seul élément familier de cette entière scène d'épouvante, non, monsieur, elle ne la baisserait certainement pas. Si Orna avait les yeux écarquillés, le cerveau bourdonnant sous le calcul des probabilités et des impossibilités, le cœur battant dans la gorge à force de ravaler l'âcre sphère de panique, Achille avait l'air étonnement serein. Bien que, puisque ayant fini, tout à fait malgré elle, par connaître les travers de l'énergumène, elle savait que le terme était très mal choisi. Vu les torrents bouillonnants en lui, maître de lui serait plus proche des faits. Les intonations hautaines du comte en carton, qu'elle connaissait par cœur, résonnèrent comme une mélodie bienvenue aux oreilles de la sorcière. Un rocher de connu, une bouée de familier, dans cette scène amèrement indéchiffrable. Si son attitude lui avait fait croire à une lueur d'espoir – ses gestes étaient délibérés, sa voix égale, il savait, devait savoir, où ils étaient, de quelle malédiction ils avaient été frappés – les syllabes modulées par son habituel flegme anglais la brisèrent instantanément : "Qu'est-ce que tu fous là, Cheval ?" Elle avait l'impérieuse envie de l'étrangler. De faire sortir le calme hors de sa gorge jusqu'à ce qu'il ne reste rien d'autre que la peur acérée, légitime. Humaine. Pour l'amour d'Agrippa, pourquoi devait-il toujours être aussi impassible ?

Et tout à coup, une faille. Il se leva, et Orna aurait pu jurer avoir vu sa pomme d'Adam se soulever. Enfin. "C'est quoi… c'est quoi ce délire ?" Peu informatif, mais au moins, cela avait le mérite d'exclure l'amnésie du champ des possibles. Elle ferma les yeux une longue seconde. Espérait lourdement les ouvrir sur une scène connue, sur une réalité différente. Un tour de l'esprit, rien de plus. C'était loin d'être inimaginable. Une arnaque à la pensine, ou un cauchemar particulièrement réaliste. Quand elle les rouvrit, il était toujours là. Elle aussi. Sa baguette toujours dressée droit devant elle. Parce que ça permettrait de répondre à la question, et parce qu'elle en avait toujours eu envie (après tout, ce réveil ne semblant pas répondre aux règles usuelles de leur existence, il n'était pas incohérent de croire en une certaine immunité) elle esquissa un léger mouvement de poignet. Un jet de magie rouge s'élança vers lui et percuta son épaule. Il recula d'un pas sous la surprise – oh ça va, une petite brûlure, presque infime, personne n'en était jamais mort. "Pas une illusion mentale, donc," réfléchit-elle tout haut. Négligemment, comme rayer un élément sur une liste. Pas du tout comme si elle venait de lui jeter un sort sans raison apparente. Son bras retomba le long de son corps, vaincu. Réfléchis, Cheval. Réfléchisréfléchisréfléchis. Elle prit le temps de le dévisager. Lui, mais pas vraiment. Tout comme elle, mais pas tout à fait. Elle était suffisamment calée en arithmancie pour savoir que la solution venait de la différence. Aussi incompétente qu'elle l'était à la délicate discipline de la devinette, elle lui aurait donné la trentaine. Une bribe de souvenir entre les tempes, une voix nasillarde. "Une faille qui a déjoué toutes les lois physiques de la magie." Comme un avertissement qu'elle avait classé quelque part, dont elle avait pourtant oublié la teneur. Parcours scientifique oblige, son premier réflexe fut de vérifier ses intuitions. Orna se baissa pour ramasser le portable, tombé sur le tapis, et reprit son ballet confus de touches, jusqu'à atteindre l'information qu'elle cherchait. L'objet tomba une seconde fois au sol, heurtant son orteil sans qu'elle ne réagisse. "2034." Sans avoir donné l'ordre à son corps, celui-ci se rapprocha du lit qu'elle venait de quitter et s'y laissa doucement tomber, assise, tournant le dos à… à qui ? A quoi ? Son futur ? Non. "Tu sais où on est ?" Sa voix n'était pas aussi forte qu'elle l'aurait voulu. Pensées fixées sur les prédictions qui s'évanouissaient entre ses doigts comme de la fumée, elle n'avait plus assez de concentration à accorder à la bravade.


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qui dirige l'enfer ?

Son cerveau essaie de faire les connexions le plus vite possible. Le lit. Orna Cheval. Quelque chose de changé. Mais là, il doit manquer des données, il y a un certain nombre de choses qu'il ne comprend pas. Le lit. Orna Cheval. Quelque chose de changé. Il se répète les éléments, tout en la fixant. Et elle ferme les yeux, le dérobant à son regard. Et soudain, il respire de nouveau, sans même avoir eu conscience qu'il avait cessé. Comme si être observé par cette étrange Orna lui avait coupé le souffle. Le lit. Orna Cheval. Quelque chose de changé. Il ne comprend rien à ce qu'il se passe, mais ça va venir, se rassure-t-il. Après tout, il est Achille Cotreau-Perry. Et les problèmes ne lui résistent jamais bien longtemps. Celui la ne fera pas exception à la règle.

Et, c'est à peine alors qu'il commence à respirer de façon un peu plus calme, qu'Orna rouvre les yeux. C'est un fait, ses yeux eux n'ont pas changé. Toujours aussi vifs. Mais visiblement, il n'y a pas que ses yeux qui sont restés les mêmes. Elle est toujours aussi têtue, puisqu'elle n'a toujours pas baissé sa baguette. Et lorsqu'il s'apprête à lui faire la remarque (parce que bon, si ça continue il va devoir la désarmer lui-même), elle bouge son poignet. Il voit presque au ralenti le trait lumineux rouge qui se dirige vers lui et qui l'atteint en plein sur l'épaule. Une sensation de brûlure mais surtout de surprise le fait reculer. « Putain mais qu'est ce que.... » « Pas une illusion mentale, donc. » fait-elle en ignorant son cri. Il pose une main sur son épaule, pour évaluer l'étendue des dégâts. Une marque rouge est déjà en train de se faire. Il est bon pour la garder plusieurs jours. Lorsqu'il relève les yeux vers elle, elle est baissée et semble chercher quelque chose, par terre de son côté du lit. Avec une moue dégoûtée, Achille tourne les talons. « Putain de cinglée » jure-t-il à voix basse. Orna le rendra fou un jour. Il en est sûr. Sauf si la situation achève ce qu'il reste de sa santé mentale avant...

(everyone thinks that we're perfect)

Si Orna a décidé de fouiller dans ce qui semble être un téléphone de là où se trouve Achille, lui décide de chercher d'autres indices dans la pièce. C'est une grande chambre assez grande, et la fenêtre donne sur Paris, c'est une certitude. Un grand dressing entrouvert laisse apercevoir des chemises, des vestes, et des chaussures. Sur un petit bureau en bois clair sont jetés pèle mêle des dossiers qui portent tous des noms. Certains sont annotés, et Achille reconnaît son écriture. Il s'approche doucement de ce coin là et commence à en feuilleter quelques uns. Des dates de rendez vous, des dates de comparution, des procès verbaux... Il fronce les sourcils. On dirait un travail d'avocat... Mais quelque chose ne lui semble pas juste et attire son regard.
Sauf qu'il n'a pas le temps de s'en préoccuper plus longtemps qu'un petit bruit de chute le fait légèrement sursauter. Se maudissant lui-même d'être aussi à fleur de peau ce matin, il se retourne vivement. « 2034. » dit Orna, avant de s'asseoir sur le lit. 2034. Est ce que ça signifie qu'ils sont en 2034 ? Ca expliquerait pourquoi elle a l'air plus vieille... Alors qu'elle lui tourne le dos, il se rapproche du lit, et l'observe à la dérobée. Elle a l'air complètement perdue, démunie. Et il commence à la connaître un peu. Elle serait incapable de monter un plan pareil juste pour lui faire du tort à lui. Elle le déteste, mais pas à ce point. « Tu sais où on est ? » Il entend à peine la question tant elle est posée par une toute petite voix. « Non. » Sa réponse à lui est claire, mais pas aussi sèche qu'il l'aurait voulu. Ca lui en coûte de se l'admettre, mais il ne fait pas le fier non plus. « Enfin, je crois qu'on est chez moi... Ou là où je vivrais en 2034 en tout cas. » Son cerveau commence à se faire à l'idée du voyage dans le temps.

Sur la table de nuit, il repère une petite radio magique. Comme une bouée de sauvetage au milieu de la mer de questions dans laquelle ils pataugent. Il l'allume et cherche frénétiquement les stations dans l'espoir d'entendre quelque chose d'intéressant. Ils ne peuvent pas être les seuls à vivre ça, pas vrai ? Quel destin tordu pourrait leur infliger ça à eux deux ? Juste eux deux. Mais rien. Des chansons, des publicités, même les informations ne parlent pas d'un quelconque bond dans le temps, et il s'en désintéresse n'écoutant pas la suite pour se diriger vers ce dressing qu'il a repéré.
Il l'ouvre d'un geste vif. A l'intérieur, des chemises d'homme, des vestes de costume... Et quelques vêtements féminins. Il ferme les yeux et pousse un long soupir. Il en sort une, qui lui semble familière. Bien sûr qu'elle est familière. Ca ressemble tout à fait au genre de vêtements que porte... portait ? Orna. « Si on est dans le futur Cheval, tu dois être SDF. J'ai des fringues à toi ici. » lance-t-il. La pique est plus là pour se rassurer que pour vraiment blesser. Un semblant d'habitude dans ce matin qui semble vraiment vraiment trop bizarre. Il n'a que cela pour se raccrocher là, tout de suite. Leur relation, bancale, malsaine, mais ô combien normale. Il a besoin de temps pour comprendre ce qu'il leur arrive, il a besoin de repères, il a besoin de... « Café. » dit-il tout haut. « Il me faut un café. Si on est chez moi, il doit y avoir du café, c'est sûr. » Et il revient vers elle. Il l'observe un instant, et lui sourit. Ce sourire charmeur qu'il maîtrise à la perfection, quelque soit le temps où ils se trouvent. Comme s'il ne venait pas d'insinuer qu'elle dormait dans les rues. « Je crois qu'on en a besoin tous les deux. » Il ne le dit pas, il le sous entend. Allez viens Cheval, on va boire un café, et ça ira mieux, on aura de nouveau la vingtaine et je te rendrai folle, et tu m'en fera voir de toutes les couleurs, surtout du rouge.

(please don't let them look through the curtains)

© charney

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Orna aurait sans doute pu gérer la situation avec plus d'aisance si elle n'y avait pas été piégée avec lui. Achille Cotreau-Perry, indéniablement familier, n'en était pas rassurant pour autant. Elle avait beau doucement commencer à le connaître, assez pour savoir quelles ficelles tirer, quelle action entrainerait quelle réaction, le concept de confiance n'avait jamais fait partie de leur relation. D'un côté, il y avait la répugnance d'Orna à apparaître comme faible, apeurée, hésitante – dans l'ensemble, humaine – aux yeux de son rival d'un temps jadis, et de l'autre, l'amère certitude qu'il avait tragiquement fini par la connaître trop bien pour marcher ne serait-ce qu'une seconde si elle croisait les bras et prétendait être tout-à-fait maître de la situation. Histoire d'une incompatibilité, pile au milieu de leur diagramme de Venn de l'affront quotidien. Elle écouta sa réponse d'une oreille distraite, le volume de ses propres pensées monté au maximum. Peut-être ne voulait-elle pas savoir. Rien. Ne pas entendre. Si elle avait été dotée d'un poil moins d'esprit de combat, la sorcière se serait volontiers plaqué les mains sur les oreilles et aurait fait demi-tour, se glissant dans les draps, se drapant dans une tour d'ivoire de coton blanc, jusqu'à ce que le sommeil fasse ce qu'il faisait le mieux : amener le réveil. Le pire, sans doute, c'était de voir la facilité avec laquelle lui prenait les choses en main. Tandis qu'elle, l'hyperactive chronique, restait immobile, mains sur les genoux, il partait explorer cet étrange futur qui les avait réunis. Couleuvre qui muait, faisait briller ses écailles sous un nouveau soleil. Typiquement Saphiroy, un Achille liquide, prenant la forme du contenant. A côté de ça, elle, elle n'était même pas encore parvenue à accepter cette nuisette qu'elle portait. Volontairement bloquée aux détails, car les surpasser signifierait en venir aux vraies questions. Elle déglutit.  

Et bien sûr, comme si le bourdonnement d'informations n'était pas suffisant – le eux potentiel était déjà énorme, et son encadrement d'inconnues le rendait complètement ingérable, les toits gris par la fenêtre signifiaient-ils qu'elle avait abandonné Nouméa ? – il fallut que Perry allume la radio. Comme s'ils avaient besoin de ça. Une grande claque de 2034. Musique, infos, bribes d'existences incohérentes. Instinctivement, elle ferma les yeux. Tentative enfantine d'ignorer les faits. Comme si ça pouvait lui empêcher d'entendre le cours de la bourse de son avenir. Elle ne voulait pas savoir. Elle ne pouvait pas. Savoir, c'était assassiner l'alternative. Faire des choix. C'était s'enfermer dans une version des faits. C'était accepter les sautes d'humeur d'une magie capricieuse. Ils allaient retourner en 2022 d'une seconde à l'autre. C'était inévitable, tentait-elle de se convaincre. Elle ne voulait emporter aucune prophétie dans son présent continu. "Si on est dans le futur Cheval, tu dois être SDF. J'ai des fringues à toi ici." Les mains d'Orna, pâles sur la soie foncée, se fermèrent sur ses genoux. Les poings absurdes de celle que la magie ne pouvait plus aider. D'un mouvement trop violent pour avoir été décidé, elle se retourna et fondit à travers le large lit jusqu'à la radio, l'éteignant en pressant d'un mouvement sec le bouton. Elle refusait de se complaire dans l'aberrant, d'accepter l'inacceptable. Et tant pis si lui était occupé à détailler les fringues de son alter-ego en devenir. Ecrasé au sol, près de la porte, un sac à main en cuir, duquel un stick pour les lèvres semblait s'être échappé, gisant quelques centimètres plus loin. Une malle au serpent, qui sifflait son nom mais respirait la menace. Non, se répéta-t-elle. Elle ne voulait pas savoir. Petite tête brûlée qui avait peur de l'inconnu. Qui ne supportait pas l'attente. Elle qui l'avait confié à Yann dans un passé lointain d'une semaine, dans un passé proche de douze piges. 'La première chose que je fais en ouvrant un livre, c'est lire la dernière ligne'. Idiote tendance à sauter à la dernière page. Au moins, elle espérait que le destin appréciait l'ironie. Ce connard.

"Café. Il me faut un café. Si on est chez moi, il doit y avoir du café, c'est sûr." Orna cligna. Trois fois. Quatre. Il se fichait d'elle. "Je crois qu'on en a besoin tous les deux." Et peut-être que dans d'autres circonstances, elle aurait été capable de saisir la note de bienveillance en fin de bouche. La tentative de dédramatiser ce qui, à l'évidence, la submergeait. Mais tout ce qu'elle parvenait à conserver plus de trois secondes entre les tempes, c'était : douze ans. on nous a volé douze putain d'années. quand-est-ce qu'on rentre ? – 'si on est dans le futur' - est-ce qu'on rentre ? pourquoi est-ce que rien ne me ressemble ? – 'tu dois être SDF'. Dans les moments d'incompréhension, on se raccroche au familier. Il y avait bien sa baguette – mais le message était clair, elle ne pouvait plus faire confiance à la seule chose à laquelle elle aurait confié sa vie, sa propre magie. Alors elle se jeta sur la deuxième satisfaction des habitudes. "C'est tout ce que t'as à me dire ? Un café ?" Son ton était glacial. Ne supportant pas la position d'infériorité, elle se leva, consciente trop tard que son bien trop léger vêtement était plus révélateur une fois debout. Elle croisa les bras. "Un café, et puis quoi, on va faire les courses ? Se promener ? Parce que tout est tellement simple pour toi, c'est ça ?" Un sifflement, voix grondante. Les émotions gardées sous la peau, bouillonnant sous les taches de rousseur. C'était mesquin, c'était déraisonné. C'était eux. Elle ne voulait pas de sa gentillesse, de sa main tendue, de cet appartement, de cette vie qui n'était pas la sienne mais qui empestait Cotreau-Perry à des kilomètres à la ronde. "Pourquoi tu t'excuserais pas, plutôt, hm ? Parce que si je suis ici, ça veut dire que tu tiens au minimum un membre de ma famille en otage. Tu t'en rends compte, j'espère ? Alors, non, je n'ai vraiment pas besoin d'un café," cracha-t-elle, bras tombés le long du corps pour libérer la cage thoracique, car elle avait besoin d'air, désespérément. "Ce dont j'ai besoin, c'est d'oublier tout ceci, qui de toute façon n'a aucun sens, puisqu'il est évident que je me serais jeté un Avada Kedavra longtemps avant de laisser des fringues chez toi." C'était moins satisfaisant qu'elle ne l'avait espéré. Peut-être car ça sonnait faux, même à ses propres oreilles.  



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❝ DIALOGUES : #6633ff
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❝ STATUT SOCIAL : Comte
❝ OCCUPATION : Saphiroy, huitième année de GRAMME de Social et Politique



qui dirige l'enfer ?

(une chose qu'il déteste)

Achille n'a jamais aimé la danse. Au vu de son statut d'hériter du comté, son père – pas en reste du côté de l'ambition – s'était mis en tête de lui faire prendre des cours de danse de salon lorsqu'il avait une dizaine d'année. Parce qu'on ne sait jamais, parce qu'un jour il pourrait avoir à danser avec une jeune femme de la haute... Par principe, le jeune Achille avait détesté. Il détestait la professeur et sa voix de crécelle, détestait sa partenaire habituelle – une fillette de son âge, blonde aux grands yeux noisette – détestait compter les temps... Mais, son amour de la compétition avait été bien trop fort, et il avait suivi tous les cours, obtenant un niveau plus que satisfaisant. Mais Achille détestait la danse.
Et pourtant, il se retrouvait là, dans le futur, face à une Orna qui semblait vouloir lui rejouer encore et toujours la même chanson. Une danse qui se faisait à deux. Une sacré valse que voilà. Et, en bon gentleman, si Mademoiselle Cheval voulait danser, alors Achille allait mener la danse.

(une, deux, trois)

La voix glacée de la femme face à lui, lui fait l'effet d'une douche froide. « C'est tout ce que t'as à me dire ? Un café ? » lui crache-t-elle. Le sourire d'Achille se crispe alors qu'elle se lève. Pendant un instant qui passe si vite qu'il pourrait ne pas être vu, son sourire qui était alors sincère se bloque, avant de changer. Une seconde, c'est tout ce qu'il aura fallu à Achille pour enfiler son masque habituel. Son sourire est devenu plus calculateur, plus dangereux. « Un café, et puis quoi, on va faire les courses ? Se promener ? Parce que tout est tellement simple pour toi, c'est ça ? » Elle continue, et lui, la façon dont il regarde Orna, c'est comme si un renard fixait la poule qui va lui servir de repas dans un instant... Et quelque chose brille au fond de son regard. Comme un avertissement. « Pourquoi tu t'excuserais pas, plutôt, hm ? Parce que si je suis ici, ça veut dire que tu tiens au minimum un membre de ma famille en otage. Tu t'en rends compte, j'espère ? Alors, non, je n'ai vraiment pas besoin d'un café » Ne me cherche pas Orna. Ne me provoque pas. Il est tôt, la situation est à n'y rien comprendre, il a peur. Oui, le grand Achille a peur. Il ne maîtrise pas tout. Et ça n'arrive pas souvent... « Ce dont j'ai besoin, c'est d'oublier tout ceci, qui de toute façon n'a aucun sens, puisqu'il est évident que je me serais jeté un Avada Kedavra longtemps avant de laisser des fringues chez toi. » Il continue de la regarder, son sourire en coin plaqué sur le visage. Le visage d'Orna a pris cette délicate teinte rouge qu'il adore voir. Généralement, lorsqu'elle apparaît, c'est qu'il a réussi son coup. La voir s'énerver est toujours un délice. Mais là, il n'y est vraiment pour rien, et quelque chose le dérange dans ce fait. S'il était responsable de la colère de la jolie rouquine, il serait fier. Mais là, tout lui échappe... Mais il a reconnu l'endroit où elle les a menés. Cette valse, il la connaît trop bien. Mais c'est à son tour de mener maintenant.

Il hausse un sourcil, comme si ses pensées étaient calmes, comme s'il n'était pas de plus en plus angoissé par ce qu'il se passe. Comme si tout était normal, qu'ils avaient la vingtaine. « Ca y est, tu as fini ? » demande-t-il de son ton légèrement moqueur, mais avec une froideur qui n'était pas là plus tôt. « Alors dans ce cas, peut-être que ce serait à toi de me faire des excuses. Tu crois que j'aurais envie de t'avoir chez moi ? Mais non, t'y pense pas à ça, tu es Orna Cheval, la brave petite, la gentille, et moi, Achille Cotreau-Perry, je suis forcément le grand méchant de l'histoire, pas vrai ? » Les deux derniers mots sont crachés, d'une voix plus forte que ce qu'il aurait voulu. Leur dynamique est toujours la même, et d'habitude, il endosse le rôle du méchant sans problème, peut-être même avec une certaine joie. Mais là, il n'y est vraiment pour rien. Achille fait deux, trois pas en arrière, comme si soudain la proximité d'Orna lui faisait horreur. « Qu'est ce qui me fait croire que t'en as pas après mon argent ? Ou mes titres ? » Une attaque basse, et ô combien fausse il le sait. Il la susurre avec tellement de perfidie qu'elle pourrait être venimeuse. Il croise les bras, et la toise de toute sa hauteur. « Et puis, si tu veux en avoir le cœur net, tu prends le téléphone que t'as dans les mains, et tu regarde les messages. Si tu t'es incrustée chez moi, j'ose espérer que tu m'as prévenu avant. Alors vas-y, regarde. » Ce n'est pas une proposition. Ca peut y ressembler, mais c'est clairement un ordre. Sa voix est toujours froide le timbre habituel signé Cotreau-Perry. Il se tient presque à l'autre bout de la chambre, à fixer la rouquine qui squattait son lit. Et, un goût amer envahit sa bouche. L'impression que ce qu'il va arriver ne va pas lui plaire du tout.  

©️ charney


Spoiler:
 

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si tu es ici, qui dirige l'enfer ? (achille)

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